En soumettant, vous acceptez notre Politique de confidentialité pour traiter les informations de contact et de demande que vous fournissez, acceptez notre Conditions d'utilisation et acceptez que nous puissions vous contacter au sujet de cette demande.
À savoir | L’analgésie péridurale expliquée : sécurité et meilleur moment pour l’administrer
À savoir | L’analgésie péridurale expliquée : sécurité et meilleur moment pour l’administrer
La péridurale est l’une des méthodes les plus courantes pour soulager la douleur pendant le travail. Un anesthésique local est injecté dans l’espace péridural, à l’extérieur de la moelle épinière, afin de bloquer les signaux douloureux provenant du bas du corps. Elle soulage efficacement les fortes douleurs des contractions tout en permettant à la mère de rester éveillée et de pousser pendant l’accouchement. Environ 61% des femmes qui accouchent par voie basse choisissent la péridurale.
Il n’existe pas un seul meilleur moment pour la péridurale
« Il n’existe pas de meilleur moment fixe », indique l’article. La décision de pratiquer ou non une péridurale et le moment de l’administrer doivent dépendre de la tolérance de la mère à la douleur, de l’avancement du travail et de l’évaluation de l’anesthésiste.
Il est généralement préférable de la demander avant que la douleur ne devienne intolérable, afin de laisser à l’anesthésiste assez de temps pour poser le cathéter et au médicament le temps d’agir. La péridurale met environ 10–20 minutes à faire effet. Si elle est demandée lorsque le col est presque complètement dilaté et que l’accouchement est imminent, il peut être trop tard pour qu’elle soulage efficacement la douleur.
Très sûre et sans augmentation du risque de césarienne
La péridurale est une anesthésie locorégionale qui agit uniquement autour de la zone d’injection ; elle ne fait donc pas perdre connaissance à la mère et n’altère pas son état de conscience. Une très faible quantité de médicament passe dans le sang maternel, sans effet notable sur le score d’Apgar du nouveau-né ni sur la probabilité d’une admission en soins intensifs néonatals.
Les recherches montrent que la péridurale n’augmente pas le taux de césariennes et ne provoque ni souffrance fœtale ni arrêt du travail. Dans la plupart des cas, la mère continue de ressentir la pression des contractions et peut pousser de façon autonome.
Un soulagement durable, avec des doses supplémentaires si nécessaire
Une fois posé, le cathéter péridural permet d’administrer le médicament en continu ou par doses supplémentaires tout au long du travail, maintenant ainsi le soulagement jusqu’à l’accouchement. Si une césarienne s’avère nécessaire, un anesthésique plus puissant peut être administré par le même cathéter pour l’intervention.
Environ 10% des femmes présentent un soulagement incomplet et nécessitent un ajustement du protocole. La sensibilité et la mobilité des jambes reviennent généralement environ une heure après l’arrêt de la péridurale.
Effets indésirables courants et précautions
Pendant l’analgésie péridurale, les jambes peuvent temporairement sembler faibles et la marche peut être impossible. Un léger engourdissement cutané, une baisse de la tension artérielle, des maux de tête, des démangeaisons et des difficultés à uriner peuvent aussi survenir, mais ces effets sont le plus souvent temporaires et maîtrisables. Les professionnels de santé surveillent la tension artérielle de la mère et le rythme cardiaque fœtal, et administrent des liquides par voie intraveineuse pour réduire les variations de tension.
Après l’arrêt de la péridurale, la mère doit rester au repos jusqu’à ce que ses jambes retrouvent leur force avant de se lever. Elle doit éviter de conduire, de boire de l’alcool et d’utiliser des machines pendant 24 heures.
Le soulagement de la douleur pendant le travail est une option sûre
L’article souligne que les douleurs du travail ne sont plus considérées comme une épreuve qu’il faut simplement endurer ; la médecine moderne offre des méthodes sûres et efficaces pour les soulager. La péridurale doit être administrée par un anesthésiste qualifié et n’est donc pas disponible à domicile ni dans certaines maisons de naissance. Même si une femme enceinte avait initialement prévu un accouchement sans analgésie médicamenteuse, elle peut demander à être soulagée pendant le travail.
Les spécialistes recommandent de discuter du projet d’analgésie avec un obstétricien ou une sage-femme avant la naissance et de se renseigner sur les différentes options, notamment l’anesthésie péridurale, la rachianesthésie-péridurale combinée et les antalgiques intramusculaires. Cela permet d’établir un projet de naissance personnalisé et de coopérer sereinement pendant le travail.
Source :
Sources en ligne