Actualités | L’alimentation influence-t-elle la grossesse ? Selon un indice de santé intestinale, une alimentation « trop saine » pourrait accroître le risque d’infertilité



Actualités | L’alimentation influence-t-elle la grossesse ? Selon un indice de santé intestinale, une alimentation « trop saine » pourrait accroître le risque d’infertilité

Actualités | L’alimentation influence-t-elle la grossesse ? Selon un indice de santé intestinale, une alimentation « trop saine » pourrait accroître le risque d’infertilité


« Il semblait logique qu’une alimentation plus saine augmente les chances de grossesse. Mais les recherches suggèrent qu’aller trop loin dans ce sens pourrait être contre-productif. »


Une étude publiée dans Frontiers in Nutrition a révélé qu’une alimentation favorable au microbiote intestinal pouvait réduire le risque d’infertilité chez les femmes, mais que cet effet protecteur disparaissait, voire s’inversait, lorsque la qualité de l’alimentation dépassait un certain seuil. Selon les chercheurs, ces résultats remettent en cause l’idée selon laquelle une alimentation toujours plus saine serait forcément meilleure et soulignent que l’équilibre nutritionnel compte davantage que la recherche d’une alimentation parfaite.


Contexte : l’infertilité est devenue une épidémie mondiale silencieuse de santé publique

L’étude a utilisé les données de 3,053 femmes non enceintes âgées de 18 à 45 ans ayant participé à l’enquête américaine National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) entre 2013 et 2018. Environ 12.1% d’entre elles, soit 370 femmes, ont déclaré une infertilité.


Plusieurs organismes de santé ont classé l’infertilité au troisième rang des grandes menaces mondiales pour la santé publique, après les maladies cardiovasculaires et le cancer. Ses causes sont complexes et comprennent les troubles de l’ovulation, le syndrome des ovaires polykystiques, l’endométriose et les anomalies immunitaires. Ces dernières années, un nombre croissant d’études a établi un lien entre l’alimentation, un comportement modifiable, et la fonction reproductive.


Qu’est-ce que l’indice DI-GM ?

L’indice alimentaire du microbiote intestinal (DI-GM) utilisé dans cette étude a été mis au point par Kase et ses collègues afin de quantifier dans quelle mesure une alimentation est favorable au microbiote intestinal.


Le DI-GM comprend 14 composantes :


10 aliments bénéfiques : avocats, brocolis, pois chiches, café, canneberges, produits laitiers fermentés, fibres alimentaires, thé vert, soja et céréales complètes ;


4 composantes défavorables : viande rouge, viande transformée, céréales raffinées et alimentation riche en graisses.


Chaque participante a reçu un score global allant de 0 à 13, calculé à partir de deux questionnaires de rappel alimentaire sur 24 heures.


La relation entre le score DI-GM et l’infertilité présente un seuil

Les chercheurs ont d’abord constaté que le score DI-GM moyen était significativement plus faible chez les femmes déclarant une infertilité que chez celles ayant accouché.


Une analyse de régression plus approfondie a montré que :


Lorsque le score DI-GM était inférieur à 8, un score plus élevé était associé à un risque d’infertilité plus faible ;


Mais au-dessus de 8, le risque d’infertilité augmentait.


Cela suggère qu’une alimentation malsaine est nocive, mais qu’une alimentation poussant à l’extrême la recherche d’une bonne santé n’est pas nécessairement bénéfique ; l’essentiel est de rester dans une plage optimale.


Liens potentiels entre le microbiote intestinal, le métabolisme et la fertilité

L’étude a également observé que les femmes déclarant une infertilité présentaient généralement :


Des taux plus élevés de triglycérides et de glycémie à jeun ;


Un taux plus faible de cholestérol à lipoprotéines de haute densité (HDL-C) ;


Des taux plus élevés d’obésité, de maladie inflammatoire pelvienne et de troubles métaboliques.


Ces facteurs sont étroitement associés au déséquilibre du microbiote intestinal. Comme les habitudes alimentaires influencent directement les microbes intestinaux, une adaptation appropriée de l’alimentation pourrait constituer une approche non pharmacologique de l’infertilité.


Enseignement médical : ne pas pousser à l’extrême la consommation d’aliments sains, mais rechercher un juste équilibre

« Le DI-GM offre une nouvelle perspective sur la qualité de l’alimentation et la santé intestinale. Au lieu de rechercher une alimentation saine à l’extrême, nous devons viser l’équilibre et la modération », ont conclu les auteurs de l’étude.


Ils ont proposé que les futures interventions nutritionnelles destinées aux femmes infertiles visent en priorité à les aider à atteindre une plage DI-GM optimale, plutôt qu’à maximiser simplement le score.


Source :

Collecté en ligne

Auteur LinkedIVF TeamPublié 2025-07-05
Cet article a utilisé l’IA ; LinkedIVF n’a pas encore enregistré de relecture éditoriale. Il ne constitue pas un avis médical.
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