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Actualité | Selon une étude, le tabac, l’alcool, la chaleur et un poids anormal peuvent endommager l’ADN des spermatozoïdes
Actualité | Selon une étude, le tabac, l’alcool, la chaleur et un poids anormal peuvent endommager l’ADN des spermatozoïdes
Le volume 12 d’Oncoscience a publié une étude importante intitulée « Facteurs liés au mode de vie et aux hormones influant sur la qualité du sperme et l’intégrité de l’ADN des spermatozoïdes : une étude transversale ». Menée par Saniya Imtiyaz Chamanmalik, Rajendra B. Nerli et Pankaja Umarane de la KLE Academy of Higher Education and Research et du D.Y. Patil Medical College, Hospital and Research Centre, l’étude a montré que les choix de mode de vie et les variations des taux hormonaux ont un effet significatif sur la santé reproductive masculine.
Alors que l’infertilité masculine progresse en Inde et dans le monde, cette étude comble une importante lacune dans les données locales. Dans le monde, un couple sur six est touché par l’infertilité, les facteurs masculins intervenant dans près de la moitié des cas. Les chercheurs ont étudié l’effet des comportements modifiables et des taux hormonaux sur la qualité du sperme et l’intégrité de l’ADN des spermatozoïdes, ouvrant de nouvelles perspectives pour la prise en charge de la fertilité masculine.
Conception de l’étude et principaux résultats
L’étude portait sur 278 hommes indiens âgés de 21 à 50 ans. Près de la moitié présentaient des paramètres spermatiques anormaux. Si l’avancée en âge n’a pas réduit significativement le volume de sperme ou la mobilité des spermatozoïdes, la fragmentation de l’ADN spermatique était nettement plus élevée chez les hommes de plus de 40 ans, ce qui suggère des dommages génétiques plus importants et un potentiel reproductif plus faible.
L’étude a également montré que les habitudes nocives étaient étroitement associées à une altération de la fonction spermatique :
Le tabagisme et la consommation d’alcool réduisaient significativement la concentration, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes (p < 0.001).
L’alcool augmentait aussi significativement la fragmentation de l’ADN spermatique, ce qui peut affecter le développement embryonnaire.
Les environnements de travail à température élevée étaient associés à davantage de dommages de l’ADN spermatique, ce qui met en évidence les risques liés à l’exposition à la chaleur.
Un poids anormal jouait également un rôle important : les hommes en insuffisance pondérale comme ceux en surpoids présentaient une qualité du sperme et une intégrité de l’ADN spermatique inférieures à celles des hommes de poids normal.
Effets considérables du déséquilibre hormonal
Outre le mode de vie, l’étude a examiné de près les effets hormonaux sur la santé des spermatozoïdes :
Les hommes présentant un faible taux de testostérone et un taux élevé de prolactine avaient généralement des paramètres spermatiques moins bons.
Un faible taux d’hormone antimüllérienne (AMH) était significativement associé à une augmentation de la fragmentation de l’ADN spermatique. L’AMH est sécrétée par les cellules qui soutiennent le développement des spermatozoïdes et pourrait devenir un nouveau biomarqueur pour évaluer leur santé.
Les autres hormones de la reproduction, notamment la FSH et la LH, sont restées stables, ce qui suggère que des dosages hormonaux ciblés pourraient encore améliorer l’évaluation de la fertilité masculine.
Portée clinique et perspectives
En utilisant les dernières normes de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’analyse du sperme et des examens avancés comme l’évaluation de la fragmentation de l’ADN spermatique, l’étude a identifié d’importants indicateurs de fertilité susceptibles d’échapper à un spermogramme classique. L’équipe recommande d’associer à l’avenir l’évaluation du mode de vie et les dosages hormonaux dans le bilan de fertilité masculine afin de favoriser une détection plus précoce et un traitement plus efficace.
Bien que l’échantillon provienne d’un seul centre et que l’étude ne comporte pas de suivi à long terme, les résultats fournissent des données solides sur le poids croissant de l’infertilité masculine en Inde et dans le monde. Les chercheurs ont appelé à renforcer la sensibilisation en santé publique, à adopter des modes de vie sains et à effectuer régulièrement des bilans hormonaux. De futures études pourront déterminer si des changements de mode de vie et un traitement hormonal peuvent inverser les dommages causés aux spermatozoïdes et améliorer les résultats en matière de fertilité.
Source de l’article :
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