Actualité | Une revue à long terme indique que la chaleur, le stress et d’autres facteurs physiques peuvent affecter la fertilité masculine



Actualité | Une revue à long terme indique que la chaleur, le stress et d’autres facteurs physiques peuvent affecter la fertilité masculine


Une étude publiée dans The Archives of Italian Urology and Andrology a examiné les effets des facteurs de risque physiques liés au travail sur l’infertilité masculine. Elle apporte un éclairage sur les causes possibles et sur les effets des expositions professionnelles sur la fertilité masculine.


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Contexte et objectif

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit l’infertilité comme l’absence de grossesse après un an ou plus de rapports sexuels réguliers non protégés. Environ 15% des couples dans le monde sont concernés, et les facteurs masculins représentent un tiers des cas. Les taux varient selon les régions et sont les plus élevés en Europe centrale et orientale ainsi qu’en Afrique.


La revue a porté sur deux décennies de recherches concernant l’effet des facteurs physiques sur la fertilité masculine. L’équipe a recherché des études consacrées aux rayonnements, à la chaleur, au travail physique, au stress et à la position assise prolongée, puis a évalué leurs associations.


Méthodes et données

Les chercheurs ont recensé 872 publications, en ont sélectionné 80 pour une analyse du texte intégral et en ont inclus 36 après exclusion des doublons et des études non admissibles.


Chez des boulangers en Arabie saoudite, les hommes exposés à une température de bulbe humide de 37°C présentaient un taux d’infertilité de 22.7%, contre 3% chez des volontaires en bonne santé. Les ouvriers sidérurgistes exposés à une température de bulbe humide de 36°C présentaient des paramètres spermatiques nettement moins bons, notamment en matière de morphologie, de numération, de mobilité et de volume, que les travailleurs non exposés. Certaines études ont constaté que l’altération de la qualité du sperme s’inversait après l’arrêt de l’exposition à la chaleur.


Une activité physique modérée, une réduction du stress et un bon état de santé peuvent augmenter les chances de grossesse, tandis qu’un travail physique excessif peut provoquer du stress et affecter la fertilité. Une étude a signalé une augmentation des cytokines séminales et des espèces réactives de l’oxygène après des exercices aérobies comme après des exercices anaérobies statiques.


La qualité du sperme était également altérée chez les alpinistes au-dessus de 2000 mètres, où l’hypoxie constitue un risque. Chez les sportifs professionnels, notamment les joueurs de football et de rugby, les neutrophiles séminaux et la superoxyde dismutase (SOD) augmentaient après les matchs et en fin de saison.


Effets des rayonnements sur la fertilité masculine

Des expériences ont montré des lésions des spermatogonies et des spermatozoïdes après une exposition de 2 à 3 grays (Gy) et de 4 à 6 Gy, une exposition de 3 à 5 Gy pouvant entraîner une infertilité permanente. Une exposition inférieure à 1 Gy permettait généralement un rétablissement complet en 18 mois, tandis qu’après une exposition de 4 à 6 Gy, le rétablissement pouvait prendre 5 ans ou plus.


Une étude sur l’utilisation du téléphone portable a révélé une proportion plus faible de spermatozoïdes à mobilité rapide chez les hommes qui l’utilisaient plus d’une heure par jour. Les membres de la marine norvégienne exposés aux champs électromagnétiques de radiofréquence présentaient eux aussi des risques accrus pour leur fertilité.


Effets de la position assise prolongée et du stress

Le travail sédentaire augmentait la température scrotale de 0.7°C en moyenne et jusqu’à 2.2°C chez les conducteurs. Chaque hausse de 1°C de la température scrotale était associée à une baisse de 40% de la concentration spermatique. Le stress était corrélé négativement aux paramètres spermatiques, ainsi qu’au nombre et à la concentration des spermatozoïdes. Les hommes ayant vécu au moins deux événements majeurs présentaient une concentration et une numération spermatiques nettement plus faibles. Chez les étudiants, la concentration spermatique diminuait avant les examens, tandis que les taux de superoxyde dismutase et de monoxyde d’azote dans le sperme augmentaient.


Conclusions et recommandations

Bien que les facteurs physiques soient associés à l’infertilité masculine, les données actuelles ne permettent pas d’en établir définitivement les effets. D’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces relations et protéger les travailleurs vulnérables.


Source de l’article :

Compilation de sources en ligne

Publié 2025-01-07
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