En soumettant, vous acceptez notre Politique de confidentialité pour traiter les informations de contact et de demande que vous fournissez, acceptez notre Conditions d'utilisation et acceptez que nous puissions vous contacter au sujet de cette demande.
Actualités | Découverte du nouveau facteur de choc thermique HSF5 : l’Université de Kumamoto étudie une piste potentielle contre l’infertilité masculine
Découverte du nouveau facteur de choc thermique HSF5 : l’Université de Kumamoto étudie une piste potentielle contre l’infertilité masculine
Des chercheurs ont découvert un nouveau facteur de choc thermique (HSF), appelé HSF5, qui joue un rôle essentiel dans l’achèvement de la méiose et l’activation des gènes nécessaires à la formation des spermatozoïdes. Cette découverte apporte un éclairage précieux sur les causes possibles du dysfonctionnement des cellules spermatogènes, l’un des principaux facteurs d’infertilité masculine. Contrairement aux autres facteurs de choc thermique classiques, qui régulent principalement l’expression des gènes en situation de stress, notamment thermique, HSF5 joue un rôle spécifique dans la méiose des cellules germinales mâles en l’absence de stress.
Des chercheurs de l’Université de Kumamoto ont identifié un nouveau facteur de choc thermique (HSF), appelé HSF5, qui joue un rôle essentiel dans l’achèvement de la méiose et l’activation des gènes nécessaires à la formation des spermatozoïdes. Cette découverte apporte un éclairage précieux sur les causes possibles du dysfonctionnement des cellules spermatogènes, l’un des principaux facteurs d’infertilité masculine. Contrairement aux autres facteurs de choc thermique classiques, qui régulent principalement l’expression des gènes en situation de stress, notamment thermique, HSF5 joue un rôle spécifique dans la méiose des cellules germinales mâles en l’absence de stress.
Lors de la division des cellules eucaryotes, l’information génomique est répartie équitablement entre les cellules filles par mitose. Dans la division cellulaire spécialisée appelée méiose, indispensable à la production des cellules germinales, cette information est réduite de moitié. Dans les cellules germinales mâles, la formation des spermatozoïdes suit l’achèvement de la méiose et fait intervenir plusieurs programmes de régulation génique. Cependant, les mécanismes qui régulent la progression méiotique et les facteurs de transcription impliqués restent mal compris, ce qui pose d’importants défis en médecine de la reproduction, notamment pour l’infertilité masculine. Pour combler ces lacunes, le professeur Kei-ichiro Ishiguro, le professeur adjoint Ryuki Shimada et leur équipe ont cherché à clarifier les mécanismes de la méiose masculine conduisant à la formation des spermatozoïdes, en s’attachant à identifier et à caractériser les facteurs de transcription concernés.
Lors de travaux antérieurs, l’équipe a identifié le gène commutateur de la méiose MEIOSIN, qui active l’expression de centaines de gènes impliqués dans la formation des spermatozoïdes (Ishiguro et al., Developmental Cell, 2020). Parmi ces gènes, les facteurs de choc thermique ont retenu l’attention, car les testicules sont sensibles au stress thermique et se trouvent à l’extérieur du corps, où la température est inférieure de 3-4 degrés Celsius à la température interne du corps, qui est de 37 degrés Celsius. Bien que les rôles principaux de facteurs de choc thermique tels que HSF1, HSF2, HSF3 et HSF4 soient bien établis, la fonction de HSF5 restait inconnue. "Déterminer si HSF5 exerce des fonctions semblables à celles des autres facteurs de choc thermique ou des fonctions entièrement différentes constituait une question fascinante, et y répondre était l’objectif initial de nos recherches", a expliqué le professeur Ishiguro.
Fait surprenant, contrairement aux autres HSF sensibles au stress, l’étude a montré que HSF5 joue un rôle essentiel dans la progression de la prophase méiotique des cellules germinales mâles en l’absence de stress. Pendant la formation des spermatozoïdes, HSF5 favorise la progression au stade pachytène, conduit le programme méiotique à son terme et active les gènes associés à la formation des spermatozoïdes.
Comme les autres facteurs de transcription, HSF5 se lie aux promoteurs de l’ADN afin de réguler l’expression des gènes. HSF5 se distingue par la spécificité unique de ses cibles. L’étude a montré que la séquence d’ADN qu’il reconnaît lorsqu’il se lie aux promoteurs des gènes diffère de celles reconnues par les autres facteurs de transcription classiques de la famille HSF.
Dans leur ensemble, ces résultats mettent en évidence le rôle atypique de HSF5 dans l’expression des gènes pendant la prophase méiotique masculine.
Les résultats de l’étude ont été confirmés par des expériences chez la souris, avec la constatation importante que HSF5 est également présent chez l’être humain. De nombreuses causes possibles de l’infertilité humaine restent difficiles à expliquer, en particulier en cas de dysfonctionnement des cellules spermatogènes. Ces résultats devraient donc contribuer de manière importante à la compréhension des mécanismes sous-jacents à l’infertilité masculine.
Source de l’article :
Compilation de sources en ligne