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Guide | Une étude révèle que les ovocytes congelés augmentent nettement les taux de grossesse après un cancer du sein
Guide | Une étude montre que les ovocytes congelés augmentent considérablement les taux de grossesse après un cancer du sein
Une grossesse peut sembler hors de portée après un cancer du sein, mais des résultats récents montrent que les ovocytes congelés peuvent augmenter considérablement les chances de grossesse après le traitement, redonnant espoir aux patientes qui souhaitent devenir mères après leur rétablissement.
Casey Vayancourt, âgée de 36 ans, a reçu un diagnostic de cancer du sein alors qu’elle essayait de concevoir un enfant avec son mari. Son oncologue lui a indiqué que le risque de récidive pouvait rendre une grossesse dangereuse. Avant le traitement du cancer, le couple a créé et congelé des embryons dans une clinique de fertilité. Ils ont étudié la gestation pour autrui et même envisagé que la sœur de Vayancourt porte l’enfant.
Lors du prélèvement d’ovocytes, Vayancourt a développé une complication rare entraînant une accumulation de liquide dans l’abdomen et les poumons, qui a nécessité une hospitalisation pour drainage. Trois jours plus tard, elle a subi une double mastectomie, suivie de 12 cycles de chimiothérapie susceptibles d’altérer sa fertilité.
Vayancourt a expliqué que la possibilité de ne pas avoir d’enfants était éprouvante pour elle comme pour son mari. Voir la relation de sa sœur avec sa fille avait renforcé son désir de devenir mère. Le diagnostic avait créé une incertitude quant à leur possibilité de fonder une famille, tandis que l’âge croissant lui donnait le sentiment que le temps était compté.
Après avoir découvert l’essai POSITIVE sur la sécurité d’une grossesse après un cancer du sein, Vayancourt en a discuté avec son oncologue et a décidé d’essayer. Le couple a conçu par fécondation in vitro (FIV). Son médecin lui a dit qu’elle avait eu de la chance de préserver sa fertilité, car ses ovaires étaient désormais « au repos ». À 39 ans, Vayancourt est parvenue à mener une grossesse et a accueilli sa fille, Mae Vayancourt, en mai.
Nouveaux résultats de l’essai POSITIVE
Les derniers résultats apportent de nouvelles données encourageantes aux jeunes femmes qui souhaitent tomber enceintes après un traitement contre le cancer du sein. L’analyse comprenait 497 femmes de moins de 43 atteintes d’un cancer du sein hormonosensible à un stade précoce. Pendant une interruption planifiée du traitement à long terme, 74% sont tombées enceintes.
La préservation de la fertilité avant le traitement du cancer et le recours à la procréation médicalement assistée, notamment à la FIV, n’ont pas augmenté significativement le risque de récidive. Ce constat est important, car de plus en plus de femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein pendant leurs années de procréation.
L’âge était le seul facteur ayant un effet significatif sur le délai nécessaire pour obtenir une grossesse. Parmi les femmes de moins de 35, 64% sont tombées enceintes en moins d’un an et 80% en moins de deux ans. Parmi celles âgées de 40 à 42, 38% ont conçu en moins d’un an et 50% en moins de deux ans.
Les femmes ayant bénéficié d’une stimulation ovarienne et d’un transfert d’embryon congelé avaient plus de deux fois plus de chances de tomber enceintes que celles n’ayant eu recours à aucune méthode de procréation assistée.
Les chercheurs de l’essai POSITIVE ont souligné l’importance de diffuser ces résultats, car certains oncologues déconseillent encore aux patientes de tomber enceintes. Une consultation précoce sur la préservation de la fertilité est essentielle pour les femmes qui espèrent concevoir après un traitement contre le cancer du sein.
Défis liés à la grossesse et à la préservation de la fertilité
Malgré ces résultats encourageants, la préservation de la fertilité avant le traitement coûte souvent plus de $10,000, tandis que les technologies de procréation assistée (ART) coûtent au moins $15,000. La plupart des régimes d’assurance ne couvrent pas ces dépenses.
Il est donc important de mieux faire connaître la préservation de la fertilité et ses coûts, ainsi que d’améliorer la couverture d’assurance. Selon l’Alliance for Fertility Preservation, 16 États et Washington, D.C., ont adopté des lois sur la préservation de la fertilité depuis 2017. Des efforts restent nécessaires pour garantir que toutes les femmes ayant besoin d’un accompagnement puissent y accéder.
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Collecté en ligne