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À savoir | Mise en garde des médecins : boire de l’alcool pendant la grossesse ne déclenche pas le travail et ne fait que nuire au bébé
Informations | Des médecins avertissent : boire de l’alcool pendant la grossesse ne déclenche pas le travail et ne fait que nuire au bébé
Certains forums en ligne et croyances populaires affirment que boire du vin rouge peut aider à déclencher le travail. Cependant, une analyse médicale publiée par un média de santé américain indique clairement que l’utilisation d’alcool pour déclencher le travail n’a aucun fondement scientifique et peut causer des dommages irréversibles au fœtus.
Pourquoi le travail est déclenché
Le déclenchement du travail consiste à stimuler médicalement les contractions utérines pendant la grossesse afin que le travail commence avant son déclenchement naturel.
Les médecins recommandent généralement un déclenchement uniquement en présence d’une indication médicale claire, par exemple :
Les membranes se sont rompues, mais les contractions n’ont pas commencé ;
Le travail n’a pas débuté deux semaines après le terme, ce qui signifie que la grossesse dépasse 42 semaines ;
Infection utérine (chorioamniotite) ;
Facteurs de risque tels que le diabète gestationnel ou l’hypertension artérielle ;
Trop peu de liquide amniotique ;
Fonction placentaire anormale ;
Retard de croissance fœtale.
Certaines femmes enceintes peuvent demander un déclenchement par convenance, mais les médecins déconseillent généralement toute intervention sans nécessité médicale. Si le col de l’utérus n’est pas prêt ou si la date prévue d’accouchement est inexacte, le déclenchement peut être difficile et prolonger le travail ou augmenter le taux de césariennes.
Méthodes médicalement reconnues pour déclencher le travail
L’auteur souligne qu’aucune étude ne montre que l’alcool puisse déclencher le travail.
Les méthodes médicales efficaces et sûres comprennent :
Décollement des membranes : un médecin introduit un doigt ganté dans le col de l’utérus et sépare délicatement la poche amniotique de la paroi utérine afin de stimuler la libération de prostaglandines, d’assouplir le col et de potentiellement déclencher les contractions.
Ballonnet cervical : un cathéter muni d’un petit ballon est introduit dans le col de l’utérus puis gonflé afin de le dilater progressivement. Cette méthode est souvent utilisée chez les femmes ayant déjà eu une césarienne.
Amniotomie : lors d’un examen vaginal, un crochet en plastique est utilisé pour rompre la poche amniotique. Si le col est prêt, les contractions commencent généralement dans les heures qui suivent.
Prostaglandines : administrées sous forme de gel vaginal ou de comprimé oral pour favoriser la maturation du col, souvent pendant la nuit à l’hôpital.
Ocytocine intraveineuse / Pitocin : une perfusion IV continue utilisée pour déclencher ou renforcer les contractions, qui agit généralement dans les 30 minutes.
Toutes ces méthodes nécessitent une surveillance professionnelle dans un établissement médical afin de protéger la mère et le bébé.
Risques potentiels du déclenchement du travail
L’auteur indique qu’un déclenchement électif avant 39 semaines ou avant que le col ne soit prêt comporte des risques pour la mère comme pour le bébé :
Une probabilité 2 à 3 fois plus élevée d’admission en unité de soins intensifs néonatals (USIN) ;
Des difficultés respiratoires possibles, une température corporelle instable ou une jaunisse sévère ;
Des risques accrus de naissance prématurée, de faible poids de naissance et de paralysie cérébrale ;
La mère peut souffrir de dépression post-partum ou nécessiter une césarienne.
Utiliser du vin rouge pour déclencher le travail est une idée fausse dangereuse
L’auteur souligne que l’alcool ne peut ni déclencher le travail ni favoriser les contractions. Il traverse au contraire directement le placenta vers le fœtus, perturbant le développement du système nerveux et des organes et provoquant des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF).
Ces troubles peuvent entraîner :
Des difficultés d’apprentissage, des troubles de l’attention et de l’hyperactivité ;
Un retard du développement de la parole et du langage ;
Un faible QI et une mauvaise capacité de jugement ;
Une naissance prématurée, une fausse couche ou une mortinaissance ;
Des anomalies congénitales cardiaques, squelettiques, urinaires et cutanées ;
Un faible poids de naissance et un retard de croissance ;
Des déficiences intellectuelles et comportementales ;
Le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN).
Les enfants atteints de TCAF peuvent également présenter une altération de la fonction d’organes majeurs tels que le cœur et les reins, et ces effets à vie sont irréversibles.
Il n’existe pas de quantité d’alcool sans danger pendant la grossesse
Les évaluations médicales indiquent qu’il n’existe ni quantité ni moment sans danger pour consommer de l’alcool pendant la grossesse.
Qu’il s’agisse de vin, de bière ou de spiritueux, l’alcool passe par le cordon ombilical et nuit au cerveau, au corps et aux organes en développement du fœtus. Boire, même au début de la grossesse, y compris avant qu’une femme sache qu’elle est enceinte, peut être nocif.
En l’absence de nécessité médicale claire, les médecins recommandent donc de laisser le travail commencer naturellement. Le travail spontané se déroule généralement plus facilement, permet une récupération maternelle plus rapide et présente un risque plus faible de césarienne.
Comme le conclut l’auteur : « Au lieu de risquer de tenter de déclencher le travail avec de l’alcool, laissez le corps et le bébé aborder la naissance à leur rythme naturel. »
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