À savoir | Une ovulation plus tardive réduit-elle les chances de conception ? Oui



À savoir | Une ovulation tardive réduit-elle les chances de conception ? Oui


Les cycles menstruels ne sont pas toujours réguliers et peuvent commencer plus tôt ou plus tard que prévu. L’ovulation tardive est l’un des facteurs pouvant affecter la fertilité. Selon les spécialistes, elle peut non seulement réduire les chances de conception, mais aussi altérer la qualité des ovocytes et les chances de mener une grossesse à bien.


La Dre Traci C. Johnson, spécialiste médicale, explique les causes de l’ovulation tardive ainsi que les méthodes fondées sur les données scientifiques pour réguler la date de l’ovulation et augmenter les chances de conception.


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Qu’est-ce que l’ovulation ?

L’ovulation correspond à la libération d’un ovocyte par un ovaire afin qu’il puisse rencontrer un spermatozoïde et être fécondé. Chaque cycle menstruel comprend une fenêtre fertile d’environ six jours, les chances de conception étant les plus élevées le jour de l’ovulation et les trois jours précédents. Si l’ovulation est tardive, cette fenêtre se décale, ce qui influe sur la planification d’une grossesse.


L’intervalle entre l’ovulation et le début des règles suivantes peut généralement varier de 7 à 19 jours. Une ovulation tardive peut signaler un déséquilibre hormonal et affecter la qualité des ovocytes ainsi que les chances de grossesse.


Quelles sont les causes d’une ovulation tardive ?

Une ovulation normale dépend de la coordination entre le cerveau, l’hypophyse, les ovaires et les autres glandes endocrines. Les causes courantes d’une ovulation tardive comprennent :


1. Sécrétion hormonale anormale

Déséquilibre de l’hormone lutéinisante (LH) : la LH commande aux ovaires de libérer un ovocyte. Si le pic de LH survient tardivement, l’ovulation sera elle aussi retardée.


Taux insuffisant d’hormone folliculo-stimulante (FSH) : la FSH stimule le développement des follicules. Un taux faible peut perturber le développement des ovocytes.


Faible taux d’œstrogènes : les œstrogènes sont essentiels au développement ovarien et à l’ovulation. Une sécrétion insuffisante peut perturber l’ovulation.


Taux élevé de prolactine : la prolactine stimule la production de lait, mais un taux excessif peut inhiber l’ovulation et entraîner des règles irrégulières ou une ovulation tardive.


2. Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le SOPK est l’une des causes les plus fréquentes d’ovulation tardive. Il est souvent associé à un excès d’androgènes et à une prise de poids, et peut empêcher les ovaires de libérer normalement des ovocytes. Pour rechercher un éventuel SOPK, les médecins mesurent généralement le taux sanguin de testostérone.


3. Autres facteurs possibles

Dysfonctionnement thyroïdien : un taux trop élevé ou trop faible d’hormones thyroïdiennes peut affecter la fonction ovarienne.

Diabète : les variations de la glycémie peuvent perturber la régulation hormonale.

Obésité ou perte de poids soudaine : des variations de poids importantes peuvent perturber l’ovulation.

Exercice physique intense : une activité excessive peut inhiber l’ovulation.

Stress psychologique : un stress important peut perturber les taux hormonaux.

Effets des médicaments : certains traitements hormonaux et antidépresseurs peuvent perturber l’ovulation.


Comment traiter une ovulation tardive ?

Si une ovulation tardive compromet un projet de grossesse, un médecin peut recommander les interventions suivantes :


1. Traitement médicamenteux

Clomifène : médicament courant d’induction de l’ovulation, principalement utilisé chez les patientes atteintes de SOPK, bien qu’il ne soit pas efficace pour tous les troubles de l’ovulation.

Létrozole : médicament d’induction de l’ovulation présentant moins d’effets indésirables et adapté aux patientes atteintes de SOPK.

Metformine : utilisée pour améliorer la résistance à l’insuline, souvent en association avec le clomifène afin de stimuler l’ovulation.


2. Traitement hormonal

Gonadotrophines humaines : elles contiennent de l’hormone folliculo-stimulante (FSH) et parfois de l’hormone lutéinisante (LH), et sont administrées par injection pour déclencher l’ovulation.

Remarque : si l’ovulation tardive est due à une ménopause précoce, le clomifène ou les gonadotrophines peuvent ne pas stimuler efficacement l’ovulation.


Comment déterminer la date de son ovulation ?

Les femmes dont l’ovulation est irrégulière peuvent utiliser les méthodes suivantes pour la suivre et augmenter leurs chances de conception :


1. Suivre les cycles menstruels

Utiliser un calendrier ou une application de suivi de l’ovulation pour noter les règles et estimer les dates d’ovulation.


2. Mesurer la température basale (TB)

Mesurez votre température chaque matin au réveil. Une hausse soudaine de 0.5 °C (0.9 °F) indique que l’ovulation a eu lieu.

Cette méthode exige un suivi prolongé et ne permet pas de prévoir précisément l’ovulation, mais elle peut fournir un repère utile.


3. Utiliser des tests d’ovulation pour détecter le pic de LH

Les tests d’ovulation mesurent l’hormone lutéinisante (LH) dans les urines. L’ovulation survient généralement dans les 12 à 36 heures suivant le pic de LH.


4. Suivi échographique

Un médecin peut suivre le développement des follicules par échographie transvaginale et déterminer quand l’ovulation est susceptible de se produire.


5. Dosages hormonaux

Un médecin peut mesurer le taux sanguin de progestérone. Un taux élevé indique que l’ovulation a eu lieu.


Recommandations des spécialistes : adapter son mode de vie pour favoriser une ovulation régulière

Maintenir un poids santé : le surpoids comme l’insuffisance pondérale peuvent affecter l’ovulation. Une alimentation équilibrée et une activité physique modérée peuvent aider.


Réduire le stress : la méditation, le yoga et un sommeil suffisant peuvent contribuer à réguler les taux hormonaux et à réduire le risque d’ovulation tardive.

Adopter une alimentation équilibrée : privilégiez les aliments riches en protéines, en bonnes graisses et en glucides à faible index glycémique (IG) afin de favoriser l’équilibre hormonal.


« Comprendre le cycle ovulatoire et apporter les ajustements appropriés peut réellement augmenter les chances de conception », explique la Dre Traci C. Johnson. Chez les femmes ayant une ovulation tardive, un suivi précis associé à une prise en charge médicale et à une adaptation du mode de vie est essentiel pour améliorer la fertilité.


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Compilation de sources en ligne

Publié 2025-03-02
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