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Actualités | Le changement climatique influence les décisions de procréation : une étude australienne examine la vision des femmes sur la maternité et l’avenir familial
Actualités | Le changement climatique influence les décisions de procréation : une étude australienne examine la vision des femmes sur la maternité et l’avenir familial
Alors que la crise climatique s’intensifie, de plus en plus d’Australiennes se demandent si la planète reste un lieu propice à l’épanouissement de la prochaine génération. Une étude nationale menée par Flinders University examine comment « l’ère du changement climatique » influe profondément sur les émotions, les jugements et les choix des femmes concernant le fait d’avoir et d’élever des enfants.
L’étude pilote est dirigée par Kris Natalier, professeure agrégée de sociologie à Flinders University et responsable du projet de recherche Maternal Futures. Elle explique : « Nous vivons à une époque où les catastrophes liées au climat sont de plus en plus fréquentes et graves. Cette banalisation des crises oblige de nombreuses femmes à se demander s’il est responsable, voire possible, de donner la vie dans un tel monde. »
Ces dernières années, l’Australie a connu des feux de brousse dévastateurs et des inondations généralisées. Ces événements extrêmes ont causé des dommages matériels et économiques, et profondément affecté les structures familiales et les représentations de la maternité. Kris Natalier déclare : « Face à l’augmentation des risques climatiques, avoir des enfants n’est plus un choix évident pour certaines femmes ; cette décision est devenue extrêmement complexe, voire douloureuse. »
L’étude sera menée avec Mary Holmes, professeure spécialiste des émotions et de la société à l’University of Edinburgh, et Carla Pascoe Leahy, historienne à l’University of Tasmania. Elles prévoient d’élaborer un cadre conceptuel pour des études interdisciplinaires de plus grande ampleur.
La Dre Pascoe Leahy indique que ce cadre a d’abord été testé en analysant les témoignages publics de femmes sur le climat et la procréation publiés sur le site Conceivable Futures. Ces témoignages montrent clairement que la crise climatique a conduit de nombreuses femmes à reporter ou à abandonner leur projet d’enfant, et incité certaines mères à repenser leur manière d’élever leurs enfants dans un avenir très incertain.
« Nous observons trois tendances de plus en plus nettes : certaines femmes ont totalement renoncé à leur projet de maternité, d’autres ont choisi une famille moins nombreuse, et certaines mères adaptent leurs pratiques parentales aux bouleversements que les catastrophes fréquentes imposent à la vie quotidienne », explique Carla Pascoe Leahy.
L’étude vise à terme à quantifier les liens entre la recherche environnementale et la recherche sur la famille, ainsi qu’à évaluer les effets sociaux de ces évolutions émotionnelles et culturelles. Kris Natalier déclare : « Nous devons de toute urgence combler un manque d’attention des pouvoirs publics et des médias envers les enjeux climatiques. Au-delà de la santé, de l’économie et des infrastructures, nous devons comprendre les véritables changements émotionnels, les réactions culturelles et la recomposition des relations intimes au sein des communautés. »
En quantifiant ces effets, l’équipe espère inciter les responsables politiques à mieux prendre en compte la manière profonde dont le changement climatique restructure la famille, cellule fondamentale de la société.
Source de l’article :
Compilation de sources en ligne