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Actualité | Une nouvelle étude révèle que 22 virus responsables d’infections aiguës peuvent persister dans l’appareil reproducteur masculin
Actualité | Une nouvelle étude révèle que 22 virus responsables d’infections aiguës peuvent persister dans l’appareil reproducteur masculin
Une nouvelle étude a montré que 22 virus peuvent persister dans le sperme après une infection aiguë, avec des implications pour la transmission des maladies, la fertilité masculine et les priorités de recherche.
Contexte et importance
Comme l’appareil reproducteur masculin bénéficie d’un privilège immunitaire, il peut servir de réservoir viral et continuer à excréter le virus après la disparition de l’infection systémique. Cela pourrait entretenir la transmission pendant les épidémies ou contribuer à leur résurgence ultérieure.
La persistance dans le sperme dépend des caractéristiques du virus, du statut immunitaire de l’hôte et de la virémie. Contrairement aux travaux antérieurs consacrés aux infections chroniques, cette revue systématique a étudié les infections aiguës afin d’éclairer les stratégies de santé publique.
Méthodes et sources de données
Conformément aux recommandations PRISMA et après enregistrement auprès de PROSPERO, les chercheurs ont interrogé PubMed, Embase, Web of Science, Scopus et ProMED pour trouver des données originales sur les virus détectés dans le sperme pendant ou après une infection aiguë.
Les études publiées entre 1962 et 2023 portaient sur 22 virus. Les méthodes comprenaient la PCR, les tests antigéniques, le séquençage du génome entier et l’étude de la réplication virale sur des modèles cellulaires ou animaux.
Résultats
Sur 24,258 références examinées, 373 articles ont été inclus. Les principaux résultats étaient les suivants :
Données concernant 22 virus : des virus appartenant à 14 familles, dont Ebola, Zika et la dengue, ont été détectés dans le sperme après une infection aiguë. Trois autres ont été retrouvés ailleurs dans l’appareil reproducteur masculin, mais pas dans le sperme, et deux présentaient des preuves de transmission sexuelle sans avoir été détectés dans le sperme.
Persistance : la durée variait considérablement. Ebola a été détecté jusqu’à 988 jours et Zika jusqu’à 941 jours, bien que la médiane pour Zika ait été de 57 jours. Les taux de détection allaient de 5% à 73% pour Ebola, de 33% à 100% pour Zika et de 0% à 16% pour la COVID-19.
Transmission sexuelle : neuf virus, dont Zika, Ebola et la dengue, présentaient des preuves directes ou indirectes de transmission sexuelle.
Variations individuelles : les délais d’élimination différaient, et la brièveté du suivi ou les longs intervalles entre les tests créaient une incertitude.
Statut immunitaire : le manque de données ne permettait pas de tirer de conclusions solides sur son rôle dans la persistance.
Importance et implications pour la santé publique
L’excrétion virale prolongée depuis l’appareil reproducteur masculin, qui bénéficie d’un privilège immunitaire, peut influer sur la dynamique des épidémies, leur résurgence, la fertilité et la mise au point de traitements.
Des recherches supplémentaires doivent préciser la dynamique virale dans l’appareil reproducteur masculin et améliorer les recommandations de prise en charge des maladies infectieuses.
Source :
Informations recueillies en ligne