Actualité | Infertilité secondaire : un traumatisme reproductif méconnu



Actualité | Infertilité secondaire : un traumatisme reproductif méconnu


L’infertilité secondaire — l’incapacité à concevoir de nouveau ou à mener une autre grossesse jusqu’à l’accouchement après avoir déjà donné naissance — est souvent négligée. La psychologue clinicienne Bianca Denny s’est récemment appuyée sur un cas représentatif pour étudier ses effets sur la santé mentale, les relations et la perception de la famille, ainsi que la manière dont la thérapie peut aider à reconstruire le sentiment d’appartenance familiale et l’estime de soi.


Ressource Petal_femme tenant un test de grossesse positif ; noter les deux lignes au premier plan_102232840.jpg


Anna, cas composite présenté sous un pseudonyme, désirait profondément un deuxième enfant. Sa première grossesse s’étant déroulée sans complication, elle pensait qu’il serait facile de concevoir à nouveau. Après une année d’essais infructueux, un médecin a diagnostiqué une infertilité secondaire. Celle-ci est rapidement devenue une crise psychologique touchant tous les aspects de sa vie.


Elle estimait qu’une famille sans deuxième enfant était incomplète et faisait le deuil de l’avenir qu’elle avait imaginé pour un enfant unique. Les anniversaires et les rencontres sociales sont devenus éprouvants, car elle redoutait les questions sur un autre bébé. La grossesse semblait omniprésente — un « biais attentionnel », où le fait de se focaliser intensément sur une chose donne l’impression qu’elle survient plus souvent — mais son chagrin était bien réel.


Anna considérait l’infertilité comme un échec personnel. Elle se sentait trahie par son corps et pensait avoir déçu son partenaire et son enfant. Elle s’en voulait pour son âge et son recours passé à la contraception. Son obsession a tendu leur relation : son partenaire s’inquiétait du coût et des effets indésirables de l’assistance médicale à la procréation, tandis que les annonces de grossesse de ses amies la laissaient isolée et incomprise.


La thérapie a offert à Anna un espace où exprimer son chagrin et sa colère sans qu’ils soient minimisés, sans positivité forcée, récits de grossesse non sollicités ni paroles rassurantes, même bien intentionnées. L’un des principaux objectifs consistait à repenser sa vision figée de la famille.


Ses liens étroits avec ses frères et sœurs étaient devenus son modèle de vie familiale. Incapable d’imaginer une enfance sans fratrie, elle projetait sa propre expérience sur son enfant. Le conflit entre la réalité et ses attentes profondes engendrait impuissance et désespoir.


Accepter l’infertilité secondaire impliquait d’assouplir sa conviction qu’une famille devait compter plusieurs enfants. La thérapie l’a aidée à tolérer l’incertitude, à reconnaître ses inquiétudes concernant une famille avec un enfant unique et à adopter une vision plus souple. Peu à peu, elle a exploré la possibilité de trouver épanouissement et sens même sans deuxième enfant.


Les situations sociales restaient difficiles. Les conseils comme « détends-toi simplement » ou les rappels qu’elle avait « déjà un enfant en bonne santé » lui donnaient le sentiment que sa souffrance était ignorée. La thérapie a permis d’élaborer des stratégies concrètes : reconnaître l’ignorance plutôt que la malveillance et préparer des réponses pour réduire l’anxiété.


Mère d’un jeune enfant, Anna ne pouvait éviter les sujets liés à la grossesse et à la parentalité. Les grossesses des autres lui faisaient toujours mal, mais elle a compris que leur réussite ne constituait pas son échec. Les familles peuvent être différentes tout en étant réelles et complètes.


Ce cas montre que l’infertilité secondaire n’est pas seulement un diagnostic médical, mais aussi une reconstruction psychologique de l’identité et de la famille. Le soutien psychologique peut accueillir des émotions complexes et aider les personnes à redéfinir ce qui constitue une famille complète dans les limites du réel.


Anna est un personnage composite fictif représentant des situations cliniques courantes.


Source de l’article :

Informations recueillies en ligne

Auteur LinkedIVF TeamPublié 2026-02-02
Cet article a utilisé l’IA ; LinkedIVF n’a pas encore enregistré de relecture éditoriale. Il ne constitue pas un avis médical.
Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez un médecin habilité. Guide du contenu et politique éditoriale

Vous aimerez peut-être aussi

Nous vous contacterons bientôt

Entrez vos coordonnées et nous vous contacterons dans les plus brefs délais.
  • PGT et IVF
    IVF avec don d’ovocytes ou de sperme
    Informations sur la procréation avec tiers donneur (selon la législation locale)
    Autre