En soumettant, vous acceptez notre Politique de confidentialité pour traiter les informations de contact et de demande que vous fournissez, acceptez notre Conditions d'utilisation et acceptez que nous puissions vous contacter au sujet de cette demande.
Connaissances | L’accouchement sans analgésie vous convient-il ? Ce qu’il faut savoir avant de décider
À savoir | L’accouchement sans analgésie médicamenteuse vous convient-il ? Ce qu’il faut savoir avant de décider
Tout comme on imagine son mariage avant de se marier, les femmes enceintes se représentent souvent leur accouchement. Certaines souhaitent accoucher dans une salle ultramoderne, bénéficier d’une péridurale et d’un suivi médical continu. D’autres préfèrent une expérience moins médicalisée, sans médicaments ni intervention, en laissant le processus physiologique suivre son cours.
Quelle que soit votre préférence, une bonne santé et une grossesse à faible risque sont indispensables. Les médecins soulignent que respecter le processus physiologique ne signifie pas renoncer à tous les soins. Ce choix d’accouchement exige une préparation en amont et une évaluation rigoureuse.
Qu’est-ce qu’un « accouchement sans analgésie médicamenteuse » ?
« En termes simples, le travail et l’accouchement se déroulent naturellement, sans médicaments », explique la Dre Christine Isaacs, directrice des services d’obstétrique, de gynécologie et de maïeutique au centre médical de la Virginia Commonwealth University.
Aucune péridurale ni autre analgésie médicamenteuse n’est utilisée, mais cela ne signifie pas qu’il faille endurer la douleur sans soutien. Des méthodes de confort comme le massage, l’hypnothérapie et les bains chauds restent possibles. L’équipe soignante cherche également à éviter certaines interventions, comme l’épisiotomie.
La Dre Isaacs soutient vivement cette approche, car elle peut atténuer l’anxiété et la peur liées à l’accouchement. Elle souligne toutefois qu’elle ne convient pas à toutes les femmes enceintes. En cas de grossesse à haut risque, notamment de complications, de grossesse multiple ou de présentation anormale du fœtus, le médecin peut recommander un accouchement avec un encadrement médical plus important.
« L’un des objectifs du suivi prénatal est de déterminer qui peut accoucher sans analgésie médicamenteuse et qui pourrait avoir besoin de davantage d’interventions médicales », indique la Dre Isaacs. « Il est particulièrement important de pouvoir compter sur un médecin ou une sage-femme de confiance. »
Qui doit vous accompagner pendant le travail ?
Après avoir choisi cette approche, vous devez aussi sélectionner les personnes qui vous accompagneront tout au long du travail.
La Dre Isaacs donne les conseils suivants :
1. Trouvez la bonne sage-femme
Les accouchements sans analgésie médicamenteuse sont souvent accompagnés par des sages-femmes plutôt que par des médecins. Assurez-vous que votre sage-femme comprend et respecte votre projet de naissance et qu’elle ne fera pas appel à un anesthésiste au premier signe d’inconfort.
2. Choisissez une personne accompagnante qui garde son calme
Vous avez besoin d’une personne qui vous soutiendra quoi qu’il arrive. Il peut s’agir de votre partenaire, d’une personne proche ou d’un membre de votre famille. L’essentiel est qu’elle reste émotionnellement stable, vous aide à poursuivre et ne vous incite pas à renoncer à votre projet lorsque vous exprimez votre douleur.
3. Définissez un mot de sécurité
Pour éviter de changer d’avis sous le coup de l’impulsion ou de la panique, la Dre Isaacs recommande de convenir d’un mot de sécurité avec la personne qui vous accompagne, par exemple « pomme » ou « avril ». Il signifie : « Je ne peux plus continuer et j’ai besoin d’une anesthésie. » Dès que vous le prononcez, l’équipe met immédiatement en œuvre le protocole antalgique.
Dernier rappel
L’accouchement sans analgésie médicamenteuse n’est pas une épreuve de courage. C’est un processus collectif qui exige des connaissances, de la préparation et de la confiance. Préparez-vous physiquement et émotionnellement, tout en restant ouverte à un déroulement sans difficulté comme à d’éventuels changements.
« Vous devez vous demander : “Qu’est-ce que j’attends de cet accouchement et quelles sont mes limites ?” », explique la Dre Isaacs. Surtout, votre choix doit reposer sur votre situation personnelle et sur le respect du déroulement de l’accouchement, et non sur la recherche irréfléchie de ce qui est qualifié de « naturel ».
Source de l’article :
Informations recueillies en ligne