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Actualités | La COVID-19 affecte-t-elle la fertilité masculine ? La baisse de la qualité du sperme suscite des inquiétudes
Actualités | La COVID-19 affecte-t-elle la fertilité masculine ? La baisse de la qualité du sperme suscite des inquiétudes
Le SARS-CoV-2 pourrait affecter non seulement l’appareil respiratoire, mais aussi l’appareil reproducteur masculin. Une méta-analyse récente de Xie et al., publiée dans le Journal of Assisted Reproduction and Genetics, a constaté une diminution du volume de sperme, de la concentration, de la mobilité et du nombre total de spermatozoïdes après l’infection.
Des baisses concordantes dans plusieurs pays
La méta-analyse a regroupé 12 études portant sur 973 hommes de plusieurs pays et bases de données. Elle a constaté une dégradation générale de la qualité du sperme après la COVID-19.
Une étude allemande a mis en évidence une altération nette après une forme modérée, mais aucun dysfonctionnement testiculaire ou épididymaire significatif après une forme légère. D’autres études ont néanmoins rapporté une baisse de la mobilité des spermatozoïdes et du nombre total de spermatozoïdes mobiles, même après une infection légère.
Des chercheurs chinois ont observé des réponses immunitaires plus fortes dans les testicules après l’infection, perturbant la spermatogenèse et provoquant une orchite auto-immune chez certains patients. Une étude turque à court terme n’a relevé aucun effet indésirable manifeste, illustrant les divergences entre les études.
Les effets pourraient être réversibles ; la fièvre pourrait y contribuer
Certains travaux suggèrent que la baisse à court terme pourrait être réversible. Une étude de suivi a constaté une faible numération, une faible concentration et une faible mobilité des spermatozoïdes dans le premier échantillon, tout en rapportant également l’absence d’effet sur la mobilité ou la morphologie. Trois semaines plus tard, la numération avait nettement augmenté et les anomalies morphologiques avaient diminué. Les chercheurs ont suggéré que la fièvre pendant l’infection pouvait expliquer cet effet temporaire.
Effets à long terme incertains ; le stress psychologique pourrait jouer un rôle
Une seule étude a examiné des patients plus de 90 jours après le début de leur rétablissement. Elle suggérait que la dégradation de la qualité du sperme pouvait refléter des changements de la fonction sexuelle liés au stress, à l’anxiété ou à d’autres facteurs psychologiques plutôt qu’un effet viral direct. Les autres mécanismes du COVID long restent incertains.
Forces et limites
La méta-analyse portait sur un échantillon multinational relativement important, et les études incluses ont été jugées méthodologiquement solides.
Les limites comprenaient des facteurs de confusion non contrôlés, tels que le mode de vie et les maladies chroniques, l’absence de données sur l’âge dans certaines études, des délais variables entre un test positif et le recueil de sperme, ainsi que l’absence fréquente d’informations sur la gravité de la maladie.
Conclusion
Les effets potentiels de la COVID-19 sur la fertilité masculine méritent une attention particulière. Les données ne sont pas concluantes, mais certains signaux suggèrent des effets indésirables sur des paramètres clés tels que le nombre et la mobilité des spermatozoïdes. Les scientifiques conseillent aux hommes ayant un projet parental d’envisager un délai après leur rétablissement et de demander un bilan de fertilité si nécessaire.
Source :
Informations recueillies en ligne