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Conseils | Concevoir des jumeaux, entre joies et difficultés : le parcours de FIV (IVF) d’une mère, dix ans après
Conseils | Concevoir des jumeaux, entre joies et difficultés : le parcours de FIV (IVF) d’une mère, dix ans après
Il y a dix ans, Maureen Downey, de Decatur en Géorgie, et son mari Bo Emerson ont conçu des jumeaux, Rebecca et Joey, par fécondation in vitro (FIV). Bien que le couple ait auparavant conçu naturellement et ait déjà deux enfants, Maureen a subi plusieurs fausses couches consécutives en essayant d’avoir un troisième enfant, avant de se tourner vers un traitement d’assistance médicale à la procréation.
Maureen avait 42 ans cette année-là. Son médecin a transféré deux embryons. Elle ne cherchait pas spécialement à avoir des jumeaux, mais elle était ouverte à cette possibilité.
« J’espérais que les deux embryons s’implanteraient. Ce n’est pas que je tenais absolument à avoir des jumeaux ; je pensais simplement que ce serait bien si les deux réussissaient. »
—Maureen Downey
Elle ajoute que, s’il s’agissait de l’unique chance d’une personne de devenir mère, elle comprendrait son souhait d’avoir deux bébés à la fois. Mais comme elle avait déjà deux enfants et souhaitait simplement en avoir un troisième, elle a laissé les choses suivre leur cours.
Une grossesse relativement paisible, mais les vraies difficultés ont commencé après l’accouchement
La grossesse gémellaire de Maureen s’est déroulée assez sereinement, du moins sans nécessiter d’alitement. Elle indique néanmoins qu’elle a été beaucoup plus difficile que ses deux premières grossesses.
« Les six dernières semaines ont été épuisantes. Je n’avais jamais eu de brûlures d’estomac et, une fois, j’ai cru faire une crise cardiaque. Les petits problèmes se sont enchaînés. Aucun n’était grave en soi, mais leur accumulation était éprouvante physiquement et moralement. »
Rebecca et Joey sont finalement nés par césarienne à 39 semaines, presque à terme. Après l’intervention, Maureen a toutefois subi une grave hémorragie du post-partum et perdu près d’un tiers de son sang, ce qui l’a laissée très anémiée et affaiblie.
« Je suis rentrée chez moi presque exsangue, et il m’a fallu une année entière pour retrouver mes forces et mon énergie. »
Des parents expérimentés pris au dépourvu par les jumeaux
Bien qu’ils aient déjà élevé deux enfants, Maureen et son mari n’étaient toujours pas préparés à s’occuper de jumeaux.
« Nous avions préparé les vêtements, les couches, les biberons et tout le reste, et nous pensions être prêts. Mais dès la première nuit à la maison, il a fallu changer des vêtements mouillés, gérer les régurgitations et une succession d’imprévus. Nous n’avions même pas le temps d’ouvrir les paquets. Nous n’imaginions pas que cela représenterait autant de travail. »
Elle décrit cette période comme une véritable tempête parentale :
« La première année est un souvenir totalement flou, surtout parce que nous n’avions ni nounou ni famille pour nous aider. En plus de devoir retrouver mes propres forces, il y avait la pression de l’allaitement jour et nuit. Tout arrivait en double. »
Les jumeaux, un spectacle chaotique itinérant
En repensant à dix années de parentalité, Maureen dit en riant qu’elle aime le chaos et qu’elle en profitait même lorsque les jumeaux mettaient la maison sens dessus dessous. Elle reconnaît toutefois que toutes les familles ne peuvent pas relever facilement ce défi.
« Les jumeaux sont comme une petite troupe en tournée. Ils sont bruyants et pleins d’énergie, et tout demande deux fois plus d’efforts. Même une sortie au supermarché suppose de porter deux enfants et d’attacher deux sièges auto. »
Maureen explique que son mari et elle ne sont pas sensibles au bruit et s’y sont habitués. Mais lorsque des amis n’ayant qu’un enfant leur rendaient visite, ils étaient souvent surpris par le bruit cumulé des quatre enfants.
« Je vois leurs visages se crisper, surtout quand les jumeaux font du bruit. Le volume est vraiment en stéréo. »
Dix ans après : vous ne le regretterez pas, mais ne pensez pas que ce soit facile
Maureen indique que, malgré les difficultés rencontrées, elle n’a jamais regretté d’avoir choisi la FIV ni d’avoir eu des jumeaux. Elle souhaite simplement que les parents qui envisagent un parcours similaire s’y préparent psychologiquement et aient des attentes réalistes.
« Les jumeaux sont adorables, mais ne vous laissez pas tromper par une vision idéalisée. Ils n’apportent pas deux fois plus de facilité, mais deux fois plus de difficultés. En même temps, ils apportent aussi bien plus de joie. »
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