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Guide | L’épididymite affecte-t-elle la fertilité ? L’avis d’un médecin
Guide | L’épididymite affecte-t-elle la fertilité ? L’avis d’un médecin
L’épididymite est une affection courante de l’appareil reproducteur masculin, caractérisée par l’inflammation et le gonflement de l’épididyme, le canal situé derrière le testicule qui stocke et transporte les spermatozoïdes. Elle est généralement due à une infection bactérienne, parfois liée à une infection sexuellement transmissible (IST). Une infection urinaire, un trouble de la prostate ou un traumatisme peuvent également en être la cause.
Principaux symptômes de l’épididymite
Les patients présentent généralement une douleur, une rougeur ou un gonflement du scrotum, ainsi que des difficultés à uriner. L’affection peut être unilatérale et provoquer :
Rougeur, gonflement ou sensibilité du scrotum
Mictions fréquentes ou urgentes
Sang dans les urines ou le sperme
Gonflement des ganglions lymphatiques de l’aine
Gêne ou douleur sourde dans le bas-ventre
Les symptômes aigus s’aggravent généralement en 1 à 2 jours et peuvent persister 6 semaines sans traitement. L’épididymite chronique peut récidiver, mais elle ne provoque généralement ni rougeur ni gonflement prononcés, ni fièvre.
Causes de l’épididymite
Environ 600,000 cas surviennent chaque année aux États-Unis, principalement chez les hommes âgés de 14 à 35 ans. Les agents pathogènes courants comprennent Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis, responsables d’infections sexuellement transmissibles.
Cependant, l’épididymite n’est pas toujours une IST. Chez de nombreux hommes de plus de 40 ans, elle est principalement causée par une infection urinaire, les bactéries se propageant depuis la vessie ou la prostate. Les causes non infectieuses peuvent comprendre :
Reflux urinaire : les substances chimiques présentes dans l’urine peuvent irriter l’épididyme, notamment après un exercice intense ou le port de charges lourdes.
Chirurgie ou sondes : une cystoscopie ou une chirurgie de la prostate peut augmenter le risque d’infection.
Traumatisme ou suites opératoires : environ 4% des patients peuvent développer une épididymite après une vasectomie.
Comment l’épididymite est-elle diagnostiquée ?
Le diagnostic repose sur un examen clinique, des analyses de laboratoire et des examens d’imagerie, notamment :
Des analyses d’urine ou de sang pour détecter une infection.
Un prélèvement de l’écoulement urétral si une IST est suspectée.
Une échographie pour exclure certaines affections, comme une torsion testiculaire ou un cancer du testicule.
Le choix des termes employés avec les patients est important
Bien que les causes et les traitements soient bien établis, les mots employés par les professionnels de santé peuvent influencer le bien-être psychologique des patients et leur expérience du traitement. Selon les recherches, le terme "inflammation" serait plus facile à accepter que le terme "infection", qui peut susciter davantage d’anxiété et de pression sociale, notamment lorsqu’une IST est en cause.
Des termes vagues comme "anormal" ou "problème" peuvent également susciter une inquiétude inutile. Les professionnels de santé doivent expliquer clairement la cause, les risques et le plan de traitement.
Traitement et guérison
Antibiotiques : des médicaments comme la ciprofloxacine ou la doxycycline sont généralement pris pendant au moins 10 jours. Le traitement doit être suivi jusqu’au bout, même si les symptômes s’atténuent.
Soulagement de la douleur et du gonflement : des poches de froid, des antalgiques comme l’ibuprofène et des sous-vêtements de maintien ou un suspensoir peuvent réduire l’inconfort.
Réduction de l’activité : le repos au lit, l’absence de port de charges lourdes et la limitation de l’activité sexuelle peuvent favoriser la guérison.
Les symptômes s’atténuent souvent en quelques jours, mais la guérison complète peut prendre plusieurs semaines ou plusieurs mois. Les cas graves accompagnés d’un abcès testiculaire peuvent nécessiter un drainage chirurgical ou l’ablation partielle ou totale de l’épididyme.
Prévenir les récidives
La prévention vise principalement à réduire le risque d’infection :
Rapports sexuels protégés : les préservatifs réduisent le risque d’infections sexuellement transmissibles.
Santé urinaire : boire suffisamment d’eau et uriner régulièrement aide à prévenir les infections urinaires.
Éviter la position assise prolongée : rester assis longtemps peut affecter la circulation sanguine du scrotum et augmenter le risque.
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