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Actualité | Un test génétique explique pourquoi des embryons issus d’une FIV cessent de se développer et pourrait améliorer les taux de réussite
Actualité | Un test génétique explique pourquoi des embryons issus d’une FIV cessent de se développer et pourrait améliorer les taux de réussite
En analysant génétiquement près de 1,000 embryons, des scientifiques ont réalisé l’étude la plus détaillée à ce jour sur le devenir des embryons humains après une fécondation in vitro (FIV). Près de la moitié ont cessé de se développer précocement en raison d’anomalies génétiques, ce qui laisse penser que des modifications des protocoles de traitement de l’infertilité pourraient augmenter le nombre de grossesses obtenues par FIV. L’étude apporte un nouvel éclairage sur le développement embryonnaire au cours d’une FIV et aux tout premiers stades d’une grossesse naturelle.
Le Dr Rajiv McCoy, professeur adjoint de biologie à l’université Johns Hopkins, a indiqué que la plupart de ces erreurs génétiques n’apparaissaient pas lors de la formation de l’ovocyte, mais pendant la division cellulaire après la fécondation. Cette découverte suggère qu’une modification des procédures de FIV pourrait réduire ces erreurs et améliorer les taux de réussite. Les résultats ont été publiés dans Genome Medicine.
Les tests génétiques révèlent pourquoi les embryons cessent de se développer
L’équipe a recherché des différences génétiques en comparant des embryons issus d’une FIV dont le développement s’était arrêté dans les jours suivant la fécondation à des embryons qui s’étaient développés normalement. Habituellement, seuls les embryons survivants font l’objet d’un test génétique afin de déterminer lesquels peuvent être transférés dans l’utérus. Le Dr McCoy a souligné que comprendre pourquoi certains embryons survivent exige de tous les tester.
Certains embryons se sont d’abord développés normalement parce que le matériel génétique maternel contrôlait la division cellulaire. Les problèmes sont apparus lorsque les propres gènes de l’embryon ont pris le relais. Bien que les cellules embryonnaires aient initialement reçu les 46 chromosomes appropriés, des erreurs dans le nombre de chromosomes sont apparues au cours des divisions cellulaires ultérieures.
Anomalies chromosomiques et FIV
Les gains ou pertes de chromosomes, appelés aneuploïdies, sont fréquents au cours du développement embryonnaire humain. Rares chez les autres espèces, ils surviennent souvent dans les embryons humains. Les scientifiques étudient depuis longtemps l’aneuploïdie en analysant les embryons issus de FIV et la considèrent comme l’une des principales causes de perte de grossesse. Selon le Dr McCoy, elle pourrait être une caractéristique intrinsèque de la reproduction et du développement humains, avec des conséquences importantes pour la FIV. De meilleurs tests génétiques pourraient contribuer à accroître les taux de réussite de la FIV.
L’équipe prévoit de déterminer l’origine parentale des chromosomes présents dans les cellules embryonnaires anormales et d’étudier si ces erreurs sont liées aux gènes de l’un ou l’autre parent. Elle espère également améliorer la survie des embryons en ajustant la composition chimique des milieux de culture.
Le coauteur, le Dr Michael Summers de la London Women’s Clinic, a indiqué que la composition du milieu de culture pouvait contribuer aux divisions cellulaires anormales et que la compréhension de ces mécanismes pourrait aider à prévenir l’arrêt du développement.
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