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À savoir | Comprendre l’HSG : comment diagnostiquer une obstruction des trompes de Fallope ?
À savoir | Comprendre l’HSG : comment diagnostiquer une obstruction des trompes de Fallope ?
Plusieurs parties du corps doivent fonctionner ensemble pour qu’une grossesse puisse débuter. Les ovaires doivent libérer un ovocyte chaque mois, l’utérus doit être sain et les trompes de Fallope doivent être perméables. Un problème touchant l’un de ces organes peut rendre la conception difficile.
Si une trompe de Fallope est obstruée, les spermatozoïdes ne peuvent pas atteindre l’ovocyte ou l’œuf fécondé ne peut pas pénétrer dans l’utérus. Cette obstruction peut avoir de nombreuses causes, mais les médecins la diagnostiquent au moyen d’un examen appelé hystérosalpingographie (HSG).
1. Qu’est-ce que l’hystérosalpingographie (HSG) ?
L’HSG est un examen radiographique des trompes de Fallope et de l’utérus. Il dure généralement moins de cinq minutes et la patiente peut ensuite rentrer chez elle. Il est habituellement réalisé après la fin des règles, mais avant l’ovulation, lorsque la probabilité de grossesse est moindre, généralement entre les jours 1 et 14 du cycle menstruel.
2. Comment se préparer à une HSG ?
Avant l’HSG, le médecin peut recommander de prendre un antidouleur en vente libre une heure avant l’examen et prescrire des antibiotiques. Ces recommandations seront abordées à l’avance. La patiente peut généralement rentrer en voiture par ses propres moyens, mais un proche peut la raccompagner si nécessaire.
Comment se déroule l’HSG ?
Un gynécologue réalise l’examen en clinique ou en ambulatoire. La patiente s’allonge sur une table d’examen sous un appareil de radioscopie. Le médecin insère un spéculum pour maintenir le vagin ouvert et nettoie le col de l’utérus. Un fin tube appelé canule est ensuite introduit à travers le col, puis le spéculum est retiré. Un produit de contraste liquide contenant de l’iode est injecté dans l’utérus afin de faire apparaître les contours de l’utérus et des trompes de Fallope sur les clichés radiographiques.
À l’aide de la radioscopie, le médecin prend des images montrant les contours de l’utérus et des trompes de Fallope ainsi que la circulation du liquide. Il peut demander à la patiente de bouger légèrement pour obtenir des vues latérales, ce qui peut provoquer quelques crampes. Une fois les images obtenues, la canule est retirée.
De légers saignements vaginaux peuvent survenir pendant plusieurs jours après l’examen. Des crampes, des vertiges et une gêne abdominale sont également possibles.
3. Quels sont les risques de l’HSG ?
L’HSG est relativement sûre, mais tout acte médical comporte certains risques. Une allergie au produit de contraste iodé peut entraîner des problèmes. Une infection pelvienne ou une lésion utérine est également possible. La patiente doit contacter immédiatement un médecin en présence des symptômes suivants :
Pertes vaginales malodorantes
Évanouissement
Douleurs ou crampes abdominales intenses
Vomissements
Saignements vaginaux abondants
Fièvre
Résultats
Un radiologue examine les clichés et transmet un compte rendu au médecin de la patiente. Celui-ci discute des résultats avec elle et explique si des examens complémentaires sont nécessaires. Si le compte rendu révèle une obstruction des trompes de Fallope, une cœlioscopie peut être recommandée pour les examiner directement. La fécondation in vitro (FIV) peut également être envisagée. Le médecin présentera toutes les options afin d’aider la patiente à prendre une décision adaptée.
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