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Actualités | Phytothérapie et santé gynécologique : savoirs traditionnels du Pakistan
Actualités | Phytothérapie et santé gynécologique : savoirs traditionnels du Pakistan
Une étude récente publiée dans Heliyon a examiné l’utilisation de plantes médicinales traditionnelles pour traiter les affections gynécologiques et les infections sexuellement transmissibles (IST) dans les zones rurales du Pakistan. Elle a mis en évidence le rôle de ces plantes dans la santé des femmes et la nécessité d’approfondir les recherches sur leurs composés bioactifs et leur potentiel thérapeutique.
Plantes médicinales au Pakistan
Les affections gynécologiques et les infections sexuellement transmissibles restent de graves menaces pour la santé des femmes dans les pays en développement. En raison du manque d’établissements médicaux modernes, d’infrastructures insuffisantes et de normes culturelles anciennes, de nombreuses femmes des zones rurales ont principalement recours aux remèdes traditionnels à base de plantes.
Le Pakistan possède d’importantes ressources végétales, dont 1,572 genres et 5,521 espèces, principalement présents dans les régions de l’Hindou Kouch, de l’Himalaya et du Karakoram. Le pays compte actuellement 28 installations de transformation qui utilisent des plantes médicinales pour produire diverses préparations, notamment 75 produits végétaux bruts largement employés.
De nombreuses femmes des communautés rurales pakistanaises utilisent des remèdes à base de plantes pour traiter leurs maladies. La pauvreté, l’insalubrité des conditions de vie et les travaux physiques pénibles les exposent souvent davantage aux problèmes gynécologiques.
Composés bioactifs des plantes médicinales
Les plantes couramment utilisées dans les zones rurales du Pakistan contiennent de nombreux composés bioactifs, notamment des stéroïdes, des flavonoïdes, des polyphénols, des tanins, des saponines, des glycosides, des terpènes et des anthraquinones. Ces composés ont montré des effets thérapeutiques dans le traitement du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), de l’infertilité, des changements liés à la puberté, des symptômes de la ménopause, des troubles du post-partum et de l’insuffisance de lactation.
Les composés bioactifs issus des plantes de la famille des légumineuses se sont révélés particulièrement efficaces contre le SOPK, en réduisant significativement le rapport entre l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculo-stimulante (FSH). Les plantes de la famille des Apiacées ont également montré des bienfaits pour réguler le flux menstruel, soulager les bouffées de chaleur de la ménopause et traiter les infections utérines.
Conclusion
L’étude fournit des informations importantes pour le développement futur de médicaments naturels destinés aux affections gynécologiques. Des recherches supplémentaires sur l’activité biologique et pharmacologique ainsi que sur la sécurité de ces plantes sont nécessaires pour garantir une utilisation clinique sûre et efficace.
Source de l’article :
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