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Guide | Mercure dans l’alimentation : consommer des produits de la mer sans risque pendant la grossesse
Guide | Mercure dans l’alimentation : consommer des produits de la mer sans risque pendant la grossesse
L’exposition au mercure est un enjeu sanitaire important pendant la grossesse et l’allaitement. Le mercure est un métal blanc argenté, liquide à température ambiante, présent naturellement dans l’environnement et issu d’activités industrielles. Ses trois principales formes sont le mercure élémentaire, les composés inorganiques et les composés organiques du mercure. Le mercure organique représente une menace particulière pour les femmes enceintes et les nourrissons. Une exposition au méthylmercure passée inaperçue pendant la grossesse peut causer des lésions irréversibles au cerveau et au système nerveux du fœtus.
Sources de mercure Le mercure est largement présent dans la nature et pénètre dans l’atmosphère par l’évaporation de l’eau, les éruptions volcaniques et les gaz libérés par la croûte terrestre. L’extraction minière, la combustion de combustibles fossiles et les émissions industrielles en libèrent également de grandes quantités. Il s’accumule dans l’eau et est absorbé par les poissons et d’autres organismes aquatiques, entrant ainsi dans la chaîne alimentaire. Le mercure provenant de poissons contaminés peut traverser le placenta et potentiellement nuire au fœtus.
Certains produits éclaircissants pour la peau contiennent aussi du mercure et peuvent provoquer des lésions rénales en cas d’utilisation prolongée. Les horloges anciennes, baromètres, miroirs, piles boutons et bijoux en verre peuvent également en contenir.
Risques pendant la grossesse Les risques du mercure pour les femmes enceintes et les fœtus sont reconnus depuis 1959. La pollution au méthylmercure dans la baie de Minamata, sur l’île de Kyushu au Japon, a causé de graves lésions neurologiques chez de nombreux bébés exposés pendant la grossesse. La maladie congénitale de Minamata se manifestait notamment par une déficience intellectuelle, un strabisme, un mauvais contrôle de la tête, des convulsions, des troubles de l’équilibre, une microcéphalie et une mauvaise coordination oculaire.
Le mercure peut aussi avoir des effets plus discrets. Des études suggèrent que les enfants nés de femmes présentant des taux de mercure plus élevés obtiennent de moins bons résultats aux tests d’attention, de langage et de mémoire, et peuvent avoir une coordination, une vitesse et un traitement tactile moins performants.
Réduire l’apport en mercure La source la plus courante est le poisson contaminé. L’Agence américaine de protection de l’environnement fournit des recommandations sur la consommation de poisson pendant la grossesse. Il est conseillé aux femmes enceintes de ne pas consommer plus de deux portions par semaine, de 140 grammes chacune, de poissons gras comme le hareng, le maquereau, le saumon, la sardine et la truite. Les femmes enceintes ou allaitantes et celles qui prévoient une grossesse doivent éviter les poissons riches en mercure, comme l’espadon, le requin et le marlin.
Le poisson apporte des nutriments importants pour la santé maternelle et le développement cérébral du fœtus, notamment les acides gras oméga-3. Privilégier des produits moins riches en mercure, comme les petits poissons et les fruits de mer, permet de bénéficier de ces apports tout en limitant l’exposition du fœtus.
Une exposition au mercure peut également survenir à domicile. Des ampoules fluorescentes ou des thermomètres cassés peuvent en libérer. N’utilisez pas d’aspirateur, car il pourrait disperser le mercure dans l’air ; le nettoyage doit être confié à une personne qui n’est pas enceinte.
Mercure et allaitement Bien que relativement peu de mercure passe dans le lait maternel, l’exposition reste préoccupante, car le cerveau et le système nerveux du nourrisson continuent de se développer rapidement après la naissance.
Conclusion Le mercure peut menacer la santé du nourrisson pendant la grossesse et l’allaitement, mais le poisson reste une source importante de protéines et de nutriments nécessaires au développement cérébral. Choisissez des poissons pauvres en mercure et évitez les aliments qui en contiennent beaucoup afin de profiter de leurs bienfaits nutritionnels tout en protégeant le bébé.
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