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À savoir | Ce qu’il faut savoir sur l’injection de déclenchement par HCG avant une IUI
À savoir | Ce qu’il faut savoir sur l’injection de déclenchement par HCG avant une IUI
Pour les couples confrontés à l’infertilité, un traitement courant associe une injection d’HCG destinée à déclencher l’ovulation, ou injection de déclenchement, à une insémination intra-utérine (IUI). Il est largement utilisé en cas de troubles de l’ovulation et d’infertilité inexpliquée. Voici l’essentiel.
Qu’est-ce que la gonadotrophine chorionique humaine (HCG) ?
L’HCG est une hormone importante dès le début de la grossesse. Elle stimule le corps jaune pour qu’il continue à produire la progestérone nécessaire au maintien de la grossesse. Une injection d’HCG permet de déclencher précisément l’ovulation et d’optimiser le moment de l’insémination.
Quelle préparation est nécessaire ?
Les deux partenaires font l’objet d’une évaluation médicale avant l’injection.
L’évaluation de la femme comprend :
Une échographie endovaginale pour surveiller les follicules et déterminer s’ils ont atteint un diamètre mature ;
Des dosages hormonaux sanguins pour évaluer l’ovulation ;
Un bilan de la fonction ovarienne ;
Une évaluation générale des organes reproducteurs.
L’évaluation de l’homme comprend :
Un examen clinique ;
Un spermogramme, comprenant la numération, la concentration, la morphologie et la mobilité des spermatozoïdes.
Lorsque les follicules atteignent la taille souhaitée, l’injection est programmée. L’ovocyte est dans une position optimale pour être fécondé environ 36 à 42 heures plus tard, au moment où l’IUI est pratiquée.
Pourquoi une injection de déclenchement par HCG peut-elle être nécessaire ?
Elle déclenche l’ovulation et permet de déterminer précisément la fenêtre optimale pour l’insémination. Elle peut être indiquée pour :
Les femmes ayant des cycles irréguliers ou une anovulation ;
Les femmes présentant des taux hormonaux anormaux ;
Les couples confrontés à une infertilité inexpliquée.
Environ une semaine après le pic d’ovulation, le taux de progestérone peut être mesuré pour confirmer le fonctionnement normal du corps jaune. Un taux faible peut être traité par une supplémentation orale ou vaginale en progestérone.
Comment se déroule l’insémination intra-utérine (IUI) ?
L’IUI est une intervention courante, brève et généralement indolore qui dure habituellement moins de deux minutes.
Principales étapes :
Préparation de l’échantillon de sperme : il est « lavé » afin de conserver les spermatozoïdes les plus mobiles à la meilleure concentration ;
Attente de l’ovulation : le moment est déterminé en fonction de l’injection d’HCG ;
Dépôt des spermatozoïdes dans l’utérus : un fin cathéter introduit les spermatozoïdes préparés pendant la fenêtre optimale de fécondation.
L’intervention est sûre et efficace, avec un risque très faible.
Comment se produit la fécondation ?
Les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu’à cinq jours dans l’appareil génital féminin, mais ils sont confrontés au stress oxydatif et aux défenses immunitaires.
Les espèces réactives de l’oxygène (ROS) peuvent provoquer des lésions oxydatives ;
Les contractions de l’appareil génital et les défenses immunitaires réduisent encore le nombre de spermatozoïdes ;
Sur des millions de spermatozoïdes, seuls quelques milliers atteignent les trompes de Fallope, et un ou plusieurs peuvent finalement féconder l’ovocyte.
Comment confirmer la grossesse ?
Un test de grossesse est recommandé le 14e jour après l’insémination. S’il est négatif, un autre cycle HCG-IUI ou un autre traitement de procréation médicalement assistée peut être envisagé.
L’injection de déclenchement par HCG a-t-elle des effets secondaires ?
Les études cliniques indiquent qu’elle est généralement sûre et n’a pas d’effet indésirable sur le développement fœtal. Les réactions rares comprennent :
Une gêne ou une sensibilité ovarienne légère, généralement pendant la première semaine ;
Un risque accru de grossesse multiple, notamment gémellaire ;
Des kystes ovariens ;
Un syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO), qui peut entraîner une accumulation de liquide dans l’abdomen ;
Des réactions graves mais extrêmement rares, telles que des caillots sanguins.
Discutez des risques potentiels avec un obstétricien-gynécologue avant l’injection.
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