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Informations | Cancer du testicule : symptômes, types et traitement
Informations | Cancer du testicule : symptômes, types et traitement
Cancer du testicule : un cancer rare qui se guérit très bien
Le cancer du testicule correspond à la prolifération incontrôlée de cellules anormales dans les tissus d’un testicule ou des deux. Les testicules sont deux organes ovales situés dans le scrotum, à la base du tronc masculin. Légèrement plus petits que des balles de golf, ils produisent principalement des spermatozoïdes et des hormones comme la testostérone.
Bien que relativement rare, le cancer du testicule est l’un des cancers les plus fréquents chez les hommes âgés de 15 à 34 ans et l’un de ceux qui se guérissent le mieux.
Symptômes du cancer du testicule
Les symptômes comprennent :
Une modification au toucher d’un testicule ; l’un peut être plus gros ou plus ferme que l’autre.
Une masse indolore sur un testicule.
Un gonflement ou une sensation de lourdeur dans le scrotum, avec ou sans douleur.
Une accumulation de liquide autour du testicule.
Une douleur ou une gêne sourde dans le scrotum ou l’aine.
Une sensibilité ou des modifications du tissu mammaire.
Des signes de puberté précoce chez les adolescents.
Un gonflement d’une jambe ou des deux.
Un caillot sanguin susceptible de migrer vers les poumons et de provoquer un essoufflement.
Si le cancer du testicule se propage, il peut provoquer :
Douleur abdominale
Douleur lombaire
Essoufflement
Douleur thoracique
Expectoration de sang
Maux de tête ou confusion
Certains symptômes peuvent aussi indiquer d’autres affections, telles qu’une spermatocèle, une varicocèle, une hydrocèle, une hernie de la paroi abdominale, une orchite, une épididymite, une blessure ou une torsion testiculaire. Consultez rapidement un médecin en cas de modification d’un testicule, surtout si elle persiste plus de deux semaines.
Types de cancer du testicule
La plupart des cancers du testicule sont des tumeurs germinales issues des cellules qui produisent les spermatozoïdes. Les deux principaux types sont les séminomes et les tumeurs non séminomateuses.
Séminomes
Séminome classique : le type le plus fréquent, qui apparaît généralement chez les hommes âgés de 25 à 45 ans.
Séminome spermatocytaire : plus fréquent chez les hommes âgés et moins susceptible de se propager.
Tumeurs non séminomateuses
Carcinome embryonnaire : ressemble à du tissu embryonnaire au microscope.
Tumeur du sac vitellin : ses cellules ressemblent au sac vitellin qui entoure l’embryon ; il s’agit du cancer du testicule le plus fréquent chez l’enfant.
Choriocarcinome : très rare et se propage rapidement.
Tératome : ses cellules ressemblent à des cellules embryonnaires.
Causes et facteurs de risque
La cause exacte est inconnue, mais certains facteurs peuvent augmenter le risque :
Âge : la plupart des cas surviennent chez les hommes âgés de 20 à 30 ans.
Origine ethnique : les hommes blancs sont cinq fois plus susceptibles de développer un cancer du testicule que les hommes afro-américains et asiatico-américains.
Testicule non descendu : une intervention chirurgicale avant la puberté peut réduire le risque.
Développement anormal des testicules, comme dans le syndrome de Klinefelter.
Antécédents familiaux, en particulier un frère atteint d’un cancer du testicule.
Les personnes vivant avec le VIH présentent un risque légèrement plus élevé.
Diagnostic du cancer du testicule
Auto-examen
Il est recommandé aux hommes de pratiquer un auto-examen des testicules au moins une fois par mois, de préférence après un bain ou une douche chaude :
Tenez-vous debout et déplacez le pénis sur le côté.
Faites doucement mais fermement rouler chaque testicule entre les pouces et les doigts.
Recherchez des masses dures ou des modifications au toucher d’un testicule.
Examen médical
Le médecin examine les testicules lors d’un examen clinique de routine. Si une anomalie est détectée, une échographie et des analyses de sang peuvent être utilisées pour confirmer le cancer et évaluer son type et son extension.
Stades du cancer du testicule
Stade 0 : le cancer est limité aux minuscules tubes situés à l’intérieur du testicule.
Stade I : le cancer est limité au testicule et aux tissus environnants.
Stade II : le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques de l’abdomen.
Stade III : le cancer s’est propagé à des ganglions lymphatiques éloignés ou à des organes comme les poumons, le foie ou le cerveau.
Traitement du cancer du testicule
Le traitement dépend du diagnostic, de l’état de santé général et du projet parental. Les options courantes comprennent :
Surveillance : un cancer à un stade précoce peut ne nécessiter qu’un suivi régulier.
Chirurgie : la plupart des patients doivent subir une intervention pour retirer le testicule atteint.
Radiothérapie : utilisée pour détruire les cellules cancéreuses dans le testicule ou les ganglions lymphatiques.
Chimiothérapie : des médicaments peuvent détruire ou inhiber les cellules cancéreuses dans tout l’organisme.
Complications
La chimiothérapie peut affecter les poumons, les reins, le cœur, les vaisseaux sanguins, les nerfs ou l’audition, et endommager les cellules qui produisent la testostérone. Discutez avec votre médecin des moyens de gérer ces risques.
Pronostic
Le cancer du testicule est l’un des cancers qui se guérissent le mieux. Globalement, 95% des patients survivent au moins 5 ans après le diagnostic. Si le cancer ne s’est pas propagé au-delà du testicule, presque tous les patients survivent plus de 5 ans.
Fonction sexuelle et fertilité
L’ablation d’un testicule n’affecte généralement ni la fonction sexuelle ni la fertilité, mais le cancer du testicule peut augmenter le risque d’infertilité et de faible taux de testostérone. Le sperme peut être congelé avant le traitement.
Récidive du cancer
Environ 3% à 4% des patients peuvent développer ultérieurement un cancer dans l’autre testicule après le traitement. Des examens réguliers et une attention portée aux changements physiques sont essentiels.
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