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À savoir | SOPK et diabète : comment les femmes peuvent-elles réduire leur risque ?
À savoir | SOPK et diabète : comment les femmes peuvent-elles réduire leur risque ?
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble endocrinien qui touche les femmes et se manifeste notamment par des règles irrégulières et une infertilité. Les recherches montrent aussi un lien étroit entre le SOPK et le diabète : jusqu’à 50% des femmes atteintes d’un SOPK peuvent développer un diabète de type 2 avant l’âge de 40. Quel lien existe-t-il entre ces maladies et comment réduire ce risque ?
Le lien méconnu entre le SOPK et le diabète
La cause exacte du SOPK reste mal comprise, mais ce syndrome est étroitement associé à la génétique, au poids et à l’insulinorésistance, des facteurs qui augmentent aussi le risque de diabète.
Poids : l’obésité et le SOPK entretiennent une relation complexe. On ignore si le SOPK provoque l’obésité ou si celle-ci aggrave ses symptômes. Les femmes atteintes d’un SOPK et en surpoids présentent un risque accru de diabète.
Antécédents familiaux : avoir une mère ou une sœur atteinte d’un diabète de type 2 ou d’un SOPK augmente le risque personnel de SOPK.
Insulinorésistance : les femmes atteintes d’un SOPK présentent souvent une insulinorésistance, c’est-à-dire que leur organisme n’utilise pas efficacement l’insuline pour réguler la glycémie. Cela perturbe l’équilibre hormonal et peut finir par entraîner un diabète.
Comment les femmes atteintes d’un SOPK peuvent-elles réduire leur risque de diabète ?
Un indice de masse corporelle (IMC) élevé est l’un des principaux facteurs prédictifs du diabète chez les femmes atteintes d’un SOPK. Une perte de seulement 5% du poids corporel peut améliorer sensiblement la santé et réduire le risque de diabète.
Une activité physique régulière est également efficace. Une activité aérobique modérée, comme la marche rapide ou la natation, ainsi que le renforcement musculaire peuvent améliorer la sensibilité à l’insuline et réguler la glycémie.
Faut-il effectuer un dépistage du diabète ?
Après un diagnostic de SOPK, les médecins recommandent généralement de surveiller régulièrement la glycémie et le poids afin de repérer les premiers signes de diabète. Avec l’âge, ce risque peut se rapprocher de celui des femmes sans SOPK ; la fréquence des contrôles peut donc évoluer.
Quel que soit votre âge, consultez un médecin et faites-vous dépister si vous présentez les symptômes suivants :
Soif persistante
Fatigue extrême
Vision trouble
Envies fréquentes d’uriner
Faim persistante
Fourmillements ou douleurs dans les mains ou les pieds
Plaies qui cicatrisent lentement
Médicaments : une option supplémentaire pour les femmes atteintes d’un SOPK ?
Un médecin peut prescrire de la metformine, un médicament couramment utilisé contre le diabète et également employé dans le SOPK. La metformine aide l’organisme à mieux utiliser l’insuline, réduit la glycémie et peut faciliter la gestion du poids. Elle peut aussi rendre l’ovulation plus régulière chez les femmes atteintes d’un SOPK.
SOPK et autres types de diabète
Bien que le diabète de type 2 soit le plus fréquent chez les femmes atteintes d’un SOPK, les études constatent aussi un risque accru de diabète de type 1. Environ un quart des femmes atteintes d’un diabète de type 1 pourraient recevoir un diagnostic de SOPK au cours de leur vie. Si vous avez un diabète de type 1, demandez à votre médecin si un dépistage du SOPK est indiqué.
Les femmes atteintes d’un SOPK sont également plus susceptibles de développer un diabète gestationnel. Celui-ci peut affecter la santé de la mère et du nourrisson et accroître le risque ultérieur de diabète de type 2. La gestion de la glycémie est donc particulièrement importante pendant la grossesse.
La recherche se poursuit et une planification précoce de la santé est importante
Les scientifiques continuent d’étudier la relation complexe entre le SOPK et le diabète grâce à la recherche génétique, aux analyses métaboliques et à d’autres méthodes. Pour les femmes atteintes d’un SOPK, maintenir un poids sain, adopter une alimentation équilibrée et pratiquer une activité physique régulière restent essentiels pour réduire le risque de diabète. Si vous avez un SOPK, établissez avec votre médecin un suivi personnalisé à long terme.
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