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Guide | IIU ou FIV : choisir le traitement de fertilité adapté
Guide | IUI ou FIV : choisir le traitement de fertilité adapté
L’insémination intra-utérine (IUI) est une technique de procréation médicalement assistée destinée aux femmes qui ont des difficultés à concevoir naturellement. Également appelée insémination artificielle, l’IUI peut être réalisée sans traitement de stimulation ovarienne. Si un traitement est nécessaire, il débute généralement avant l’intervention.
Lors d’une IUI, des spermatozoïdes sains spécialement préparés sont déposés directement dans l’utérus à l’aide d’un fin cathéter. Ils sont ainsi rapprochés de l’ovocyte, ce qui peut augmenter les chances de fécondation.
1. À qui l’IUI peut-elle convenir ?
L’IUI est une technique non invasive et relativement abordable qui peut être indiquée dans les cas suivants :
Infertilité inexpliquée
Faible nombre de spermatozoïdes
Diminution de la mobilité des spermatozoïdes
Endométriose légère
Recours à un don de sperme lorsque le partenaire masculin présente une maladie génétique connue
Femmes célibataires souhaitant une grossesse
Problèmes du col de l’utérus ou de la glaire cervicale
Difficultés d’érection ou d’éjaculation
2. Déroulement de l’IUI
Le calendrier de l’IUI dépend du cycle menstruel et commence généralement le premier jour des règles. Une échographie et des analyses sanguines permettent de surveiller le cycle pendant environ 12 à 14 jours afin de vérifier qu’un ovocyte mûrit et est prêt pour l’ovulation.
Une fois mature, l’ovocyte est libéré par l’ovaire et peut être fécondé dans la trompe de Fallope. L’IUI est réalisée le jour de l’ovulation. Un donneur ou le partenaire masculin fournit un échantillon de sperme, qui est « préparé » afin de sélectionner les spermatozoïdes sains. Ceux-ci sont déposés dans l’utérus à l’aide d’un fin cathéter, puis se déplacent vers l’ovocyte comme au cours d’un cycle naturel.
3. Taux de réussite de l’IUI : points essentiels
La réussite de l’IUI dépend de plusieurs facteurs :
Diagnostic : plusieurs pathologies peuvent influer sur la réussite de l’IUI.
Infertilité inexpliquée : la réserve ovarienne, l’utérus, les trompes de Fallope et le nombre de spermatozoïdes semblent normaux. Le taux de réussite est de 7% à 10% par cycle et atteint 15% à 25% avec un traitement de stimulation ovarienne.
Une trompe de Fallope perméable : si une trompe est obstruée, le taux de grossesse dépend de l’emplacement de l’obstruction. Le taux de réussite de l’IUI est de 11.7% lorsque l’obstruction est proche de l’ovaire et peut atteindre 38.1% lorsqu’elle est proche de l’utérus.
Infertilité masculine : en cas d’anomalie du nombre, de la morphologie ou de la mobilité des spermatozoïdes, ou d’obstruction du canal déférent, l’IUI rapproche les spermatozoïdes de l’ovocyte. Le taux de réussite rapporté est de 16.9%.
Âge : l’âge influe fortement sur la réussite de l’IUI. Comme la qualité ovocytaire diminue avec l’âge, les taux de grossesse baissent et plusieurs cycles peuvent être nécessaires.
Moins de 35 ans : 13%
De 35 à 37 ans : 10%
De 38 à 40 ans : 9%
Plus de 40 ans : 3% à 9%
Calendrier : l’IUI est programmée autour de l’ovulation. Le médecin indiquera quand prendre le traitement et fournir l’échantillon de sperme. Tout retard peut réduire les chances de conception.
Les taux de réussite de l’IUI sont les plus faibles dans les cas suivants :
Endométriose modérée à sévère
Faible nombre de spermatozoïdes chez le partenaire masculin, sauf en cas de recours à un don de sperme
Atteinte sévère des trompes de Fallope
Antécédents de plusieurs infections pelviennes
Lorsque l’IUI n’est pas adaptée, une fécondation in vitro (FIV) peut être envisagée. Discutez avec votre médecin du traitement le plus approprié.
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