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Conseils | De la conception naturelle au traitement de l’infertilité : faire un choix éclairé
Conseils | De la conception naturelle au traitement de l’infertilité : faire un choix éclairé
Les progrès dans le traitement de l’infertilité aident davantage de couples à devenir parents. Toutefois, à mesure que ces traitements se généralisent, certains couples y ont recours avant d’avoir laissé suffisamment de temps à la conception naturelle. Ces traitements peuvent favoriser une grossesse, mais comportent aussi des risques, notamment celui d’une grossesse multiple, qui peut mettre en danger la mère et les bébés.
Selon le Dr Edmund Sabanegh, directeur du Center for Male Fertility de la Cleveland Clinic, l’infertilité est traditionnellement définie comme l’absence de conception après un an de tentatives, ou après six mois lorsque la femme a 35 ans ou plus. L’anxiété conduit de nombreux couples à consulter après quelques mois seulement. Le Dr Sabanegh souligne que des examens et un traitement trop précoces peuvent perturber le processus de conception naturelle.
1. Conception naturelle : quand patienter et quand consulter
Au début, les médecins encouragent généralement les couples à rester sereins et leur expliquent que leur fertilité se situe toujours dans la norme. La reproduction humaine est moins efficace que celle de nombreuses autres espèces, et la conception prend souvent du temps. Après trois mois, les médecins peuvent aider les couples à ajuster leurs attentes et les conseiller sur le meilleur moment pour avoir des rapports sexuels.
Un examen clinique de base et l’étude des antécédents médicaux peuvent écarter des causes majeures, même à un stade précoce, et réduire l’anxiété. Environ 85% des couples conçoivent dans l’année. Un bilan complet est donc généralement recommandé après un an, ou après six mois lorsque la femme a plus de 35 ans.
2. Quand effectuer un bilan complet d’infertilité
Un médecin peut recommander un bilan complet après un an sans grossesse, ou après six mois si la femme a plus de 35 ans. La fertilité féminine diminue rapidement avec l’âge ; il est donc particulièrement important de détecter et de prendre en charge tôt les problèmes sous-jacents.
Le bilan concerne les deux partenaires. L’homme effectue un spermogramme, tandis que la femme peut subir des analyses sanguines, un frottis cervico-utérin et une hystérosalpingographie (HSG). Le Dr Sabanegh recommande de commencer par le spermogramme, car cet examen simple et peu coûteux peut éviter à la femme des examens invasifs inutiles.
3. Traitement de l’infertilité : risques et bénéfices
Le traitement apporte de l’espoir, mais comporte des risques. La Dre Millie Behera, endocrinologue de la reproduction au Duke University Medical Center, indique que la grossesse multiple compte parmi les plus fréquents. Elle augmente considérablement le risque de naissance prématurée ainsi que les risques de maladie, de handicap et de décès chez les nourrissons. Les médicaments de stimulation ovarienne à forte dose peuvent aussi provoquer un syndrome d’hyperstimulation ovarienne, entraînant une gêne importante et des problèmes de santé potentiellement plus graves.
En résumé, les couples en bonne santé peuvent laisser plus de temps à la conception naturelle. La plupart finissent par concevoir sans traitement invasif, douloureux et coûteux.
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