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Guide | Présentation par le siège : causes et prise en charge
Guide | Présentation par le siège : causes et prise en charge
À mesure que le fœtus grandit en fin de grossesse, l’espace disponible pour ses mouvements dans l’utérus diminue. La plupart des fœtus se retournent naturellement tête en bas afin de se préparer à passer par les voies naturelles. Certains restent en siège, la tête en haut et les fesses ou les pieds placés pour sortir en premier. L’accouchement en siège comporte davantage de risques que l’accouchement en présentation céphalique et nécessite une prise en charge médicale spécialisée.
Qu’est-ce qu’une présentation par le siège ?
La plupart des fœtus se placent tête en bas avant l’accouchement, position la plus fréquente et la plus sûre. En cas de présentation par le siège, les fesses ou les pieds sortent avant la tête. Cette situation est délicate pour les obstétriciens et comporte davantage de risques et de complexité.
Lorsque l’accouchement se déroule bien, les bébés nés en siège ne présentent généralement aucun problème de santé à long terme et grandissent et se développent comme les autres enfants. Une présentation transverse, dans laquelle le fœtus est couché horizontalement dans l’utérus, nécessite une césarienne.
Causes de la présentation par le siège
La présentation par le siège est fréquente en début de grossesse, mais la plupart des fœtus se retournent tête en bas entre 36 et 37 semaines. Environ 3%–4% restent en siège à terme. Les facteurs qui augmentent cette probabilité comprennent :
Première grossesse
Quantité insuffisante ou excessive de liquide amniotique
Placenta prævia
Grossesse multiple
Signes d’une présentation par le siège
La présentation par le siège ne modifie pas le déroulement général de la grossesse, et les symptômes précoces comme les nausées et les vomissements sont identiques. La patiente peut sentir les coups plus bas dans l’abdomen et une masse ferme, correspondant à la tête du fœtus, près des côtes. Un professionnel de santé peut évaluer la position du fœtus par palpation, puis la confirmer par échographie.
Peut-on retourner un fœtus en siège ?
Vers 36 semaines, un médecin peut recommander une version par manœuvres externes (VME), qui consiste à exercer une pression sur l’abdomen pour retourner le fœtus tête en bas. Cette procédure est considérée comme sûre, mais peut provoquer une légère gêne. En cas de réussite, un accouchement par voie vaginale peut être possible.
La VME réussit dans environ 50% des cas. Même après une version réussie, les professionnels de santé peuvent recommander de se préparer à une césarienne en cas d’urgence pendant le travail.
Modes d’accouchement
À l’approche du terme, discutez des modes d’accouchement avec votre médecin. Les options habituelles sont l’accouchement du siège par voie vaginale et la césarienne programmée. Une césarienne programmée est généralement plus sûre pour le bébé. Si un accouchement par voie vaginale est choisi, il doit avoir lieu dans un hôpital entièrement équipé au cas où une césarienne d’urgence serait nécessaire.
Les médecins peuvent déconseiller l’accouchement par voie vaginale dans certaines situations, notamment en cas de présentation par les pieds, de poids fœtal anormalement élevé ou faible, ou de complications de la grossesse.
Césarienne en cas de présentation par le siège
Dans la plupart des cas, une césarienne programmée à 39 semaines est recommandée afin de laisser les poumons du bébé arriver à maturité. Si le travail commence avant l’intervention programmée, le médecin évaluera s’il convient de procéder à une césarienne ou à un accouchement par voie vaginale.
Bien que la césarienne soit plus sûre pour le bébé, les risques maternels comprennent une hémorragie importante, une infection postopératoire et une probabilité accrue de césarienne lors de futures grossesses.
Risques d’un accouchement en siège
La complication la plus dangereuse est l’enclavement de la tête du fœtus dans les voies génitales après la sortie du corps. La compression ou la procidence du cordon ombilical peut interrompre l’apport d’oxygène et provoquer de graves lésions cérébrales.
Les bébés nés en siège présentent également un risque accru de dysplasie développementale de la hanche, qui peut entraîner une luxation. Une échographie des hanches entre 4 et 6 semaines après la naissance peut être nécessaire pour établir le diagnostic.
Conclusion
Un hôpital entièrement équipé est indispensable pour assurer la sécurité d’un accouchement en siège. Qu’ils naissent par voie vaginale ou par césarienne, la plupart des bébés en siège grandissent et se développent normalement, sans conséquences à long terme sur leur santé.
Source :
Compilation de sources en ligne