Actualités | La pollution atmosphérique saisonnière réduit les taux de réussite de la FIV



Actualités | La pollution atmosphérique saisonnière réduit les taux de réussite de la FIV


Une étude récente publiée dans BMC Public Health a examiné l’effet des variations saisonnières de la pollution aux particules fines (PM2.5) sur les résultats de l’assistance médicale à la procréation (ART). La forte hausse hivernale de la pollution aux PM2.5 était étroitement associée à une baisse des taux de réussite de la fécondation in vitro (FIV), ce qui renforce les préoccupations concernant l’impact potentiel de la pollution environnementale sur la fertilité.


Ressource Petal_paysage industriel_101927501.jpg


Comment la pollution atmosphérique affecte-t-elle la fertilité ?

La réussite de l’assistance médicale à la procréation dépend de l’âge, du mode de vie, de la génétique et d’autres facteurs. Les effets de l’exposition aux PM2.5 sur la santé reproductive, notamment sur les résultats de l’ART, restent mal connus.


Une exposition prolongée à la pollution atmosphérique par les PM2.5 augmente nettement le risque de maladies cardiovasculaires et respiratoires. Les données disponibles indiquent que la pollution atmosphérique peut également réduire la fertilité et accroître les complications de la grossesse, notamment en diminuant les taux de naissance vivante. Les médecins recommandent donc souvent de réduire l’exposition à la pollution atmosphérique pendant au moins trois mois avant de commencer une FIV.


Malgré ces observations, les recherches sur l’effet des variations saisonnières des niveaux de PM2.5 sur les résultats de l’ART restent limitées.


Contexte de l’étude

L’étude a été menée par le Shangqiu First People’s Hospital auprès de 13,476 patientes infertiles ayant reçu un traitement d’ART entre février 2018 et décembre 2022. Environ 4,000 patientes ont été traitées au printemps et en été, contre 2,300 en hiver et 3,400 en automne.


Les chercheurs se sont concentrés sur l’exposition aux PM2.5 pendant la période critique allant du début de la stimulation ovarienne contrôlée jusqu’à 30 jours après le test de grossesse, durant laquelle le développement optimal des ovocytes et des embryons ainsi que l’implantation sont particulièrement importants.


Résultats de l’étude

À traitements de stimulation ovarienne identiques, plusieurs paramètres de fertilité, toutes saisons confondues, étaient associés à l’exposition aux PM2.5. Il s’agissait de paramètres précoces de l’ART, tels que le nombre d’ovocytes, le nombre d’ovocytes ayant atteint la deuxième métaphase méiotique (MII), le nombre d’embryons transférables et le nombre d’embryons de bonne qualité.


Après ajustement selon l’âge et les variations saisonnières attendues, l’exposition aux PM2.5 était significativement et négativement associée aux taux de grossesse et de naissance vivante, sans effet significatif sur les taux de fausse couche.


Les taux de grossesse par transfert d’embryon étaient plus élevés au printemps et en été qu’en hiver, la différence entre l’hiver et le printemps étant statistiquement significative. Les taux de naissance vivante au printemps, en été et en automne étaient également significativement plus élevés qu’en hiver.


Les résultats ont montré une association négative constante entre les niveaux de PM2.5 et les résultats de l’ART, en particulier le nombre d’ovocytes, d’ovocytes MII, d’embryons transférables et d’embryons de bonne qualité.


Mécanismes possibles de la toxicité reproductive des PM2.5

Après inhalation ou ingestion, les particules PM2.5 peuvent passer dans la circulation générale, atteindre l’embryon et nuire au développement optimal des ovocytes et des embryons. Des études indiquent que l’exposition aux PM2.5 provoque la formation d’espèces réactives de l’oxygène (ROS), un dysfonctionnement mitochondrial, des lésions de l’ADN et une apoptose précoce. Ces processus peuvent réduire la qualité des ovocytes et perturber l’implantation embryonnaire.


Dans l’appareil reproducteur féminin, l’exposition aux PM2.5 peut endommager les cellules de l’endomètre et provoquer un stress oxydatif ainsi qu’une inflammation, rendant l’adhésion de l’embryon moins favorable. Elle peut également modifier l’expression des molécules d’adhésion, des facteurs de croissance cellulaire et d’autres substances essentielles à l’implantation.


En perturbant directement les processus cellulaires, les effets toxiques des PM2.5 sur les ovocytes et les embryons finissent par dégrader les résultats reproductifs.


Les PM2.5 ont aussi des effets néfastes sur la fertilité masculine. Les recherches suggèrent que l’exposition aux PM2.5 peut réduire la qualité et la concentration des spermatozoïdes en ciblant la protéine Forkhead box O1 (FOXO1), diminuer le taux de testostérone et accroître l’inflammation testiculaire.


Conclusion de l’étude

Dans l’ensemble, la pollution atmosphérique aux PM2.5 semble avoir des effets saisonniers sur les résultats de l’ART, les taux de naissance vivante en hiver étant nettement inférieurs à ceux des autres saisons. La toxicité reproductive des PM2.5 est probablement multifactorielle, et d’autres recherches sont nécessaires pour préciser comment elle compromet la réussite de l’ART.


Source :

Informations recueillies en ligne

Auteur LinkedIVF TeamPublié 2025-04-26
Cet article a utilisé l’IA ; LinkedIVF n’a pas encore enregistré de relecture éditoriale. Il ne constitue pas un avis médical.
Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez un médecin habilité. Guide du contenu et politique éditoriale

Vous aimerez peut-être aussi

Nous vous contacterons bientôt

Entrez vos coordonnées et nous vous contacterons dans les plus brefs délais.
  • PGT et IVF
    IVF avec don d’ovocytes ou de sperme
    Informations sur la procréation avec tiers donneur (selon la législation locale)
    Autre