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Guide | Embolie amniotique : reconnaître et prendre en charge une urgence obstétricale potentiellement mortelle
Guide | Embolie amniotique : reconnaître et prendre en charge une urgence obstétricale potentiellement mortelle
Un article relu par l’experte médicale Dr Shruthi N le 9 septembre 2024 décrit l’embolie amniotique comme une complication rare, mais grave, de la grossesse. Elle survient généralement peu avant, pendant ou peu après l’accouchement et constitue une cause importante de décès maternel et néonatal. Bien qu’elle ne survienne que dans 1 à 12 cas pour 100000 accouchements, son apparition brutale et sa forte mortalité en font l’une des urgences obstétricales les plus difficiles à prendre en charge.
Causes de l’embolie amniotique
La cause exacte reste incertaine, mais cette affection est généralement associée à une rupture de la barrière materno-fœtale. Lorsque du liquide amniotique, des cellules fœtales ou d’autres substances pénètrent dans la circulation sanguine maternelle, ils déclenchent des réactions immunitaires et des perturbations physiologiques.
Les facteurs de risque potentiels comprennent :
Âge maternel avancé : le risque est plus élevé à partir de 35 ans.
Accouchement instrumental ou chirurgical : une césarienne, l’utilisation de forceps ou une extraction par ventouse peuvent augmenter le risque de rupture de la barrière materno-fœtale.
Déclenchement du travail : certaines méthodes de déclenchement peuvent augmenter le risque, bien que les données soient limitées.
Anomalies placentaires : un placenta prævia ou un décollement placentaire peut rompre la barrière materno-fœtale.
Troubles hypertensifs de la grossesse (prééclampsie) : cette complication de fin de grossesse se caractérise par une hypertension artérielle et peut s’accompagner d’une protéinurie et d’un œdème.
Hydramnios : un excès de liquide amniotique peut augmenter le risque.
Symptômes de l’embolie amniotique
Les symptômes apparaissent généralement de façon soudaine et peuvent inclure :
Difficultés respiratoires ou insuffisance respiratoire aiguë
Chute brutale de la tension artérielle
Saignement de l’utérus ou de l’incision de césarienne
Anxiété, convulsions ou perte de connaissance
Rythme cardiaque fœtal anormal ou ralenti
Insuffisance cardiaque, frissons, douleur thoracique ou vomissements
La plupart des patientes développent également une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), qui empêche la coagulation normale du sang. Les cas graves peuvent être mortels en raison d’un arrêt cardiaque ou de lésions pulmonaires.
Traitement
Le traitement nécessite une intervention rapide et coordonnée, qui peut comprendre :
Accouchement immédiat : un accouchement rapide peut réduire le risque maternel et protéger le fœtus.
Réanimation cardiopulmonaire (RCP) : de l’oxygène est administré et une réanimation est pratiquée lorsque la patiente ne réagit pas.
Ventilation mécanique : un respirateur assiste la respiration.
Surveillance par cathéters artériel et veineux : des cathéters artériel pulmonaire et veineux central permettent de surveiller les pressions et d’administrer des médicaments ou des produits sanguins.
Transfusion sanguine : elle compense les pertes de sang et favorise la coagulation.
Médicaments : ils peuvent traiter l’hypotension, renforcer les contractions cardiaques, maintenir le tonus utérin ou réduire l’accumulation de liquide autour du cœur et des poumons.
Bien que de nombreuses patientes atteintes d’une embolie amniotique ne survivent pas, une réanimation rapide améliore considérablement les chances de survie. Les survivantes peuvent présenter des complications neurologiques, tandis que la survie fœtale est d’environ 70%.
Difficultés et perspectives
L’embolie amniotique reste difficile à prévoir et présente un taux de mortalité élevé. Les progrès des soins médicaux et de la recherche sur les urgences obstétricales pourraient améliorer le pronostic maternel et néonatal grâce à un diagnostic et à une intervention plus précoces.
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Collecté en ligne