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À savoir | Règles irrégulières, acné ou pilosité excessive ? Il peut s’agir d’un SOPK
À savoir | Règles irrégulières, acné ou pilosité excessive ? Il peut s’agir du SOPK
« Je n'ai que 30, mais je perds constamment mes cheveux, j’ai de l’acné et des règles irrégulières, et je n’arrive pas à tomber enceinte. »
—Cette situation n’est pas rare et peut révéler un SOPK non diagnostiqué.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble endocrinien très fréquent, mais souvent méconnu. Selon WebMD, environ 1 femme sur 10 en âge de procréer est atteinte du SOPK, et jusqu’à 70% l’ignorent.
Qu’est-ce que le SOPK et pourquoi parle-t-on d’ovaires « polykystiques » ?
Le SOPK est un trouble hormonal qui perturbe l’ovulation, les cycles menstruels et la fertilité. Malgré son nom, toutes les personnes atteintes ne présentent pas de follicules d’aspect kystique dans les ovaires ; ce n’est qu’une caractéristique possible.
Les signes habituels comprennent :
Règles irrégulières ou absentes
Acné, surtout au menton et dans le dos
Pilosité excessive du visage ou du corps, notamment sur la lèvre supérieure, l’abdomen ou la face interne des cuisses
Chute ou raréfaction des cheveux
Difficultés à concevoir
Obésité abdominale
Variations de l’humeur, anxiété ou dépression
Acanthosis nigricans, avec par exemple une peau sombre et épaissie au niveau du cou ou des aisselles
Troubles métaboliques tels qu’une fonction hépatique anormale, l’apnée du sommeil et l’insulinorésistance
Les symptômes peuvent être discrets ou altérer fortement la qualité de vie.
Quel type de SOPK avez-vous ?
WebMD indique que le SOPK peut prendre différentes formes, regroupées comme suit :
Type A, phénotype complet : hyperandrogénie, anovulation et ovaires polykystiques ;
Type B, sans aspect polykystique : hyperandrogénie et anovulation sans morphologie polykystique ;
Type C, ovulatoire : ovaires polykystiques et taux élevé d’androgènes avec des règles régulières ;
Type D, sans hyperandrogénie : ovaires polykystiques et trouble de l’ovulation avec des taux d’androgènes normaux.
Des appellations informelles comme SOPK insulinorésistant, inflammatoire ou post-pilule sont également utilisées pour évoquer les mécanismes possibles.
Quels sont les facteurs déclenchants du SOPK ?
La cause exacte reste inconnue. La génétique, les expositions environnementales et le mode de vie peuvent interagir.
Antécédents familiaux : le risque est nettement accru lorsque la mère ou une sœur est atteinte du SOPK ;
Insulinorésistance : environ 30%–80% des patientes répondent mal à l’insuline, ce qui favorise la production d’androgènes ;
Prise de poids rapide : l’obésité aggrave le déséquilibre endocrinien ;
Une inflammation chronique de faible intensité peut stimuler une production excessive d’androgènes par les ovaires ;
Hormones exogènes : les contraceptifs peuvent masquer ou déclencher les symptômes.
Vous pouvez avoir un SOPK sans le savoir
Le SOPK passe souvent inaperçu jusqu’à l’apparition de troubles ovulatoires ou hormonaux lors d’un projet de grossesse. Le diagnostic repose généralement sur la présence de deux des trois critères suivants :
Cycles menstruels irréguliers, avec des règles rares, absentes ou prolongées
Hyperandrogénie se manifestant par une pilosité excessive, de l’acné ou des anomalies aux analyses sanguines
Morphologie ovarienne polykystique, avec de multiples petits follicules à l’échographie
Le bilan peut aussi comprendre des analyses sanguines, une échographie, un examen clinique, une évaluation psychologique et un dépistage des troubles du sommeil.
Complications possibles
Le SOPK ne touche pas seulement les règles et l’apparence. Les complications peuvent comprendre :
Infertilité
Complications de la grossesse telles que diabète gestationnel, prééclampsie, accouchement prématuré et fausse couche
Diabète de type 2 ; plus de la moitié des patientes pourraient développer un diabète avant l’âge de 40
Syndrome métabolique, avec hypertension artérielle et taux élevés de lipides et de glucose
Dépression, anxiété et faible estime de soi
Cancer de l’endomètre, apnée du sommeil et stéatose hépatique
Ces affections peuvent avoir des répercussions sur la santé tout au long de la vie.
Peut-on guérir du SOPK ?
Le SOPK ne se guérit pas, mais il peut être pris en charge.
Le traitement dépend du projet de grossesse :
En l’absence de projet de grossesse :
Contraception hormonale pour régulariser les cycles, réduire la pilosité excessive et diminuer le risque de cancer de l’endomètre
Antiandrogènes contre l’acné et la pilosité excessive, avec contraception obligatoire
Metformine pour améliorer la sensibilité à l’insuline et l’ovulation
Traitement local ou oral de l’acné
Laser, lumière pulsée ou électrolyse contre la pilosité excessive
En cas de projet de grossesse :
Médicaments inducteurs de l’ovulation tels que le clomifène, le létrozole ou les gonadotrophines injectables
FIV
Drilling ovarien par laparoscopie, désormais moins utilisé
La prise en charge du SOPK commence par le mode de vie
Avec ou sans traitement médicamenteux, les mesures d’hygiène de vie restent essentielles :
Gestion du poids : perdre ne serait-ce que 10% du poids corporel peut améliorer les cycles et l’ovulation ;
Alimentation à faible index glycémique : réduire le sucre, le riz et les farines raffinés ainsi que les aliments transformés ; privilégier les céréales complètes, les fruits et les légumes ;
Activité physique régulière pour améliorer l’insulinorésistance, la confiance en soi et l’humeur ;
Sommeil suffisant : au moins 7 heures par nuit et moins d’écrans tard le soir ;
Soutien psychologique et gestion du stress.
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