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Actualité | Le transfert d’un seul embryon se généralise : une tendance plus sûre dans les traitements de fertilité en Europe
Actualité | Le transfert d’un seul embryon se généralise : une tendance plus sûre dans les traitements de fertilité en Europe
Les données présentées lors de la 39e réunion annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) montrent qu’un nombre croissant de femmes choisissent le transfert d’un seul embryon dans le cadre d’un traitement d’assistance médicale à la procréation afin de réduire les risques de grossesse multiple et de protéger la santé de la mère et du nourrisson. En 2020, les transferts d’un seul embryon représentaient 57.6% des traitements européens de fécondation in vitro (FIV) et d’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI), contre 55.4% en 2019.
Utilisation et résultats du transfert d’un seul embryon
En 2020, les transferts de deux embryons ont reculé à 37.6%, tandis que les transferts de trois embryons et de plus de trois embryons ne représentaient respectivement que 2.1% et 0.2%. Le recours accru au transfert d’un seul embryon a nettement réduit les naissances multiples. Les naissances uniques ont atteint 88.8% en 2020, contre 87.7% en 2019, tandis que les taux de naissances gémellaires et triples sont passés respectivement de 11.9% et 0.3% à 11% et 0.2%.
Amélioration de la sécurité de l’assistance médicale à la procréation
Les données préliminaires du Consortium européen de suivi de la FIV (EIM) de l’ESHRE montrent que, malgré la diminution du nombre total de cycles d’assistance médicale à la procréation, passé de plus d’un million en 2019 à 843,776 en 2020 en raison de la pandémie, le transfert d’un seul embryon a continué de progresser et d’améliorer la sécurité maternelle et infantile. Le docteur Jesper Smeenk de l’Elisabeth-TweeSteden Hospital de Tilburg, aux Pays-Bas, qui dirigeait l’étude, a attribué cette tendance à une meilleure sensibilisation aux risques des grossesses multiples. « La progression continue du transfert d’un seul embryon réduit les complications de la grossesse sans affecter les taux de réussite des traitements », a-t-il déclaré.
Diversité des technologies et des traitements
Les données de 2020 reflètent également la diversité des techniques d’assistance médicale à la procréation :
Il y a eu 279,126 cycles de transfert d’embryons congelés, un chiffre proche de celui de 2019.
On comptait 60,521 cycles avec don d’ovocytes, 47,793 cycles de test génétique préimplantatoire (PGT) et 4,375 cycles de transfert d’ovocytes congelés.
L’ICSI restait plus fréquente que la FIV classique, avec 315,814 cycles contre 135,803, dans la continuité d’une tendance observée depuis 2002.
Les techniques émergentes ont également progressé, notamment avec 344 cycles de maturation in vitro (IVM) réalisés sans traitement hormonal.
En outre, 1,209 centres ont effectué 199,362 cycles d’insémination intra-utérine (IUI), pour la plupart avec le sperme du partenaire (147,711), et 51,651 avec du sperme de donneur.
Développement de la préservation de la fertilité
En 2020, 15 pays ont déclaré 18,270 procédures de préservation de la fertilité, dont la congélation d’ovocytes, de spermatozoïdes et de tissu ovarien. Ces techniques sont surtout utilisées chez les patients atteints de cancer, avant ou après la puberté, afin de préserver la possibilité d’avoir des enfants ultérieurement.
Défis et perspectives
Bien que les données de l’ESHRE restent incomplètes, certains pays n’ayant pas transmis leurs chiffres, la tendance est déjà nette. Le professeur Carlos Calhaz-Jorge, président de l’ESHRE, a déclaré : « La grossesse multiple est un facteur de risque majeur de complications pendant la grossesse et l’accouchement, et peut également nuire au bon développement des enfants. Nous espérons que la proportion de grossesses uniques continuera d’augmenter afin d’améliorer encore la sécurité des patients et de leurs enfants. »
Le rapport couvre 1,326 cliniques d’assistance médicale à la procréation dans 38 pays européens, soit 82% des cliniques enregistrées. Le rapport complet apportera des informations plus détaillées sur l’évolution des techniques d’assistance médicale à la procréation en Europe.
Source :
Informations recueillies en ligne