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Guide | Ne négligez pas des règles anormales : ces signes peuvent révéler une affection gynécologique plus grave
Guide | Ne négligez pas des règles anormales : ces signes peuvent révéler une affection gynécologique plus grave
"J’ai mes règles", "c’est de nouveau cette période du mois", "le feu rouge est allumé" : les menstruations ont de nombreux surnoms et peuvent s’accompagner de crampes douloureuses, de saignements abondants, de règles prolongées et de cycles irréguliers. Il s’agit parfois de perturbations mineures, mais elles peuvent aussi constituer des signes d’alerte.
Quels changements menstruels sont des variations normales et lesquels nécessitent une attention ou une prise en charge médicale rapide ? Une équipe médicale a interrogé plusieurs gynécologues-obstétriciens afin d’établir des critères pratiques.
Quels cycles menstruels sont considérés comme normaux ?
Jonathan Scher, professeur clinique agrégé de gynécologie-obstétrique au Mount Sinai Medical Center de New York, a indiqué que les irrégularités menstruelles peuvent être physiologiques à trois étapes de la vie :
1. Peu après les premières règles à la puberté
2. Les premières règles après une fausse couche, une interruption volontaire de grossesse ou un accouchement
3. La transition précédant la ménopause, généralement de la fin de la tranche des 40 ans au début de celle des 50 ans
L’ovulation est souvent irrégulière pendant ces périodes ; les variations de durée et d’abondance des règles peuvent donc être normales. Pendant les années de procréation, en revanche, des règles survenant avec plus d’une semaine d’avance ou de retard, une augmentation ou une diminution marquée du flux, de fortes douleurs menstruelles ou des saignements irréguliers entre les règles, y compris de légères pertes, doivent être évalués rapidement.
Les douleurs menstruelles peuvent nécessiter plus que de la patience
De fortes douleurs menstruelles ou des saignements abondants peuvent indiquer une endométriose. Dans cette affection, un tissu semblable à la muqueuse utérine se développe dans des endroits anormaux, notamment sur les ovaires, les trompes de Fallope ou près du rectum, provoquant une inflammation chronique et des adhérences susceptibles d’affecter la fertilité.
Beth, âgée de 56, en est un exemple. "Quand j’avais un peu plus de 40 ans, mes règles sont devenues si abondantes que j’étais presque prisonnière de la salle de bains", se souvient-elle. Ses règles duraient de 8 à 10 jours, tandis que son cycle était passé de 28 à 21 jours. "Je me sentais de plus en plus faible." Une endométriose lui a finalement été diagnostiquée.
Le Dr Richard C. Roberson, médecin de famille à Athens, en Géorgie, a expliqué que l’endométriose se diagnostique par laparoscopie. Les cas légers peuvent être pris en charge avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l’ibuprofène ou des contraceptifs oraux. Les cas graves peuvent nécessiter une intervention chirurgicale et une hystérectomie peut parfois être envisagée.
Des pertes sanguines persistantes peuvent être dues à des polypes utérins
Linda Murray, une femme de 32 ans vivant à San Francisco, avait l’impression d’avoir ses règles presque tous les jours. Ces légers saignements irréguliers ont finalement été attribués à des polypes utérins.
Les polypes utérins sont des excroissances bénignes du tissu endométrial, probablement causées par des fluctuations hormonales, et se manifestent souvent par de légères pertes entre les règles. Linda se souvient : "Je devais porter un protège-slip tous les jours et je ne savais pas si j’avais réellement mes règles." Une intervention simple a résolu le problème.
Les fibromes utérins peuvent aussi modifier les cycles menstruels
Les fibromes utérins comptent parmi les tumeurs bénignes les plus fréquentes chez les femmes des tranches d’âge de 30 ans et 40 ans et constituent l’un des principaux motifs d’hystérectomie. Ils peuvent se développer sous l’effet des œstrogènes, prolonger les règles, augmenter les saignements et parfois affecter la fertilité.
Le Dr Roberson a indiqué que les fibromes ne provoquant ni douleur, ni anémie, ni autre symptôme peuvent faire l’objet d’une surveillance, en particulier à l’approche de la ménopause, car ils régressent souvent lorsque les taux hormonaux diminuent. Les femmes plus jeunes qui envisagent une grossesse peuvent opter pour une chirurgie conservatrice de l’utérus telle que la myomectomie.
L’hystérectomie n’est pas une solution universelle
Après plusieurs tentatives de traitement, Beth a choisi l’hystérectomie. "J’ai d’abord subi une dilatation et un curetage (D&C), mais cela ne m’a pas beaucoup aidée. Mon médecin a ensuite recommandé l’ablation de l’utérus. Après l’intervention, ma qualité de vie s’est nettement améliorée et j’ai retrouvé mon énergie."
Les spécialistes soulignent que l’hystérectomie ne convient pas à toutes les patientes. Avant de prendre une décision, celles-ci doivent discuter pleinement des bénéfices et des risques avec leur médecin.
La plupart des anomalies menstruelles peuvent être traitées
Le Dr Roberson a insisté : "Les anomalies menstruelles sont fréquentes, mais la bonne nouvelle est que la plupart de leurs causes sont bénignes et que beaucoup peuvent être traitées par des médicaments ou une chirurgie mini-invasive."
Si vos règles deviennent précoces, tardives ou prolongées, ou s’accompagnent de légères pertes entre les cycles, ne vous contentez pas de les subir. Parlez de ces changements à un médecin.
Source de l’article :
Compilation en ligne