En soumettant, vous acceptez notre Politique de confidentialité pour traiter les informations de contact et de demande que vous fournissez, acceptez notre Conditions d'utilisation et acceptez que nous puissions vous contacter au sujet de cette demande.
Guide | Cancer du col de l’utérus et fertilité : gérer les effets du traitement
Guide | Cancer du col de l’utérus et fertilité : gérer les effets du traitement
Après un diagnostic de cancer du col de l’utérus, les patientes doivent considérer le stade de la maladie et les options thérapeutiques, mais aussi les moyens de préserver leur fertilité future. Le stade du cancer et le traitement précis déterminent directement si cette préservation est possible. Les traitements conservant la fertilité présentés ci-dessous peuvent convenir.
Conisation
Si le cancer est limité à une petite zone du col de l’utérus, le médecin peut recommander une conisation, également appelée biopsie conique. L’anesthésie évite toute douleur pendant l’intervention. Le médecin retire une portion conique du col contenant le cancer ainsi qu’une marge de tissu sain afin de favoriser une exérèse complète.
La conisation n’empêche généralement pas une grossesse future, même si les patientes peuvent devoir attendre 6 à 12 mois avant d’essayer de concevoir. Les modifications structurelles ou les cicatrices du col après l’intervention peuvent augmenter le risque de fausse couche ou d’infertilité.
Trachélectomie simple ou radicale
En cas de cancer précoce du col de l’utérus chez une patiente souhaitant préserver sa fertilité, le médecin peut recommander une trachélectomie simple ou radicale. Ces deux interventions retirent davantage de tissu qu’une conisation ; la procédure radicale peut aussi retirer des tissus voisins, la partie supérieure du vagin et les ganglions lymphatiques proches.
Comme après une conisation, il est généralement recommandé aux patientes d’attendre 6 à 12 mois avant d’essayer de concevoir. Bien que les chances de grossesse et de naissance à terme après l’intervention puissent atteindre 70%, la grossesse est considérée à haut risque et l’accouchement nécessite une césarienne.
Congélation d’ovocytes ou d’embryons
Si une chimiothérapie, une radiothérapie ou une hystérectomie est recommandée, les patientes peuvent envisager de congeler des ovocytes avant le traitement. Certains médicaments de chimiothérapie et les rayonnements peuvent endommager les ovocytes ou l’utérus, tandis que l’hystérectomie retire le col et l’utérus.
Les ovocytes congelés peuvent être utilisés après le traitement dans le cadre d’une fécondation in vitro (FIV). Les patientes ayant conservé leur utérus peuvent porter la grossesse ; sinon, il faut recourir à une gestatrice.
Une grossesse doit être évitée pendant la chimiothérapie ou la radiothérapie et pendant au moins 6 mois après le traitement.
Questions à poser à votre médecin
Un diagnostic de cancer et ses conséquences sur la fertilité peuvent provoquer une détresse émotionnelle. Il est essentiel de disposer d’informations précises sur le traitement et le pronostic. Vous pouvez notamment demander :
À quel stade se trouve mon cancer du col de l’utérus ?
Quelles sont mes options thérapeutiques et leurs effets indésirables ? Quel sera leur impact sur ma fertilité ?
Dois-je interrompre les rapports sexuels pendant le traitement ?
Quelle contraception dois-je utiliser ?
Que dois-je savoir avant d’essayer de concevoir ?
Source :
Informations recueillies en ligne