À savoir | Anovulation : une cause souvent inaperçue des difficultés à concevoir



À savoir | Anovulation : une cause souvent inaperçue des difficultés à concevoir


Lorsque vous essayez de concevoir, vous prêtez parfois plus d’attention que jamais à votre cycle menstruel. Pourtant, certaines femmes ont du mal à être enceintes même lorsque leurs règles semblent régulières. L’anovulation est un obstacle possible, souvent méconnu.


L’anovulation signifie que les ovaires ne libèrent pas d’ovocyte au cours du cycle menstruel. Sans cette étape essentielle, une conception naturelle ne peut pas avoir lieu. Selon les données médicales, l’anovulation intervient dans environ 30% des cas d’infertilité féminine.


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Quelles sont les causes de l’anovulation ?

L’ovulation est un processus complexe coordonné par le cerveau, les ovaires et plusieurs hormones. Une anomalie à n’importe quelle étape peut entraîner une anovulation. Les causes courantes comprennent :


Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : il s’agit de la cause la plus fréquente. Le SOPK peut provoquer une ovulation irrégulière ou absente, parfois accompagnée de signes d’excès d’androgènes, comme une pilosité excessive et de l’acné.


Insuffisance ovarienne prématurée (IOP) : perte de la fonction ovarienne avant l’âge de 40, également appelée ménopause précoce. Chez certaines femmes, la cause reste inconnue, mais 5% à 10% peuvent encore concevoir naturellement.


Dysfonctionnement hypothalamique ou hypophysaire : ces régions du cerveau régulent les hormones de l’ovulation. Certaines affections, comme les tumeurs bénignes de l’hypophyse, peuvent perturber l’ovulation.


Diminution de la réserve ovarienne (DRO) : les femmes naissent avec leur réserve d’ovocytes pour toute la vie, laquelle diminue avec l’âge. En cas de faible réserve ovarienne, moins d’ovocytes peuvent être recueillis, même avec une assistance médicale à la procréation, mais une conception naturelle reste possible.


Aménorrhée hypothalamique fonctionnelle (AHF) : généralement associée à une activité physique excessive, à un poids corporel très faible ou au stress, elle peut aussi être liée à l’anorexie mentale.


Ménopause : déclin naturel de la fonction ovarienne, généralement vers l’âge de 50, accompagné de l’arrêt des règles, de bouffées de chaleur, de troubles du sommeil et de changements d’humeur.


Quels sont les symptômes ?

L’anovulation ne provoque parfois aucun symptôme évident. Même des règles régulières ne confirment pas qu’une ovulation a lieu. Les signes possibles comprennent :


Absence de règles


Diminution marquée des sécrétions vaginales (absence de glaire cervicale)


Saignements menstruels anormalement abondants ou légers


Courbe irrégulière de la température basale


Comment l’anovulation est-elle diagnostiquée ?

Le médecin examine vos antécédents médicaux et vos symptômes, puis réalise un examen clinique. Les examens peuvent comprendre :


Test de grossesse


Dosages hormonaux


Bilan de la fonction thyroïdienne


Test de tolérance au glucose pour rechercher des anomalies de l’insuline


Échographie transvaginale


Évaluation de l’endomètre si nécessaire


Comment l’anovulation est-elle traitée ?

Le traitement dépend de la cause. Certaines personnes doivent modifier leur mode de vie, tandis que d’autres ont besoin d’un traitement médicamenteux ou chirurgical.


Modifications du mode de vie

Elles peuvent être utiles lorsque l’anovulation est liée à un poids trop élevé ou trop faible, à une activité physique excessive ou au stress psychologique. Une modification de l’alimentation, de l’activité physique ou du niveau de stress peut à elle seule rétablir l’ovulation.


Traitement médicamenteux

Chez de nombreuses femmes présentant une anovulation, les médicaments peuvent provoquer l’ovulation et permettre une conception :


Citrate de clomifène : environ 80% des femmes ovulent après sa prise et environ 40% deviennent enceintes.


Gonadotrophine chorionique humaine (hCG) : souvent associée au clomifène ou à l’hormone folliculo-stimulante pour déclencher l’ovulation et programmer la conception. Elle peut fausser les tests de grossesse et entraîner un résultat faussement positif.


Hormone folliculo-stimulante (FSH) : utilisée lorsque l’organisme ne produit pas assez de FSH ou que le clomifène est inefficace.


Agonistes/antagonistes de la gonadolibérine (agonistes/antagonistes de la GnRH) : ils contrôlent la libération de l’hormone lutéinisante (LH) et préviennent une ovulation prématurée, notamment pendant les cycles de FIV.


Chirurgie

Pour les patientes atteintes de SOPK qui ne répondent pas aux médicaments, les médecins peuvent recommander un drilling ovarien, intervention mini-invasive réalisée par laparoscopie. Plusieurs petites perforations sont pratiquées à la surface de l’ovaire afin de réduire le taux ovarien de testostérone et, éventuellement, de rétablir l’ovulation et les règles.


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Informations recueillies en ligne

Publié 2025-05-22
Cet article a été préparé avec l’aide de l’IA et relu par notre équipe éditoriale avant publication.
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