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Actualités | Le recours à la contraception hormonale diminue tandis que les méthodes d’observation du cycle gagnent en popularité
Actualités | Le recours à la contraception hormonale diminue tandis que les méthodes d’observation du cycle gagnent en popularité
Une nouvelle étude montre qu’au cours des cinq dernières années, les femmes ayant recours à une interruption volontaire de grossesse en Angleterre et au pays de Galles sont passées de méthodes hormonales plus fiables à des méthodes d’observation du cycle plus « naturelles ». Publiée en ligne dans BMJ Sexual & Reproductive Health, l’étude constate une baisse de l’utilisation des pilules combinées et progestatives, des implants, des patchs et des anneaux vaginaux, parallèlement à une hausse du recours aux méthodes d’observation du cycle, comme les applications de suivi des règles.
Baisse du recours à la contraception hormonale
L’étude a constaté que les femmes privilégient de plus en plus une contraception « naturelle », notamment les méthodes d’observation du cycle qui suivent les cycles menstruels et repèrent l’ovulation. Cette évolution suggère une moindre acceptation du recours aux méthodes hormonales.
En 2010, environ la moitié des femmes en âge de procréer au Royaume-Uni utilisaient des contraceptifs oraux, mais cette proportion a diminué depuis. Les réseaux sociaux ont également été cités comme un facteur de l’évolution vers les méthodes naturelles. Toutefois, les méthodes d’observation du cycle présentent des taux d’échec plus élevés, allant de 2% à 23% lors de leur première utilisation, contre 7% pour les contraceptifs oraux et moins de 1% pour les dispositifs intra-utérins.
Méthodes et résultats
Pour étudier l’utilisation de contraceptifs au moment de la conception, les chercheurs ont comparé les données de janvier à juin 2018, portant sur 33,495 femmes, à celles de janvier à juin 2023, portant sur 55,055 femmes. Moins de jeunes femmes âgées de 25 ans ou moins ont eu recours à une interruption volontaire de grossesse en 2023, tandis que la proportion de femmes y ayant recours pour la première fois est passée de 62% en 2018 à 59%.
La proportion de femmes issues de minorités ethniques a augmenté, tout comme celle des interruptions médicamenteuses de grossesse. La part des femmes enceintes de 7 semaines ou moins a fortement augmenté, passant de 37% en 2018 à plus de 59% en 2023.
Évolution des méthodes contraceptives
L’utilisation des contraceptifs a beaucoup changé entre 2018 et 2023. Le recours aux méthodes d’observation du cycle est passé de 0.4% à 2.5%, tandis que l’âge moyen de leurs utilisatrices est passé de près de 30 à 27. L’utilisation de contraceptifs hormonaux a diminué de 18.9% à 11.3%, et celle des implants contraceptifs réversibles à longue durée d’action de 3% à 0.6%.
Plus notable encore, la proportion de femmes ayant conçu sans utiliser de contraception est passée de 56% en 2018 à près de 70% en 2023.
Accès difficile à la contraception après la pandémie
Selon les chercheurs, cette évolution pourrait en partie refléter une réduction de l’accès à la contraception après la pandémie de COVID-19. Le manque de personnel et la baisse des capacités des services de soins primaires et de santé sexuelle ont rendu l’accès aux méthodes les plus efficaces plus difficile. L’évolution des attitudes et les obstacles à l’accès peuvent amener davantage de femmes à utiliser des méthodes moins efficaces, ce qui risque d’augmenter les grossesses non planifiées.
Conclusions et perspectives
Bien que la hausse du taux d’interruptions volontaires de grossesse ait plusieurs causes, les chercheurs ont souligné l’évolution de la contraception, notamment le recours accru aux applications de fertilité, aux applications de suivi des règles et aux méthodes naturelles. Des recherches supplémentaires sur leur efficacité et leur adoption sont nécessaires pour que le public dispose d’informations exactes et puisse faire des choix contraceptifs éclairés.
Les chercheurs ont conclu : « Bien que ces méthodes contraceptives plus naturelles gagnent en popularité, leur efficacité continue de soulever des questions. Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur leur lien avec les grossesses non planifiées. »
Source :
Informations recueillies en ligne