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À savoir | Syndrome d’hyperstimulation ovarienne : une complication de la FIV à connaître
À savoir | Comprendre le syndrome d’hyperstimulation ovarienne : une complication à surveiller chez les femmes suivant une FIV
Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) est une complication fréquente, mais potentiellement grave, des traitements d’assistance médicale à la procréation, en particulier chez les femmes recevant des médicaments injectables de stimulation ovarienne dans le cadre d’une fécondation in vitro (FIV). Selon un récent article médical de WebMD relu par la gynécologue-obstétricienne Traci C. Johnson, ce syndrome est déclenché par des taux anormalement élevés de gonadotrophine chorionique humaine (hCG). Sans traitement rapide, il peut avoir des conséquences graves, voire mortelles.
Causes du SHO : l’hCG est le principal déclencheur
Le mécanisme central du SHO est une réponse ovarienne excessive aux hormones, en particulier à la **gonadotrophine chorionique humaine (hCG)**. L’hCG est sécrétée par les cellules placentaires peu après l’implantation de l’embryon et peut normalement être détectée dans le sang dès la première semaine de grossesse. Lors d’un traitement de stimulation ovarienne, l’hCG est toutefois injectée pour favoriser la maturation folliculaire et l’ovulation, à des doses bien supérieures aux taux physiologiques naturels.
Chez certaines femmes, l’hCG provoque une réponse ovarienne anormale, avec gonflement, accumulation et fuite de liquide, entraînant divers symptômes cliniques. Les médicaments oraux provoquent rarement un SHO ; les traitements injectables en sont le principal facteur déclenchant.
Gravité des symptômes : des ballonnements aux difficultés respiratoires, un repérage précoce est essentiel
Les symptômes du SHO varient selon sa gravité. Les symptômes courants d’un SHO léger comprennent :
Prise de poids
Ballonnements abdominaux
Douleur ou gêne dans le bas-ventre
Nausées, vomissements et diarrhée
Sensibilité au niveau des ovaires
Si le SHO évolue vers une forme grave, les symptômes peuvent comprendre :
Prise de poids rapide, supérieure à 1 kilogramme par jour
Difficultés respiratoires
Diminution importante du volume des urines
Risque accru de caillots sanguins
L’auteure recommande de consulter immédiatement si l’un de ces symptômes graves apparaît. Une prise en charge précoce peut réduire considérablement les complications.
Diagnostic : l’échographie et les analyses sanguines sont essentielles
Si une femme suivant un traitement de fertilité présente des symptômes évocateurs d’un SHO, le médecin prescrit généralement les examens suivants :
Examen clinique : recherche d’une augmentation du tour de taille, de variations du poids et d’une sensibilité ovarienne. Une pesée quotidienne à domicile peut aider à repérer rapidement les anomalies.
Imagerie (échographie/radiographie) : évalue l’augmentation importante du volume des ovaires et les fuites de liquide dans l’abdomen ou le thorax, afin de déterminer la gravité du syndrome.
Analyses sanguines : évaluent les taux hormonaux, la fonction rénale et les déséquilibres électrolytiques. Des contrôles réguliers peuvent permettre de dépister précocement d’éventuels problèmes pendant un traitement tel que la FIV.
Le traitement dépend de la gravité
Le traitement du SHO se répartit généralement en deux catégories selon sa gravité :
SHO léger : soulagement des symptômes et surveillance
Boire beaucoup d’eau ; 1.5 à 2 litres par jour sont recommandés
Éviter les efforts intenses et se reposer selon les besoins
Prendre des antalgiques en vente libre selon les indications du médecin
Se peser chaque jour pour surveiller les variations
Éviter la caféine et l’alcool
Les symptômes disparaissent généralement spontanément dans les deux semaines, sans hospitalisation ni traitement invasif.
SHO grave : une hospitalisation peut être nécessaire
Perfusions intraveineuses (IV)
Médicaments pour soulager les symptômes
Médicaments pour réduire l’activité ovarienne
Drainage à l’aiguille en cas d’importante accumulation de liquide dans l’abdomen
Une intervention précoce est essentielle et peut réduire considérablement les complications.
Prévention : un protocole de fertilité personnalisé est essentiel
Le SHO peut être évité, notamment grâce aux stratégies suivantes :
Ajuster l’hCG à la dose efficace la plus faible
Ajouter un médicament qui réduit la réponse ovarienne, comme un antagoniste de la GnRH
Suspendre les médicaments injectables pour permettre aux taux hormonaux de diminuer naturellement
Utiliser une autre option que l’hCG, comme Lupron, pour déclencher l’ovulation
Congeler les ovocytes ou les embryons et différer le transfert pour laisser aux ovaires le temps de récupérer
Les médecins adaptent généralement le traitement à chaque patiente afin de prévenir le SHO dès l’origine.
Avertissement : le SHO peut être mortel et doit être pris au sérieux
Les complications graves du SHO comprennent :
Pression abdominale excessive comprimant les organes internes
Fuite importante de liquide entraînant une déshydratation et un déséquilibre électrolytique
Caillots sanguins dans les jambes ou les poumons, potentiellement mortels
L’auteure insiste donc sur ce point : vigilance + prise en charge médicale = plus de sécurité. Consultez immédiatement pendant une stimulation ovarienne si vous présentez :
Essoufflement ou difficultés respiratoires
Douleur abdominale intense
Impossibilité de s’alimenter ou vomissements persistants
Prise de poids quotidienne supérieure à 2 livres, soit environ 1 kilogramme
Étourdissements ou diminution importante du volume des urines
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