Actualités | 70% des femmes ont donné naissance à un enfant vivant : la congélation des ovocytes ouvre une nouvelle ère d’autonomie reproductive



Actualité | 70% des femmes ont donné naissance à un enfant vivant : la congélation des ovocytes ouvre une nouvelle ère d’autonomie reproductive


Une étude menée conjointement par la NYU Grossman School of Medicine et le NYU Langone Fertility Center constitue le plus vaste rapport à ce jour sur les résultats de la congélation des ovocytes aux États-Unis. Elle a révélé que les femmes de moins de 38 ans ayant ensuite décongelé au moins 20 ovocytes matures affichaient un taux de naissance vivante pouvant atteindre 70%.


Portant sur 15 années de données cliniques en conditions réelles, de 2005 à 2020, l’étude indique que la congélation des ovocytes n’est pas une simple assurance hypothétique, mais une technique qui offre aux femmes de véritables options face au déclin de la fertilité lié à l’âge.


Les résultats ont été publiés dans Fertility and Sterility le 18 mai 2022. Sarah Druckenmiller Cascante, MD, en était la première auteure, et James A. Grifo, MD, PhD, spécialiste en endocrinologie de la reproduction et infertilité, l’auteur correspondant.


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La congélation des ovocytes n’est pas un pari : ses résultats dépassent ceux de la FIV conventionnelle

Dans cette étude, parmi les techniques d’assistance médicale à la procréation, les ovocytes congelés — plutôt que les ovocytes frais ou les embryons — ont donné des taux de naissance vivante plus élevés :


L’étude a recensé 436 transferts d’embryons issus de 605 cycles de décongélation d’ovocytes, ayant abouti à la naissance de 211 bébés ;


À titre de comparaison, les données des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis indiquent un taux de naissance vivante inférieur à 20% chez les femmes âgées de 40 ans suivant une fécondation in vitro (FIV) conventionnelle.


Le Dr Grifo a déclaré que l’étude souligne que « la congélation des ovocytes n’est pas seulement un moyen de différer la parentalité ; elle permet aussi aux femmes de devenir donneuses d’ovocytes pour elles-mêmes à l’avenir ».


Détails de l’étude : la congélation des ovocytes est restée viable entre 38 et 43 ans

L’étude a inclus 543 femmes, dont l’âge moyen lors de la première congélation d’ovocytes était de 38 ans, soit légèrement au-dessus de la fenêtre optimale recommandée de 35 ans. Principaux résultats :


Le taux global de naissance vivante était de 39%, la plupart des participantes ayant entre 35 et 40 ans au moment de la congélation de leurs ovocytes ;


Chez les femmes ayant décongelé plus de 20 ovocytes matures, le taux de naissance vivante atteignait 58%, bien que ce groupe comprenne des femmes plus avancées en âge reproductif ;


Quatorze femmes ayant congelé leurs ovocytes entre 41 et 43 ans ont également donné naissance, remettant en cause l’idée reçue qu’un âge plus avancé ne laisse aucun espoir ;


Chez les femmes de moins de 38 ans ayant décongelé ≥20 ovocytes, le taux de naissance vivante a atteint 70% par patiente.


L’étude a également indiqué que la durée de conservation ne réduisait ni la qualité ni le taux de réussite des ovocytes congelés.


Le dépistage génétique pourrait améliorer les résultats et favoriser des grossesses uniques plus sûres

Concernant le test génétique préimplantatoire (PGT), l’étude a également constaté :


Un taux de fausse couche nettement plus faible ;


Un taux de réussite par transfert plus élevé ;


Une meilleure possibilité de grossesse unique, réduisant les risques pour la santé maternelle et infantile associés aux grossesses multiples.


La congélation des ovocytes progresse et les experts appellent à des attentes réalistes

Le Dr Grifo a souligné : « Nos données reposent sur la pratique clinique réelle, et non sur une modélisation théorique. » Il a appelé à davantage d’études fondées sur des données provenant de régions et de types de centres de fertilité différents, afin d’établir des attentes plus complètes et d’aider les femmes à prendre des décisions éclairées.


L’étude a également relevé une forte hausse des procédures de congélation d’ovocytes autour de la pandémie. En 2022, près de trois fois plus de femmes ont commencé un cycle de congélation au NYU Langone Fertility Center qu’en 2019.


Équipe de recherche et financement

L’étude a été dirigée par Sarah D. Cascante, MD, et James A. Grifo, MD, PhD, avec notamment comme coauteures Jennifer K. Blakemore, MD, Shannon M. DeVore, MD, Brooke Hodes-Wertz, MD, et Elizabeth Fino, MD. Le travail de l’ensemble des embryologistes, médecins, infirmiers et membres du personnel de soutien du NYU Langone Fertility Center a contribué à ces résultats.


Le projet a été financé par la Carolyn and Malcom Wiener Foundation, qui soutient les avancées cliniques de la recherche sur la congélation des ovocytes et la conservation des embryons.


Source :

Contenu recueilli en ligne

Publié 2025-05-29
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