Actualités | Les médicaments GLP-1 sont-ils sûrs pour les femmes qui envisagent une grossesse ? Une nouvelle étude australienne soulève des inquiétudes



Actualités | Les médicaments GLP-1 sont-ils sûrs pour les femmes qui envisagent une grossesse ? Une nouvelle étude australienne soulève des inquiétudes


Une nouvelle étude publiée dans le Medical Journal of Australia suscite des inquiétudes : de plus en plus de femmes en âge de procréer utilisent des agonistes des récepteurs du GLP-1 (AR GLP-1) pour contrôler leur poids ou traiter un diabète de type 2, sans contraception efficace, ce qui pourrait augmenter les risques de grossesse non désirée et d’exposition fœtale.


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Que sont les AR GLP-1 et pourquoi sont-ils populaires ?

Les agonistes des récepteurs du GLP-1 imitent l’hormone naturelle GLP-1 et stimulent la sécrétion d’insuline lorsque la glycémie augmente. Initialement utilisés contre le diabète de type 2, ils sont désormais largement prescrits hors autorisation de mise sur le marché pour la gestion du poids en raison de leurs effets importants sur la perte de poids, notamment chez les personnes non diabétiques.


En 2022, jusqu’à 91% des Australiennes en âge de procréer auxquelles des AR GLP-1 avaient été prescrits n’étaient pas atteintes de diabète de type 2, ce qui témoigne de la popularité de ces médicaments pour perdre du poids chez les jeunes femmes.


L’utilisation a fortement augmenté, mais la contraception n’a pas suivi

L’étude portait sur 1,635,684 femmes âgées de 18 à 49, dont 18,010 avaient reçu une première prescription d’AR GLP-1. En 2022, 6,954 femmes ont reçu une prescription, mais seules 21% de l’échantillon disposaient d’un dossier médical électronique complet permettant de suivre leur contraception.


Parmi ces femmes, seules 17% des femmes diabétiques et 23% des femmes non diabétiques utilisaient une contraception au début du traitement par AR GLP-1. Le recours à une contraception réversible de longue durée (LARC) était encore plus faible, avec respectivement 6% et 9%, soit moins que le taux de 11% observé chez l’ensemble des Australiennes.


Au cours de l’étude, 232 grossesses sont survenues dans les six mois suivant le traitement. Le risque de grossesse était plus élevé chez les femmes sans contraception, tandis que l’utilisation d’une contraception pendant le traitement par AR GLP-1 réduisait de 40% la probabilité d’une grossesse dans les six mois.


Jeunes femmes, obésité et SOPK : des groupes à risque accru

Environ 4% des femmes âgées de 18 à 29 ans atteintes de diabète de type 2 sont tombées enceintes dans les six mois, soit la proportion la plus élevée de tous les groupes d’âge. Chez les femmes non diabétiques, les grossesses étaient les plus fréquentes entre 30 et 34 ans (6%).


Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) était deux fois plus fréquent chez les femmes ayant débuté une grossesse que chez les autres, ce qui souligne les enjeux reproductifs liés à l’utilisation des AR GLP-1.


Ces médicaments sont-ils sûrs pendant la grossesse ? La réponse reste incertaine

Certaines études animales suggèrent que les médicaments GLP-1 pourraient entraîner un retard de croissance fœtale, des anomalies squelettiques, un retard d’ossification et une prise de poids maternelle insuffisante, mais les données chez l’humain restent limitées. Une vaste étude de population menée en 2024 sur 938 grossesses n’a constaté aucune augmentation significative des malformations fœtales majeures avec les médicaments GLP-1 par rapport à l’insuline.


Cependant, les données actuelles ne couvrent pas d’autres critères importants, comme l’accouchement prématuré, le retard de croissance fœtale et les complications de grossesse ; d’autres effets indésirables ne peuvent donc pas être exclus.


Le Royaume-Uni dispose de recommandations claires ; l’Australie doit renforcer la surveillance

Les recommandations nationales britanniques précisent que les médicaments GLP-1 ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse et que les femmes en âge de procréer doivent recourir à une contraception efficace pendant le traitement. La pratique australienne accuse actuellement un retard.


L’étude appelle à des recommandations cliniques plus claires et systématiques afin de garantir une utilisation sûre et appropriée des AR GLP-1 chez les femmes en âge de procréer, en particulier celles atteintes de diabète, d’obésité ou de SOPK.


Autorisation de mise sur le marché et promotion : des moteurs de croissance

Les prescriptions ont fortement augmenté depuis que le sémaglutide, un médicament GLP-1, a été autorisé et inscrit au Pharmaceutical Benefits Scheme (PBS) en 2020, ce qui a accéléré son adoption par les jeunes femmes.


La gestion du risque de grossesse reste essentielle à mesure que ces médicaments gagnent en popularité.


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Compilation en ligne

Auteur LinkedIVF TeamPublié 2025-09-15
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