Actualité | Une étude suggère que l’IMC peut affecter les cycles menstruels, un IMC de 20 pouvant être associé à une ovulation optimale



Actualité | Une étude suggère que l’IMC peut affecter les cycles menstruels, un IMC de 20 pouvant être associé à une ovulation optimale


Une étude récente a mis en évidence une association significative entre l’indice de masse corporelle (IMC) des femmes et la régularité de leur cycle menstruel. Le maintien d’un IMC autour de 20 pourrait constituer une plage optimale pour l’ovulation et la fertilité.


Publiée dans npj Women’s Health, l’étude a analysé les données en vie réelle de plus de 8,700 femmes au Japon utilisant l’application de suivi menstruel LunaLuna. Elle portait sur 191,426 cycles menstruels complets, ce qui en fait l’une des plus vastes études de ce type.


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Les cycles menstruels deviennent moins réguliers lorsque l’IMC augmente ou diminue

Le cycle menstruel est considéré comme un indicateur de la santé des femmes. Sa régularité dépend de la stabilité de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien. Un IMC trop élevé ou trop faible peut perturber ce système et provoquer une anovulation, une aménorrhée ou des cycles irréguliers.


L’étude a constaté un risque d’aménorrhée significativement plus élevé chez les femmes dont l’IMC était inférieur à 19 ou supérieur à 26. Les participantes ayant un IMC de 20 présentaient les cycles moyens les plus courts et les plus réguliers.


Méthodes et participantes de l’étude

L’étude a utilisé les données menstruelles recueillies par l’application LunaLuna de janvier 2019 à mars 2021. Les participantes ont répondu à deux questionnaires portant sur leur santé, leur mode de vie, leur niveau d’études et leur emploi.


Parmi les 10,465 utilisatrices ayant répondu aux deux questionnaires, les chercheurs ont exclu celles présentant un IMC extrême, inférieur à <15 ou supérieur à >35, les femmes enceintes, celles suivant un traitement contre l’infertilité, les utilisatrices d’une contraception hormonale ou d’un dispositif intra-utérin, ainsi que celles ayant enregistré moins de trois cycles. L’analyse finale comprenait 8,745 femmes et 191,426 cycles.


Par ailleurs, 3,221 femmes ont fourni des données de température basale afin d’évaluer l’ovulation. Une température moyenne en phase lutéale supérieure de 0.3°C à celle de la phase folliculaire était considérée comme un cycle biphasique, indiquant une ovulation.


Résultat clé : les indicateurs de fertilité étaient optimaux avec un IMC de 20

L’équipe a utilisé des modèles de splines cubiques restreintes pour analyser la durée du cycle (CL), l’aménorrhée (AMB), l’oligoménorrhée (IMB) et la proportion de cycles biphasiques.


Les résultats ont montré que :


Les femmes ayant un IMC ≤16 ou ≥30 avaient des cycles menstruels en moyenne 1.03–1.06 jours plus longs que celles ayant un IMC de 20 ;


Le risque d’aménorrhée était significativement plus élevé avec un IMC ≤19 ou ≥26 ;


Par rapport aux femmes ayant un IMC normal, la probabilité d’oligoménorrhée, soit des cycles ≥39 mais <90 jours, était supérieure de 56% chez les femmes en surpoids et de 163% chez celles atteintes d’obésité ;


La proportion de cycles biphasiques suivait une courbe en J inversé : elle était maximale avec un IMC de 20, tandis que la fonction ovulatoire diminuait progressivement au-dessus ou en dessous de ce niveau.


En résumé, un poids corporel trop faible comme trop élevé était fortement associé à des troubles de l’ovulation susceptibles d’affecter la fertilité.


Avis des spécialistes : de faibles écarts d’IMC peuvent avoir des effets importants

Les données se limitaient au Japon. La relation entre la masse grasse et l’IMC variant selon les populations, l’équipe a précisé que ces résultats devaient être confirmés avant d’être généralisés à l’échelle mondiale.


L’étude reposait également sur un IMC autodéclaré, ce qui présente un certain risque de biais, et les utilisatrices de l’application peuvent différer de la population générale. Les recherches futures devront tenir compte de ces limites.


La conclusion générale restait néanmoins claire : de faibles écarts par rapport à la plage d’IMC observée peuvent augmenter significativement le risque de règles irrégulières et d’anovulation. Pour les femmes souhaitant préserver leur fertilité, un IMC autour de 20 pourrait constituer un point optimal important.


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Publié 2025-04-08
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