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Actualité | Une restriction calorique modérée pourrait ralentir le vieillissement ovarien : une étude chez le singe ouvre une nouvelle piste pour prolonger la fertilité
Actualité | Une restriction calorique modérée pourrait ralentir le vieillissement ovarien : une étude chez le singe ouvre une nouvelle piste pour prolonger la fertilité
Une étude menée par l’équipe de la professeure Francesca E. Duncan à la Feinberg School of Medicine de l’Université Northwestern a révélé que trois années de restriction calorique modérée chez des macaques rhésus femelles contribuaient à ralentir le vieillissement ovarien et à préserver en partie les types de follicules dotés d’un potentiel reproductif. Les résultats ont été publiés le 20 mai 2025 dans Aging-US, volume 17, numéro 5.
La première autrice Emma S. Gargus et l’autrice correspondante Francesca E. Duncan ont mené cette étude chez des macaques rhésus femelles, des primates non humains (NHP) dont le système reproducteur ressemble étroitement à celui de l’être humain. L’étude visait à déterminer si une restriction calorique (CR) modérée et prolongée pouvait ralentir la dégénérescence ovarienne liée à l’âge.
Protocole de l’étude : réduction calorique de 30% pendant trois ans
L’équipe a sélectionné des macaques rhésus femelles âgées de 10 à 13 ans (« groupe jeune ») et de 19 à 26 ans (« groupe âgé »), puis les a réparties aléatoirement entre un groupe soumis à une restriction calorique d’environ 30% par jour et un groupe témoin suivant une alimentation normale pendant trois ans.
Les chercheurs ont réalisé une analyse histologique des tissus ovariens de tous les macaques afin d’évaluer le nombre et le type de follicules ainsi que les modifications de la structure tissulaire. Les paramètres étudiés comprenaient la réserve folliculaire ovarienne, la fibrose ovarienne et la rigidité tissulaire.
Bien que le nombre total de follicules ait continué à diminuer avec l’âge, la restriction calorique a significativement augmenté le nombre de follicules primordiaux chez les macaques âgées présentant des cycles menstruels irréguliers. Les follicules primordiaux constituent un marqueur essentiel du potentiel reproductif ; leur préservation témoigne d’une meilleure réserve ovarienne.
Comment la restriction calorique agit-elle sur la structure ovarienne ?
Avec l’âge, le tissu ovarien développe souvent une fibrose : l’augmentation du collagène et la diminution de l’acide hyaluronique entraînent son durcissement. Chez les macaques soumises à une restriction calorique, ce processus était retardé, ce qui suggère que cette restriction pourrait améliorer le microenvironnement ovarien et créer des conditions plus favorables au maintien de la santé reproductive.
La professeure Francesca Duncan a indiqué que, si la restriction calorique ne pouvait pas empêcher la perte naturelle des follicules, elle améliorait leur qualité et l’environnement tissulaire, « ouvrant des pistes pour de futures interventions non pharmacologiques ».
Le moment de l’intervention compte également
L’étude a montré que le moment de l’intervention influençait significativement les résultats. La restriction calorique avait un effet plus net chez les macaques âgées en phase de transition, avant l’arrêt complet de leurs cycles menstruels, mais peu d’effet après la ménopause. Ainsi, si le contrôle de l’apport calorique est utilisé pour prolonger la fertilité, il pourrait devoir commencer à un stade approprié de la vie reproductive.
Perspectives : une intervention nutritionnelle pourrait prolonger la période reproductive des femmes
Bien que cette étude repose sur un modèle primate et doive être confirmée chez l’être humain, ses résultats étayent la possibilité qu’une intervention nutritionnelle modérée et durable contribue à ralentir le vieillissement ovarien et à prolonger la période reproductive.
L’étude apporte de nouvelles données sur les mécanismes du vieillissement reproductif féminin et jette les bases de stratégies fondées sur le mode de vie pour préserver la fertilité.
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Collecté en ligne