Actualité | Le microbiote de l’appareil reproducteur affecte-t-il le succès de la FIV (IVF) ? Une étude souligne le rôle clé des lactobacilles



Actualité | Le microbiote de l’appareil reproducteur affecte-t-il le succès de la FIV (IVF) ? Une étude souligne le rôle clé des lactobacilles


Le microbiote humain influence non seulement la santé intestinale, mais pourrait aussi avoir des effets considérables sur la fertilité. Une étude récente a montré que la composition du microbiote de l’appareil reproducteur féminin pouvait influer directement sur le succès de l’assistance médicale à la procréation (ART), notamment sur l’issue des grossesses après une fécondation in vitro (FIV).


L’étude a été menée par Miyagi, Mekaru, Tanaka et leurs collègues, puis publiée dans JBRA Assisted Reproduction. Elle a montré qu’un microbiote de l’appareil reproducteur comportant une forte proportion de Lactobacillus était associé à des taux de grossesse plus élevés, tandis que la prolifération excessive de certaines bactéries pathogènes pouvait réduire les chances de grossesse.


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Lactobacillus et santé reproductive : pourquoi l’équilibre du microbiote est-il important ?

Le microbiote de l’appareil reproducteur féminin est généralement dominé par Lactobacillus. Ces bactéries contribuent à maintenir un milieu vaginal acide et à inhiber les bactéries nocives, et pourraient aussi améliorer la réceptivité endométriale. Toutefois, lorsque le taux de Lactobacillus diminue et que les bactéries pathogènes comme **Gardnerella vaginalis, Enterococcus, Streptococcus et Staphylococcus** augmentent, l’implantation embryonnaire peut être compromise et une fausse couche précoce peut même survenir.


Contexte de l’étude :
L’équipe a analysé 35 femmes suivant un parcours d’ART. Le séquençage de nouvelle génération (NGS) a servi à évaluer leur microbiote vaginal et endométrial et à étudier l’effet des proportions de Lactobacillus et de bactéries pathogènes sur l’issue des grossesses.


Toutes les participantes ont bénéficié de transferts d’embryons de bonne qualité (ET) et présentaient une épaisseur endométriale d’au moins 8.0 mm, afin que les résultats soient autant que possible influencés par le microbiote plutôt que par la qualité embryonnaire ou l’état de l’utérus.


Les participantes ont été réparties en quatre groupes selon les taux élevés ou faibles de **Lactobacillus (L) et de bactéries pathogènes (PB)** :

L élevé/PB faible (prédominance de Lactobacillus, moins de bactéries pathogènes)
L élevé/PB élevé (taux élevés de Lactobacillus et de bactéries pathogènes)
L faible/PB faible (moins de Lactobacillus et de bactéries pathogènes)
L faible/PB élevé (moins de Lactobacillus, davantage de bactéries pathogènes)


Résultats : des taux de grossesse plus élevés dans les groupes à prédominance de Lactobacillus

Sur 34 transferts d’embryons, 21 ont abouti à une grossesse ; 17 à un accouchement et 4 à une fausse couche précoce.

Chez les femmes enceintes, les microbiotes vaginal et endométrial étaient dominés par Lactobacillus, tandis que les bactéries pathogènes prédominaient chez celles qui n’avaient pas obtenu de grossesse.


La comparaison de la composition des microbiotes a montré que :

Les taux de grossesse augmentaient significativement lorsque Lactobacillus représentait ≥46% du microbiote vaginal et ≥55% du microbiote endométrial.

À l’inverse, les taux de grossesse diminuaient significativement lorsque les bactéries pathogènes représentaient ≥18.7% du microbiote vaginal et ≥8.5% du microbiote endométrial.

Les femmes du groupe L élevé/PB faible présentaient le taux de grossesse le plus élevé, tandis que celles du groupe L faible/PB élevé présentaient le plus faible.


Comment le microbiote de l’appareil reproducteur pourrait-il affecter l’implantation embryonnaire ?

Les chercheurs ont indiqué que les modifications du microbiote pouvaient agir sur l’issue des grossesses par les mécanismes suivants :
Réceptivité endométriale : Lactobacillus contribue au maintien d’un microenvironnement immunitaire sain favorable à l’implantation, tandis que les bactéries pathogènes peuvent déclencher une inflammation et perturber celle-ci.
Tolérance immunitaire locale : le microbiote endométrial influence l’acceptation immunitaire de l’embryon par la mère. Un excès de bactéries pathogènes peut amener le système immunitaire à considérer l’embryon comme un corps étranger, ce qui accroît le risque de fausse couche.
Inhibition des bactéries nocives : Lactobacillus produit de l’acide lactique, maintient un milieu acide dans l’appareil reproducteur et réduit l’invasion d’agents pathogènes. La prolifération de bactéries pathogènes peut rompre cet équilibre.


Portée de l’étude : ajuster le microbiote pourrait-il améliorer les taux de grossesse ?

L’étude confirme le rôle clé de Lactobacillus dans la santé reproductive, mais les chercheurs ont souligné la nécessité de mener d’autres travaux pour :
Examiner les effets précis de différentes espèces de Lactobacillus, comme Lactobacillus iners, sur la santé reproductive.
Étudier comment des interventions externes, comme les compléments probiotiques, la lactoferrine ou les antibiotiques, pourraient optimiser le microbiote et améliorer les taux de réussite de la FIV.


L’équipe a indiqué que les probiotiques, les changements alimentaires ou les interventions sur le microbiote pourraient à terme contribuer à optimiser le microbiote de l’appareil reproducteur, à améliorer les taux de grossesse et à offrir de nouvelles possibilités aux patients infertiles.


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Publié 2025-03-07
Cet article a été préparé avec l’aide de l’IA et relu par notre équipe éditoriale avant publication.
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