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Actualités | Nouvelles données sur le vieillissement testiculaire : l’obésité pourrait accélérer le déclin de la fonction spermatique
Actualités | Nouvelles données sur le vieillissement testiculaire : l’obésité pourrait accélérer le déclin de la fonction spermatique
Une étude publiée dans Developmental Cell a, pour la première fois, analysé systématiquement des tissus testiculaires humains par séquençage de l’ARN unicellulaire. Elle a constaté que l’obésité pourrait aggraver les anomalies des cellules spermatiques liées à l’âge et altérer la fertilité masculine.
L’étude a été codirigée par Bradley Cairns et Jingtao Guo, PhD, de l’University of Utah School of Medicine, et a examiné si un indice de masse corporelle (IMC) élevé accélère le déclin de la fonction testiculaire.
Deux profils de vieillissement testiculaire, selon l’obésité
Le déclin de la fertilité masculine avec l’âge est bien connu, mais les mécanismes moléculaires et génétiques du vieillissement testiculaire restent mal compris. En particulier, il existe peu de données directes permettant de savoir si des facteurs liés au mode de vie, comme l’obésité, aggravent ce processus.
Pour combler cette lacune, l’équipe a utilisé le séquençage de l’ARN unicellulaire afin d’analyser des échantillons testiculaires prélevés lors d’autopsies chez 4 hommes jeunes et 8 hommes plus âgés, soit plus de 44,000 cellules. Tous les donneurs plus âgés avaient eu des enfants dans leur jeunesse, confirmant leur fertilité antérieure.
Les résultats ont montré que :
Les échantillons du groupe jeune étaient très similaires, présentaient une spermatogenèse intacte et aucun signe évident de vieillissement.
Les échantillons du groupe plus âgé se répartissaient clairement en deux sous-groupes :
Dans le premier sous-groupe, les cellules testiculaires conservaient une bonne capacité de production de spermatozoïdes et des caractéristiques moléculaires proches de celles du groupe jeune.
Le second sous-groupe présentait un déclin reproductif important et un potentiel spermatogénétique très limité.
Le facteur le plus marquant distinguant les deux sous-groupes était l’IMC.
IMC : un seuil numérique déterminant pour la santé testiculaire
Les données ont montré que :
Tous les donneurs plus âgés du premier sous-groupe avaient un IMC inférieur à 27.
Tous les donneurs du second sous-groupe avaient un IMC supérieur à 30, ce qui correspond à l’obésité.
Ce résultat clé suggère qu’un IMC élevé pourrait accélérer la détérioration de la fonction des cellules souches testiculaires. Lorsque l’obésité et le vieillissement se cumulent, une altération de la spermatogenèse et une infertilité pourraient devenir plus probables.
« Le vieillissement provoque à lui seul des changements moléculaires modérés qui rendent les testicules plus vulnérables à la dérégulation. Lorsqu’il est associé à l’obésité, cette dérégulation peut être considérablement amplifiée. »
—Dr Bradley Cairns
Recherches futures : les questions en suspens
Bien que l’étude ait mis en évidence une possible association entre l’obésité et le vieillissement testiculaire, de nombreuses questions restent sans réponse :
L’obésité accélère-t-elle simplement le vieillissement ou provoque-t-elle une voie distincte de vieillissement testiculaire ?
Quel rôle jouent l’alimentation, l’exercice, le diabète, les changements hormonaux et les autres facteurs liés au mode de vie ?
À quel âge le dysfonctionnement des cellules de soutien testiculaires commence-t-il, et peut-il être inversé ?
« Nous avons fourni un atlas unicellulaire détaillé qui constitue une base de données importante pour approfondir les recherches sur la réponse des testicules humains au vieillissement. »
—Dr Jingtao Guo
L’étude indique également qu’une fois les marqueurs moléculaires du vieillissement testiculaire identifiés, des outils diagnostiques précis et des interventions pourraient être développés pour traiter l’hypofertilité chez les hommes plus âgés.
Source de l’article :
Compilation de sources en ligne