En soumettant, vous acceptez notre Politique de confidentialité pour traiter les informations de contact et de demande que vous fournissez, acceptez notre Conditions d'utilisation et acceptez que nous puissions vous contacter au sujet de cette demande.
À savoir | Réduire le risque d’infertilité : la gonorrhée peut endommager l’appareil reproducteur féminin, d’où l’importance d’un traitement précoce
À savoir | Réduire le risque d’infertilité : la gonorrhée peut endommager l’appareil reproducteur féminin, d’où l’importance d’un traitement précoce
La gonorrhée est une infection sexuellement transmissible (IST) courante. Bien qu’elle puisse être traitée par des antibiotiques, un traitement tardif peut entraîner de graves problèmes de santé, notamment l’infertilité chez les femmes comme chez les hommes. Les données médicales montrent que les complications peuvent nuire à la santé reproductive, se propager au sang, aux articulations et à d’autres organes, voire menacer la santé des nouveau-nés.
Complications chez la femme : maladie inflammatoire pelvienne, infertilité et grossesse extra-utérine
Chez la femme, une gonorrhée non traitée peut provoquer une maladie inflammatoire pelvienne (MIP), touchant les trompes de Fallope, le col de l’utérus, l’utérus et l’abdomen, et entraîner des lésions irréversibles de l’appareil reproducteur. Si l’infection se propage aux trompes de Fallope, du tissu cicatriciel peut se former et :
1. Augmenter le risque de douleur pelvienne chronique — une inflammation prolongée peut provoquer des douleurs abdominales persistantes et perturber la vie quotidienne ;
2. Augmenter le risque de grossesse extra-utérine — un ovule fécondé traverse normalement la trompe de Fallope pour gagner l’utérus, mais des cicatrices tubaires peuvent bloquer son passage et entraîner son implantation dans la trompe. Une trompe de Fallope ne peut pas permettre le développement de l’embryon, et sa rupture peut provoquer une hémorragie potentiellement mortelle ;
3. Provoquer une infertilité — des lésions tubaires peuvent empêcher la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovule, rendant impossible une conception naturelle.
La MIP peut être traitée par des antibiotiques, mais les lésions peuvent être irréversibles si l’infection n’est pas maîtrisée. Un dépistage précoce et un traitement rapide sont essentiels.
Complications chez l’homme : épididymite et douleur chronique
La complication la plus courante de la gonorrhée chez l’homme est l’épididymite, une inflammation du canal qui transporte les spermatozoïdes. Elle peut provoquer :
Une douleur et un gonflement des testicules, parfois accompagnés de fièvre ;
Une gêne ou une sensibilité persistante nuisant au bien-être sexuel ;
Dans les cas graves, une altération du transport des spermatozoïdes, augmentant le risque d’infertilité.
L’épididymite peut être traitée par des antibiotiques, mais le traitement doit être suivi jusqu’à son terme, même après l’amélioration des symptômes. Des compresses froides et un soutien scrotal peuvent contribuer à soulager la gêne pendant la convalescence.
Autres complications possibles : infection généralisée et risques pour la santé du nouveau-né
La gonorrhée ne se limite pas à l’appareil reproducteur. Les bactéries peuvent pénétrer dans la circulation sanguine et infecter les articulations, la peau et d’autres organes, provoquant :
Des douleurs et un gonflement des articulations ;
De la fièvre et une éruption cutanée ;
Des ulcères cutanés ou des plaies ouvertes.
Ces complications sont rares, mais peuvent engager le pronostic vital sans traitement rapide.
Si une femme enceinte est atteinte de gonorrhée, le bébé peut être exposé pendant l’accouchement, ce qui peut entraîner :
Une infection oculaire du nouveau-né susceptible d’altérer la vision ;
Des lésions du cuir chevelu et d’autres complications infectieuses.
Les professionnels de l’obstétrique appliquent donc généralement une pommade antibiotique dans les yeux immédiatement après la naissance afin de prévenir l’infection.
Comment prévenir les complications ? Une prise en charge médicale rapide est essentielle
Si vous ou votre partenaire pensez avoir contracté la gonorrhée, consultez immédiatement un médecin. Après le diagnostic, les deux partenaires doivent être traités et éviter toute activité sexuelle pendant une semaine après la fin du traitement afin de prévenir une nouvelle infection ou la transmission.
La gonorrhée se guérit, mais un traitement tardif peut provoquer des dommages irréversibles. Un dépistage régulier des IST et des pratiques sexuelles plus sûres contribuent à vous protéger, ainsi que votre partenaire.
Source de l’article :
Informations recueillies en ligne