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À savoir | Qu’est-ce que la réduction embryonnaire ? Une intervention visant à améliorer la sécurité de la grossesse
À savoir | Qu’est-ce que la réduction embryonnaire ? Une intervention visant à améliorer la sécurité de la grossesse
Avec la généralisation de la procréation médicalement assistée, davantage de femmes conçoivent des jumeaux, des triplés ou des grossesses multiples d’ordre supérieur après un traitement. Une grossesse multiple comporte des risques accrus ; les médecins peuvent donc recommander une réduction embryonnaire pour améliorer la survie des fœtus et protéger la santé maternelle.
Également appelée réduction fœtale ou réduction sélective, cette intervention réduit le nombre de fœtus dans l’utérus, diminuant ainsi les risques de fausse couche, de naissance prématurée, de mortinaissance et de complications maternelles et fœtales. Même si le risque lié à l’intervention est faible, la décision peut être difficile sur le plan émotionnel.
Pourquoi pratiquer une réduction fœtale ?
Une grossesse de trois fœtus ou plus présente davantage de difficultés, notamment :
Un risque nettement accru de fausse couche ou de mortinaissance, surtout à un stade avancé de la grossesse ;
Un risque beaucoup plus élevé de naissance prématurée, pouvant entraîner un développement insuffisant des poumons, du cœur, de l’estomac et du cerveau ;
Des affections potentiellement permanentes, comme une paralysie cérébrale, un handicap intellectuel ou une déficience visuelle ou auditive ;
Des risques maternels accrus, notamment des symptômes de grossesse sévères, une constipation, un diabète gestationnel, une hypertension ou une prééclampsie, une anémie et des complications potentiellement mortelles telles qu’un décollement placentaire.
Les médecins recommandent généralement une réduction au début de la grossesse, vers 12 semaines ou avant, afin d’améliorer les chances de survie des fœtus restants' et de protéger la patiente enceinte.
Comment se déroule l’intervention ?
La réduction est généralement pratiquée au premier trimestre, lorsque chaque fœtus se trouve dans une poche amniotique distincte. Une échographie permet de repérer les fœtus, puis une aiguille fine est introduite à travers l’abdomen ou le vagin sous guidage radiologique. Un médicament est injecté dans la poche du fœtus sélectionné's afin d’arrêter son activité cardiaque.
Dans certains cas, l’ablation par radiofréquence utilise un petit dispositif à courant électrique pour interrompre la circulation sanguine dans le cordon ombilical du fœtus sélectionné's.
L’intervention ne dure généralement que quelques minutes. Une anesthésie générale peut être utilisée pour éviter la douleur. Une nouvelle échographie est ensuite réalisée afin de vérifier que les fœtus restants sont stables.
Certaines patientes peuvent rester hospitalisées pendant la nuit.
Risques potentiels et suivi
Les complications sont rares, mais peuvent comprendre :
Une infection après l’intervention, extrêmement rare ;
Une légère augmentation du risque de fausse couche ;
La persistance d’un risque de naissance prématurée.
Le programme de soins pour les fœtus restants peut comprendre :
Une alimentation riche en calories et en protéines ;
Des médicaments si nécessaire ;
Davantage de repos au lit ;
Des consultations prénatales et un suivi plus fréquents.
Les patientes doivent suivre attentivement les consignes médicales afin de réduire les complications et de protéger la grossesse.
Une décision chargée d’émotion
Pour les couples qui ont eu des difficultés à concevoir, le choix d’une réduction peut provoquer une profonde détresse émotionnelle : après tous leurs efforts pour obtenir une grossesse, ils doivent envisager de réduire le nombre de fœtus. Ce conflit peut être déchirant et déroutant.
Les médecins recommandent une discussion approfondie avant l’intervention et d’envisager un accompagnement psychologique professionnel. Comprendre les options médicales et parler ouvertement de ses émotions peut aider les couples à prendre la décision qui leur convient le mieux.
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