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Guide | Évolution et état actuel de la FIV
Guide | Évolution et état actuel de la FIV
Aujourd’hui, la fécondation in vitro (FIV) est largement connue. Il y a encore peu de temps, elle restait toutefois une mystérieuse procédure de traitement de l’infertilité connue sous le nom de technique du « bébé-éprouvette ». En 1978, Louise Brown, le premier bébé conçu par FIV, est née au Royaume-Uni : il s’agissait de la première conception réussie hors du corps de la mère.
Contrairement à l’insémination artificielle, qui consiste à déposer les spermatozoïdes dans l’utérus et à laisser la fécondation se produire naturellement, la FIV associe ovocytes et spermatozoïdes en laboratoire, puis transfère l’embryon obtenu dans l’utérus. La FIV est complexe et coûteuse, et seuls environ 5% des couples infertiles y ont recours. Cependant, depuis son introduction aux États-Unis en 1981, les bébés nés grâce à la FIV et à d’autres techniques d’assistance médicale à la procréation (ART) représentent désormais 1.9% de l’ensemble des naissances dans le pays.
1. Quels problèmes de fertilité la FIV peut-elle traiter ?
La FIV peut être envisagée en cas d’infertilité, notamment si vous ou votre partenaire présentez l’un des diagnostics suivants :
Endométriose
Faible nombre de spermatozoïdes
Problèmes utérins ou tubaires
Troubles de l’ovulation
Anticorps endommageant les spermatozoïdes ou les ovocytes
Spermatozoïdes incapables de pénétrer dans la glaire cervicale ou d’y survivre
Mauvaise qualité ovocytaire
Maladie héréditaire chez l’un des parents
Infertilité inexpliquée
Sauf en cas d’obstruction complète des trompes de Fallope, la FIV n’est généralement pas le premier traitement de l’infertilité. Elle est habituellement envisagée après l’échec des médicaments de fertilité, de la chirurgie ou de l’insémination artificielle.
2. Le processus de FIV
La première étape consiste en des injections hormonales afin de produire plusieurs ovocytes au cours d’un même mois plutôt qu’un seul. Des examens permettent de déterminer quand vous êtes prête pour le prélèvement ovocytaire.
Avant le prélèvement, vous recevez un médicament qui permet la maturation des ovocytes en développement et déclenche le processus d’ovulation. Le moment choisi est crucial, car les ovocytes doivent être matures avant leur prélèvement dans les ovaires. Votre médecin utilise des analyses sanguines ou une échographie pour confirmer qu’ils ont atteint le bon stade de développement. Le centre de FIV vous donne des consignes pour la veille au soir et le jour de l’intervention. La plupart des femmes reçoivent des antalgiques et optent pour une sédation légère ou une anesthésie générale.
Pendant le prélèvement, le médecin localise les follicules par échographie et retire les ovocytes à l’aide d’une aiguille creuse. L’intervention dure généralement moins de 30 minutes, mais peut se prolonger jusqu’à une heure.
Après le prélèvement, les ovocytes sont mis en présence des spermatozoïdes de votre partenaire au laboratoire. Les ovocytes fécondés sont surveillés à la clinique afin d’assurer un développement optimal. Selon le centre, les embryons peuvent être cultivés jusqu’à cinq jours, jusqu’à ce qu’ils atteignent le stade plus avancé de blastocyste.
Lorsque les embryons sont prêts, vous retournez au centre de FIV pour le transfert d’un ou de plusieurs embryons dans l’utérus. Cette procédure est plus rapide et plus simple que le prélèvement. Le médecin introduit un cathéter souple par le vagin et le col de l’utérus afin de déposer les embryons dans l’utérus. Pour augmenter les chances de grossesse, de nombreux spécialistes de la FIV recommandent de transférer jusqu’à trois embryons en une seule fois. Cela peut toutefois entraîner une grossesse multiple et accroître les risques pour la santé de la patiente enceinte et des bébés.
3. Taux de réussite de la FIV
La réussite de la FIV dépend de plusieurs facteurs, notamment la cause de l’infertilité, le lieu du traitement, l’utilisation d’ovocytes frais ou congelés, le recours à des ovocytes de donneuse et l’âge. Le CDC recueille des statistiques nationales sur toutes les procédures d’assistance médicale à la procréation aux États-Unis, notamment la FIV, le GIFT et le ZIFT. La FIV est la plus courante et représente 99% des procédures.
Le dernier rapport de 2018 indiquait que 50% des procédures de FIV réalisées chez des femmes âgées de 35 ans ou moins avaient abouti à une naissance vivante. Chez les femmes âgées de 42 ans ou plus, les transferts d’ovocytes n’affichaient qu’un taux de réussite de 3.9%.
4. Autres points à prendre en compte
Les embryons non utilisés lors de la première tentative de FIV peuvent être congelés pour un usage ultérieur, ce qui réduit le coût d’un deuxième ou d’un troisième cycle. Si vous ne souhaitez pas conserver les embryons restants, vous pouvez les donner à d’autres personnes infertiles ou demander au centre de les détruire. Le centre doit obtenir le consentement de votre partenaire et le vôtre avant tout don ou toute destruction.
L’âge joue un rôle majeur dans la réussite de la FIV. En 2018, les femmes de moins de 35 ans utilisant leurs propres ovocytes avaient 37.6% de chances d’obtenir une grossesse par FIV, contre 11% pour les femmes âgées de 41 à 42 ans. À mesure que les techniques et l’expérience des médecins progressent, les taux de réussite de la FIV augmentent dans toutes les tranches d’âge.
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Informations recueillies en ligne