Actualités | Forte hausse du fardeau mondial de l’infertilité féminine, avec un risque maximal chez les femmes de 35 à 39 ans



Actualités | Forte hausse du fardeau mondial de l’infertilité féminine, avec un risque maximal chez les femmes de 35 à 39 ans

Actualités | Forte hausse du fardeau mondial de l’infertilité féminine, avec un risque maximal chez les femmes de 35 à 39 ans


Une analyse mondiale a montré que la prévalence de l’infertilité féminine a nettement augmenté au cours des trois dernières décennies. Les femmes dans la trentaine sont particulièrement exposées et présentent le risque le plus élevé à l’échelle mondiale.


Récemment publiée dans Scientific Reports, l’étude a analysé les tendances de l’infertilité féminine selon les régions et les groupes d’âge entre 1990 et 2021, tout en intégrant des projections, révélant un fardeau mondial croissant.


En 2021, environ 110 millions de femmes dans le monde étaient touchées par l’infertilité, soit une hausse de 84% par rapport à 1990. Les femmes âgées de 35 à 39 ans étaient les plus touchées et présentaient un risque nettement supérieur.



Définition et contexte de l’infertilité féminine

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit l’infertilité féminine comme l’absence de grossesse après 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés. Cette étude s’est toutefois appuyée sur les données 2021 de l’étude Global Burden of Disease (GBD), qui retiennent une autre définition : l’infertilité primaire correspond à l’absence de grossesse après cinq ans de rapports sexuels non protégés, tandis que l’infertilité secondaire désigne l’absence de grossesse au cours des cinq dernières années sans contraception chez un couple souhaitant avoir un enfant.


Environ un couple sur sept est confronté à l’infertilité dans les pays développés, contre jusqu’à 25% dans les pays en développement. En Chine, environ 15% des femmes en âge de procréer sont concernées.


Bien que les traitements d’assistance médicale à la procréation tels que la fécondation in vitro (FIV/IVF) offrent des possibilités, leur coût élevé reste une lourde charge pour de nombreuses familles. Un cycle coûte plus de 12,000 US$ aux États-Unis et environ 4,000 US$ au Japon, en dollars de 2006.


Résultats et tendances

À partir de la base de données GBD, l’étude a analysé la prévalence selon l’âge et la région entre 1990 et 2021, puis projeté les tendances au-delà de 2050. Cette base réunit des enquêtes auprès des ménages, des données démographiques et d’autres sources nationales fiables.


En 2021, le taux mondial de prévalence standardisé selon l’âge (ASPR) de l’infertilité féminine était de 1,367.4 pour 100,000, avec 601,000 années de vie corrigées de l’incapacité (AVCI) liées à l’infertilité. Le fardeau était le plus élevé chez les femmes âgées de 35 à 39 ans, dont l’ASPR était 1.2 fois supérieur à celui des femmes de 30 à 34 ans.


L’Asie, en particulier la Chine et l’Inde, présentait le fardeau absolu le plus important. L’Asie de l’Est affichait l’ASPR le plus élevé, tandis que l’Australie et la Nouvelle-Zélande enregistraient la prévalence la plus faible.


Depuis 2010, les taux d’infertilité ont fortement progressé dans les régions à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure, tandis que les régions à revenu élevé ont connu une lente hausse suivie d’un léger recul.


Principales conclusions et perspectives

L’étude conclut que l’infertilité féminine constitue un enjeu majeur de santé mondiale touchant plus de 9% des femmes en âge de procréer, avec une prévalence et un fardeau en nette augmentation depuis 1990. Le report de la maternité, l’urbanisation, la pollution industrielle et d’éventuelles modifications épigénétiques pourraient contribuer à cette tendance.


Bien que le nombre absolu de cas et d’AVCI devrait diminuer d’ici 2050, l’ASPR devrait continuer à progresser sous l’effet du vieillissement de la population, de l’évolution des modes de vie, de la pollution environnementale et d’autres facteurs. Les écarts régionaux, notamment la tendance à la hausse dans la région andine d’Amérique latine et l’amélioration en Océanie, soulignent la nécessité d’interventions ciblées adaptées à chaque région.


Les chercheurs soulignent que, même si le nombre total de cas diminue, l’infertilité reste un problème mondial qui s’aggrave et nécessite un renforcement de la prévention, un dépistage plus précoce et de meilleures politiques de santé reproductive.


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Publié 2025-07-17
Cet article a été préparé avec l’aide de l’IA et relu par notre équipe éditoriale avant publication.
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