En soumettant, vous acceptez notre Politique de confidentialité pour traiter les informations de contact et de demande que vous fournissez, acceptez notre Conditions d'utilisation et acceptez que nous puissions vous contacter au sujet de cette demande.
Actualité | Une étude met en évidence un lien possible entre traumatismes et endométriose
Actualité | Une étude met en évidence un lien possible entre traumatismes et endométriose
Une étude collaborative internationale suggère que les expériences traumatiques pourraient être liées au développement de l’endométriose. Cette affection gynécologique courante se caractérise par le développement hors de l’utérus d’un tissu semblable à la muqueuse utérine, provoquant souvent de fortes douleurs et des problèmes de fertilité. Bien qu’elle touche de nombreuses femmes, sa cause exacte reste inconnue.
Contexte et objectif
L’étude visait à mieux comprendre le lien possible entre les expériences traumatiques et l’endométriose. Elle a cherché à savoir si certains types de traumatismes étaient plus fortement associés à la maladie et si cette association était indépendante de la prédisposition génétique. Solveig Løkhammer, coauteure principale et doctorante au département des sciences cliniques de l’Université de Bergen, a déclaré : « Par cette étude, nous voulions explorer les mécanismes susceptibles d’expliquer pourquoi les femmes développent une endométriose. »
Méthodes et collaboration
La Dre Løkhammer a travaillé avec des chercheurs de l’Université Yale, de l’Université d’Oxford et de l’Université Harvard. L’équipe a analysé les expériences traumatiques vécues de l’enfance à l’âge adulte, notamment les violences physiques et sexuelles, le fait d’être témoin d’un décès soudain et l’annonce d’un diagnostic engageant le pronostic vital.
Résultats
Les femmes atteintes d’endométriose ont plus souvent déclaré des expériences traumatiques telles que des violences physiques et sexuelles, le fait d’avoir été témoins d’un décès soudain et l’annonce d’un diagnostic engageant le pronostic vital. Il s’agissait aussi bien de traumatismes physiques directs, comme une agression sexuelle, que de traumatismes émotionnels plus indirects ou d’un manque de soutien des personnes chargées de leur prise en charge pendant l’enfance.
Explications possibles
Bien que les chercheurs n’aient pas pu établir le lien exact, ils ont avancé plusieurs explications. La Dre Løkhammer a indiqué : « Selon une hypothèse, les traumatismes pourraient déclencher ou aggraver l’inflammation chronique et perturber l’équilibre hormonal, favorisant ainsi l’endométriose. Le stress prolongé pourrait également affecter le système immunitaire et la perception de la douleur, ce qui aggraverait les symptômes. »
Traumatismes indépendants de la génétique
L’étude suggère également que l’association pourrait être indépendante du risque génétique. La Dre Løkhammer a précisé : « Cela signifie que même les personnes présentant un faible risque génétique peuvent être exposées à l’endométriose si elles ont subi un traumatisme majeur. »
Portée de l’étude
Ces travaux offrent un nouvel éclairage sur les causes de l’endométriose et sur les pistes possibles de détection précoce et de traitement. De futures études pourront examiner précisément comment les traumatismes influent sur son développement et orienter de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Source :
Informations recueillies en ligne