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Guide | Nouvelle approche du traitement des nausées de grossesse : avantages et risques potentiels de Zofran
Guide | Nouvelle approche des nausées de grossesse : avantages et risques potentiels de Zofran
Les nausées de grossesse sont une difficulté que de nombreuses femmes rencontrent en début de grossesse. Environ 70% des femmes en souffrent à des degrés divers pendant le premier trimestre. Ces dernières années, Zofran (ondansétron) est devenu une option courante pour soulager ces symptômes. Initialement utilisé pour traiter les nausées et vomissements causés par la chimiothérapie anticancéreuse, Zofran suscite aussi un vif intérêt quant à son innocuité et à son efficacité pendant la grossesse.
Qu’est-ce que Zofran ?
Zofran soulage les nausées et les vomissements en bloquant la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans l’appétit, la digestion, l’humeur, le sommeil et d’autres fonctions. Il a d’abord été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) américaine pour réduire les nausées après une chimiothérapie, une radiothérapie ou une intervention chirurgicale. Ces dernières années, Zofran est de plus en plus utilisé pour soulager les nausées de grossesse, généralement sous forme de comprimé à dissolution rapide ou d’injection intramusculaire ou intraveineuse.
L’un des avantages notables de Zofran est qu’il peut aider à prévenir la déshydratation et la perte de poids causées par des vomissements fréquents.
Zofran est-il sûr pendant la grossesse ?
Bien que Zofran ne soit pas approuvé par la FDA contre les nausées de grossesse, la plupart des études indiquent que son utilisation en début de grossesse est sûre, notamment au premier trimestre, période où ces nausées sont les plus fréquentes.
Malformations congénitales majeures : les études montrent que l’utilisation de Zofran en début de grossesse n’augmente pas significativement le risque de malformations congénitales majeures. Une étude des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains et du Sloane Epidemiology Center de l’Université de Boston n’a relevé aucun risque accru de faible poids de naissance, de naissance prématurée, de retard de croissance fœtale, de mortinatalité ou de fausse couche chez les femmes enceintes ayant utilisé Zofran.
Fente palatine et malformations cardiaques : bien que la plupart des médecins considèrent Zofran comme sûr, certaines études suggèrent qu’il pourrait légèrement accroître le risque de fente palatine et de malformations cardiaques. Ces issues sont rares et concernent moins de 3 fœtus sur 10,000. Les chercheurs soulignent que les données actuelles ne permettent pas de tirer de conclusions définitives.
Problèmes cardiaques maternels : en septembre 2011, la FDA a averti que Zofran pouvait accroître le risque de troubles cardiaques chez la mère, notamment un allongement de l’intervalle QT ou des torsades de pointes potentiellement mortelles.
Effets indésirables possibles
Bien que Zofran soit considéré comme sûr, il peut provoquer des effets indésirables :
Effets indésirables fréquents : somnolence, fatigue, maux de tête, constipation, faiblesse et frissons.
Effets indésirables graves : consultez immédiatement un médecin en cas d’éruption cutanée, de douleur thoracique, d’étourdissements, de difficultés respiratoires, de convulsions ou de symptômes similaires.
Autres moyens de soulager les nausées de grossesse
La modification de l’alimentation est une autre approche courante. Éviter les aliments qui provoquent des nausées ou prendre de manière adaptée de la vitamine B6 — sans dépasser 100 mg par jour — peut contribuer à soulager les symptômes. L’extrait de gingembre s’est également révélé utile pour réduire les nausées de grossesse.
Conclusion
Zofran constitue une option supplémentaire pour soulager les nausées de grossesse, et son utilisation à court terme est considérée comme relativement sûre. Les femmes enceintes doivent toutefois consulter un médecin et évaluer les bénéfices et risques potentiels avant de le prendre. Des approches non médicamenteuses, notamment des modifications alimentaires, peuvent également atténuer les symptômes.
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