Actualité | Les spermatozoïdes sont-ils difficiles ? Une étude montre que l’alimentation influe fortement sur la qualité du sperme



Actualité | Les spermatozoïdes sont-ils difficiles sur la nourriture ? Une étude révèle que l’alimentation influe fortement sur la qualité du sperme


Une étude transversale italienne publiée dans Nutrients a mis en évidence une étroite association entre les habitudes alimentaires quotidiennes des hommes et la qualité de leurs spermatozoïdes. Le régime méditerranéen (MD) était positivement associé au nombre, à la mobilité et à la morphologie des spermatozoïdes, entre autres paramètres, tandis qu’une consommation élevée d’aliments ultra-transformés (UPF) pourrait nuire considérablement à la fertilité.


Dirigée par Petre GC et ses collègues, l’étude a inclus 358 hommes âgés de 18 à 60, ayant réalisé un spermogramme dans un hôpital italien entre septembre 2022 et avril 2024. Les chercheurs ont évalué de manière systématique l’adhésion au régime méditerranéen à l’aide du questionnaire MEDAS, la part d’aliments ultra-transformés consommés (%Kal-UP), les paramètres spermatiques et les taux d’hormones sexuelles associés, notamment l’hormone lutéinisante (LH), l’hormone folliculo-stimulante (FSH), la globuline liant les hormones sexuelles (SHBG) et la testostérone.


Matériel Petal_3illustration D d’un spermatozoïde et d’un ovocyte ; spermatozoïde s’approchant de l’ovocyte ; fécondation naturelle ; début d’une nouvelle vie ; ovocyte au noyau rouge observé au microscope_113821404.jpg


Le régime méditerranéen est associé à une meilleure qualité spermatique

Une meilleure adhésion au régime méditerranéen, traduite par un score MEDAS plus élevé, était associée à un nombre total, une concentration et une mobilité des spermatozoïdes plus élevés, ainsi qu’à une plus grande proportion de formes normales. Elle était aussi associée à des taux de FSH relativement plus faibles, suggérant un meilleur fonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. Chez les hommes présentant un taux de FSH normal (<8 IU/mL), le régime méditerranéen était significativement associé à de meilleurs paramètres spermatiques.


Ce régime est riche en acides gras polyinsaturés, protéines végétales, antioxydants et micronutriments. Il pourrait agir directement sur plusieurs populations cellulaires des tubes séminifères et améliorer la fonction testiculaire en augmentant la sensibilité à la FSH.


La consommation d’aliments ultra-transformés est inversement associée à la qualité spermatique

À l’inverse, la qualité spermatique diminuait systématiquement à mesure que la consommation d’aliments ultra-transformés augmentait entre les quartiles Q1–Q4 de %Kal-UP. Le nombre total, la concentration, la mobilité et la proportion de formes normales des spermatozoïdes diminuaient tous significativement de Q1 à Q4.


Chez les hommes présentant un taux de FSH normal, les paramètres spermatiques se dégradaient significativement à chaque hausse de catégorie de %Kal-UP. L’alimentation n’avait pas d’effet net chez les hommes dont la FSH dépassait 8 IU/mL, ce qui suggère une possible atteinte testiculaire primitive susceptible de limiter l’effet des changements alimentaires.


L’alimentation est un facteur modifiable, mais pas une solution universelle

Une régression logistique multivariée a également montré que, chez les hommes présentant une FSH normale, un régime méditerranéen réduisait significativement le risque d’un nombre total de spermatozoïdes inférieur à 39 millions par éjaculat. Les hommes appartenant aux catégories Q3 et Q4 de consommation d’aliments ultra-transformés présentaient un risque significativement accru de faible nombre total de spermatozoïdes.


Les auteurs ont souligné que cette étude observationnelle transversale ne permettait pas d’établir un lien de causalité. La consommation d’UPF a été mesurée au moyen d’un unique questionnaire de rappel sur 24 heures, susceptible de sous-estimer les habitudes alimentaires à long terme. Les données hormonales sériques n’étaient par ailleurs disponibles que pour une partie des participants ; des études complémentaires sont donc nécessaires.


Recommandation des experts : améliorer l’alimentation en ciblant les facteurs modifiables

Chez les hommes sans anomalie endocrinienne, une meilleure adhésion au régime méditerranéen et une moindre consommation d’aliments ultra-transformés pourraient constituer un moyen réaliste de soutenir la fertilité. Une intervention nutritionnelle peut aussi présenter un intérêt chez les hommes atteints d’un dysfonctionnement testiculaire primitif, mais son effet pourrait être plus limité.


L’étude plaide pour l’intégration des habitudes alimentaires dans l’évaluation et la prise en charge du risque d’infertilité masculine, et oriente les futures recherches interventionnelles sur l’alimentation et la santé reproductive.


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Collecté en ligne

Publié 2025-07-30
Cet article a été préparé avec l’aide de l’IA et relu par notre équipe éditoriale avant publication.
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