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Actualité | Une nouvelle approche du rajeunissement ovarien : le PRP pourrait améliorer la qualité des ovocytes et les résultats de la FIV (IVF)
Actualité | Une nouvelle approche du rajeunissement ovarien : le PRP pourrait améliorer la qualité des ovocytes et les résultats de la FIV (IVF)
Pour les femmes qui suivent une FIV et présentent une faible réponse ovarienne, le plasma riche en plaquettes (PRP), une technique largement utilisée en médecine régénérative, pourrait offrir une nouvelle possibilité.
Une étude menée par IVIRMA New Jersey, la Yale School of Medicine, l’université Yale et l’Acibadem Mehmet Ali Aydinlar University en Türkiye a récemment été publiée dans Aging-US. Intitulée « Paysage transcriptomique des cellules du cumulus de patientes âgées de moins de 38 ans, ayant des antécédents de faible réponse ovarienne (POR) et traitées par plasma riche en plaquettes (PRP) », elle a utilisé le séquençage de l’ARN pour étudier au niveau moléculaire comment le PRP pourrait améliorer la fonction ovarienne et la qualité des ovocytes.
PRP : de la cicatrisation au rajeunissement ovarien ?
Le plasma riche en plaquettes (PRP) est un mélange concentré de facteurs de croissance issu du propre sang de la patiente. Initialement utilisé en médecine régénérative pour les blessures sportives et la cicatrisation, il a plus récemment été introduit en médecine de la reproduction pour traiter la diminution de la réserve ovarienne (DOR).
La DOR signifie que le nombre et la qualité des ovocytes disponibles sont réduits, ce qui contribue à l’échec de la FIV. Bien que de petites études aient exploré le PRP pour stimuler l’activité ovarienne, son mécanisme précis reste incertain.
Conception de l’étude : examiner les cellules du cumulus pour identifier les mécanismes du PRP
L’étude a recruté des femmes âgées de 18 à 37 ans chez qui une faible réponse ovarienne (POR) avait été diagnostiquée, puis les a réparties entre un groupe traité par PRP et un groupe témoin suivant une FIV conventionnelle. Les chercheurs se sont intéressés aux profils d’expression génique des cellules du cumulus, qui entourent l’ovocyte et lui apportent de l’énergie ainsi qu’un soutien en matière de signalisation. Leur état est étroitement lié à la santé de l’ovocyte.
Le séquençage de l’ARN a montré une expression génique significativement plus élevée dans le groupe PRP pour les voies impliquées dans l’activité métabolique, la survie cellulaire et la signalisation. Le PRP a notamment affecté le métabolisme des glucides dans les cellules du cumulus, un processus qui fournit directement de l’énergie à l’ovocyte et joue un rôle important dans le développement embryonnaire.
Le PRP a également régulé les voies de signalisation associées à la prolifération cellulaire et à la mort cellulaire programmée, ou apoptose, ce qui laisse penser qu’il pourrait favoriser la maturation et la survie des ovocytes.
La Dre Leah M. Roberts, première auteure, et le professeur Emre Seli, auteur correspondant, ont déclaré : « Notre étude a révélé que le PRP peut réguler certaines voies de signalisation et ainsi favoriser potentiellement l’activation folliculaire et la maturation des ovocytes. »
Importance clinique : vers un traitement de fertilité plus précis
Certaines études cliniques suggèrent que le PRP pourrait améliorer les marqueurs de la réserve ovarienne, mais son effet direct sur les taux de grossesse reste controversé. Cette étude apporte des données moléculaires étayant ses effets biologiques potentiels.
« Comprendre comment le PRP régule les gènes dans les cellules ovariennes aidera à optimiser le traitement et à déterminer quelles patientes sont les plus susceptibles d’en bénéficier », indique l’équipe. De futurs essais cliniques sont prévus afin d’établir le moment et la dose optimaux et de faire progresser le traitement personnalisé de l’infertilité.
Avis d’expert :
Le PRP reste expérimental, mais il pourrait constituer une piste à étudier chez certaines femmes infertiles qui n’ont pas répondu au traitement standard. Toute décision doit tenir compte de la situation individuelle, de l’évaluation d’un spécialiste et des recommandations médicales.
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