Actualités | Lien entre le syndrome des ovaires polykystiques et les troubles du comportement alimentaire chez les femmes d’âge moyen



Actualités | Lien entre le syndrome des ovaires polykystiques et les troubles du comportement alimentaire chez les femmes d’âge moyen


Une étude récente de l’Université d’Oulu et de l’ODL Sports Clinic révèle que les femmes d’âge moyen atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) sont plus susceptibles de manger sous le coup des émotions et de perdre le contrôle de leur alimentation. La détresse psychologique, en particulier, augmente nettement leur risque à long terme de troubles du comportement alimentaire. Des recherches antérieures avaient montré que les jeunes femmes en âge de procréer présentent un risque trois fois plus élevé d’insatisfaction corporelle et d’hyperphagie que les autres femmes. Cette nouvelle étude est la première à montrer que les troubles alimentaires sont également fréquents chez les femmes d’âge moyen atteintes du SOPK.


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L’étude montre que la dépression et l’anxiété, les tentatives antérieures de perte de poids et le fait de se percevoir en surpoids augmentent tous le risque de troubles du comportement alimentaire. Emilia Pesonen, doctorante, explique : "La gestion du poids est souvent au cœur de la prise en charge du SOPK, mais sans soutien adapté, les méthodes d’amaigrissement peuvent devenir extrêmes et même entraîner des troubles alimentaires. La stigmatisation liée au poids peut aggraver la situation." Cette stigmatisation désigne les préjugés et la discrimination envers les personnes en surpoids, notamment au travail et dans les soins de santé, et peut conduire à des services médicaux inadéquats.


Terhi Piltonen, chercheuse principale et professeure d’obstétrique-gynécologie, déclare : "Les services de santé doivent favoriser des échanges responsables sur le poids, proposer une prise en charge globale et tenir compte de la détresse psychologique. Il faut interroger activement les femmes atteintes du SOPK sur d’éventuels troubles alimentaires et les orienter vers une prise en charge complémentaire si nécessaire." Elle souligne que les médicaments contre l’obésité doivent être envisagés dans le traitement du SOPK. Des recherches préliminaires suggèrent que le fonctionnement des hormones de la satiété est altéré chez les femmes atteintes du SOPK, ce qui pourrait expliquer en partie leur tendance à perdre le contrôle de leur alimentation et à prendre du poids. Les médicaments peuvent apporter le soutien nécessaire pour faire face à ces difficultés.


L’étude a porté sur près de 1,200 femmes de la cohorte de naissance de Finlande du Nord 1966. Parmi elles, 251 femmes atteintes du SOPK ont rempli un questionnaire sur leur comportement alimentaire à l’âge de 46. Les chercheurs ont examiné les facteurs de risque de troubles alimentaires aux âges de 31 et 46. Le SOPK est le trouble hormonal le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer. Les critères diagnostiques comprennent des cycles menstruels irréguliers, un excès d’androgènes et des ovaires polykystiques. Des recherches antérieures indiquent que ce syndrome augmente sensiblement le risque de troubles métaboliques et psychologiques.


Les résultats ont été publiés dans Fertility and Sterility.


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Informations recueillies en ligne

Auteur LinkedIVF TeamPublié 2024-10-31
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