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Actualité | Une étude indique qu’une abstinence plus courte pourrait améliorer le succès des traitements de fertilité
Actualité | Une étude indique qu’une abstinence plus courte pourrait améliorer le succès des traitements de fertilité
Une revue systématique publiée dans le Journal of Clinical Medicine a examiné les liens entre la durée de l’abstinence masculine, les taux de grossesse et de naissance vivante, et la fragmentation de l’ADN des spermatozoïdes. Une abstinence plus courte était associée à des taux plus élevés de grossesse et de naissance vivante ainsi qu’à un risque plus faible de fragmentation de l’ADN spermatique, ce qui laisse entrevoir des bénéfices possibles dans le traitement de l’infertilité.
Infertilité masculine et qualité du sperme
L’infertilité masculine contribue largement à l’infertilité au sein des couples, et le spermogramme constitue un outil diagnostique important. La qualité du sperme dépend de l’état de santé, de l’âge, de l’indice de masse corporelle (IMC), des médicaments, du syndrome métabolique et de facteurs liés au mode de vie, comme la consommation d’alcool, le tabagisme, une mauvaise alimentation et la consommation de caféine. Elle varie également selon la durée de l’abstinence.
Dans l’épididyme, les spermatozoïdes subissent des modifications physiologiques et biochimiques qui les préparent à la fécondation. Ils sont également exposés à des espèces réactives de l’oxygène (ROS), qui peuvent provoquer une fragmentation de l’ADN et affecter les taux de grossesse et de naissance vivante. Par rapport aux spermatozoïdes testiculaires, ceux qui sont stockés dans l’épididyme et le traversent peuvent présenter un risque plus élevé de fragmentation de l’ADN. Des recherches antérieures avaient associé une abstinence plus courte à des spermatozoïdes en meilleure santé, mais son lien avec la grossesse et la naissance vivante restait incertain.
Méthodes et résultats
La revue a évalué des études comparant des périodes d’abstinence courtes et longues ainsi que leurs effets sur la grossesse, les naissances vivantes et la fragmentation de l’ADN. Elle a inclus des travaux en anglais, en espagnol et dans plusieurs langues scandinaves, et analysé les facteurs démographiques, l’année de publication, le pays, la taille de l’échantillon, le plan d’étude, la durée de l’abstinence, les causes de l’infertilité et les résultats.
Une abstinence plus courte était associée à des taux plus élevés de grossesse et de naissance vivante en procréation médicalement assistée. Le sperme recueilli après une abstinence plus courte présentait également moins de fragmentation de l’ADN que les échantillons recueillis après une abstinence plus longue.
Fragmentation de l’ADN et durée de l’abstinence
La fragmentation de l’ADN était étroitement liée à la durée de l’abstinence, les périodes de moins d’un jour présentant l’indice de fragmentation de l’ADN le plus faible. Une fragmentation plus importante de l’ADN spermatique était fortement associée à de moins bons résultats de grossesse chez les couples ayant recours à la procréation médicalement assistée.
Les chercheurs ont indiqué que la grande variabilité des périodes d’abstinence entre les études ne permettait pas de déterminer une durée idéale. Les recommandations doivent être personnalisées selon le type de traitement, car les rapports sexuels, l’insémination intra-utérine, la fécondation in vitro (FIV) et l’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) peuvent répondre à des exigences différentes.
Conclusion et pertinence clinique
Dans l’ensemble, une abstinence plus courte pourrait améliorer les taux de grossesse et de naissance vivante tout en réduisant la fragmentation de l’ADN spermatique. Les protocoles des études étant très différents, aucune norme unique ne peut encore être recommandée. Les cliniciens doivent tenir compte du type de traitement et de la situation propre à chaque patient.
Source de l’article :
Compilation de sources en ligne